Depuis son atterrissage sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 12 novembre dernier (2014), Philae, qui a pu effectuer une série de mesures avant d'épuiser ses batteries, ne nous a pourtant pas révélé sa position précise. Où en sont les recherches ? La sonde, qui va effectuer prochainement un survol rapproché, pourra-t-elle le repérer ? Philae pourra-t-il se réveiller ? Que deviennent les mesures qu'il a effectuées avant de s'endormir ?
Où est Philae et pourra-t-on le localiser précisément ?
Les campagnes de recherche menées par OSIRIS en novembre et en décembre 2014 depuis une distance variant entre 18 et 28 kilomètres du sol cométaire n’ont pas permis de localiser Philae, quand bien même ces campagnes ont ciblé, pour leur passage au dessus de la zone, les heures pendant lesquelles Philae est éclairé par le soleil. Notons que la trajectoire prévue initialement pour l’orbiteur immédiatement après l’atterrissage de Philae aurait pu permettre de bonnes conditions de visibilité si ce dernier s’était bien arrimé sur la zone d’Agilkia.
L’image ci-dessous est un exemple d’image utilisée dans la recherche de l’atterrisseur.
Même si Philae devait ne pas se réveiller il a pu effectuer sa première séquence de mesures, et même mieux, récolter des informations à différents points de la comète, grâce à ses rebonds.
Nous attendons donc avec impatience, les images qu’OSIRIS va prendre à l’occasion du survol du 14 février ; mais aussi les données scientifiques déjà récoltées par Philae dont l’analyse sera livrée prochainement.
Rosetta est une mission de l'ESA impliquant plusieurs agences spatiales nationales dont le CNES pour la France. Philae est le fruit d'un consortium européen placé sous le leadership de l'agence spatiale allemande (DLR). Le CNRS et plusieurs universités françaises sont impliqués à divers titres et sur de nombreux instruments4, à travers notamment la participation de leurs laboratoires5.
http://www.insu.cnrs.fr/node/5203