La mission InSight (Interior Exploration using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport, soit en français « exploration interne par les sondages sismiques, la géodésie et les flux thermiques ») est un projet organisé par la Nasa pour déployer un atterrisseur à la surface de Mars au mois de novembre 2018. Pour cela, la mission doit décoller entre le 5 mai et le 8 juin, à l’aide du lanceur lourd Atlas V.

La fenêtre de tir que la Nasa se réserve pour la mission InSight va du 5 mai au 8 juin 2018.
Il faudra six mois de voyage pour que la sonde atteigne la planète rouge. Quel que soit le jour retenu pour le décollage, la Nasa prévoit de faire atterrir l’engin le 26 novembre 2018. Le site qui a été retenu s’appelle Elysium Planitia, une région près de l’équateur.
Si la mission InSight est pilotée par la Nasa, la France y joue un rôle très important, c’est elle qui fournit le sismomètre SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure, ou « expérience sismique pour la structure intérieure »). Celui-ci a mis quinze ans à voir le jour et est le fruit d’une coopération entre le Centre national d’études spatiales, l’Institut de physique du globe de Paris et Sodern, une filiale d’ArianeGroup.
Les scientifiques considèrent que Mars a, comme la Terre, des tremblements de terre. Mais à la différence des séismes terrestres, qui sont principalement causés par les plaques tectoniques qui se déplacent, les secousses martiennes pourraient être causées par d’autres types d’activité tectonique, comme le volcanisme et les fissures qui se forment dans la croûte terrestre, estime la NASA.
« Les météorites qui frappent la surface, le magma qui se déplace à de grandes profondeurs ou qui se déplace le long d’une faille peuvent causer des ondes sismiques sur Mars », explique l’agence spatiale américaine. En enregistrant les ondes qui traversent la planète, puis en les étudiant, les scientifiques pourraient non seulement en déterminer la cause, mais connaître la composition interne de Mars.
L’atterrisseur est doté d’un large éventail d’instruments scientifiques afin de permettre aux scientifiques d’analyser le comportement et la structure internes de la planète rouge. Il s’agit de mieux connaître le cœur de Mars et les couches qui la composent, mais aussi d’affiner les modèles concernant les planètes rocheuses, car la seule qui a pu être étudiée avec des instruments sur place est… la Terre.