A l’aide d’un microscope électronique à balayage, les deux chercheurs ont étudié la structure des films de glace composant la gangue des particules de poussières interstellaires portées à des
températures entre 3 et 90 K, c'est-à-dire celles qui règnent dans les nuages moléculaires et les globules de Bok. Il s’agissait de l’application de techniques
issues de la physique mésoscopique dans le domaine de la matière condensée, correspondant à des échelles un peu plus grandes que celles des
atomes et des molécules
dans des
semi-conducteurs ou des céramiques par exemple.
La glace enrobant les grains de poussières des nuages interstellaires aurait pu, selon des expériences menées en laboratoire, jouer un rôle important dans l’apparition de la vie.
L’eau nous semble banale mais pour les physiciens et les chimistes, elle est une des substances les plus mystérieuses et les plus étranges de l’Univers et recèle encore
bien des secrets. Un colloque récent organisé par la European Science Foundation (ESF) a été l’occasion de le rappeler pour des chercheurs comme Julyan Cartwright et C.
Ignacio Sainz-Diaz, tous deux membres de l’Institut des Sciences de la Terre Andalouse de l’université de Grenade en Espagne.
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