On se souvient de la comète Shoemaker-Levy 9 s'écrasant en plus de vingt morceaux sur la géante du système solaire en 1994. Depuis, grâce à la relative facilité de
prise de vue autorisée par le numérique relativement à l'argentique peu souple et réactif, les planètes en général et Jupiter en particulier sont observées presque en continu.
De sorte que plusieurs
impacts ont pu être observés ces dernières années. L'ultime (pour l'instant),
de ces mini catastrophes cosmiques a eu lieu le 10 septembre 2012. L'objet qu'on suppose être une météorite de l'ordre de dix mètres de diamètre a provoqué en explosant dans la haute atmosphère
un flash lumineux d'une à deux secondes saisi, soit en direct, soit en différé, par au moins deux astronomes amateurs.
Contrairement à 1994, peu de chance pour que les amateurs même bien équipés puissent apercevoir les taches résiduelles de cet impact beaucoup plus modeste que celui
de S-L 9. Néanmoins ils peuvent toujours essayer. Compte tenu de la rotation rapide de Jupiter, la zone d'impact ne passe pas face à la Terre à heures régulières, mais elle le fait deux fois par
jour. Pour les jours qui viennent, il faudra observer Jupiter à 4 h 30 le 12, à 6 h le 14 et vers 1 h 30 le 15.
Il est certain que la masse de Jupiter attire vers elle un grand nombre d'objets, mais la Terre n'est évidemment pas à l'abri : nous venons (en 2008) de fêter
le centenaire de l'explosion de la Toungouska qui illumina le ciel de Paris et Londres pendant trois jours, à six mille kilomètres de distance.
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