Un nouveau regard sur les données acquises par la sonde Galileo révèle que la planète Vénus aurait peut-être été hospitalière à la vie dans un lointain passé. En effet, il semble que la planète
présente des vestiges de continents et d’océans.
Lorsque la sonde Galileo survola Vénus en 1990, elle renvoya les toutes premières images infrarouges de la planète. George Hashimoto, un astronome japonais de l’Université Okayama et Kevin Baines
du Jet Propulsion Laboratory viennent tout juste de publier un article dans «
Nature » faisant
état de la présence de granite à la surface de Vénus.
Après avoir jeté un nouveau regard sur les données vieilles de près de 2 décennies, les scientifiques ont observé que les régions plus élevées réfléchissaient davantage les infrarouges alors que
les basses régions en réfléchissaient moins. De plus, la signature spectrale correspond à un type de roche qui se forme avec la présence d’eau liquide; le granite.
Vénus, vue par la sonde Magellan.
La présence de granite suggère qu’il y aurait eu présence de plaques
tectoniques et qu’il y aurait eu un processus de formation continental à la surface de Vénus dans un lointain passé. Bien qu’aujourd’hui la planète soit l’un des derniers endroits où nous pourrions
espérer trouver une forme de vie, cette nouvelle découverte n’écarte pas la possibilité que Vénus ait pu abriter des végétaux ou animaux.
D’autres observations seront nécessaires pour confirmer la présence de continents sur Vénus et c’est ce que réaliseront les sondes Venus Express et Venus Climate Orbiter, déjà en route vers la
planète.
Pour l’instant, la planète ressemble davantage aux enfers qu’à une destination soleil. La température avoisine les 460 degrés Celsius sous une épaisse couche nuageuse qui précipite à l’occasion
des pluies d’acide sulfurique!
Source:
Journal of Geophysical Research,
Nature,
Universe Today