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OVNI SUR CHERENG EN 1954

OVNI SUR CHERENG EN 1954

1954 - A 15:30 à Chereng, France, Jean-Claude Delmotte, un élève d'école de dix ans, a vu une sphère d'un diamètre de trois mètre au bord de quelques bois, à environ 300 mètres de distance. Elle était de couleurs jaune-orange et tout à fait lumineuse. Il y avait des traces d'atterrissage: un cercle de 1,5 mètres de diamètre et des marques d'aterrissages de 16 centimètres de long. (Sources: La Voix du Nord, October 6, 1954; Michel Figuet and Jean-Louis Ruchon, OVNI: Le premier dossier complet des rencontres rapprochees en France, pp. 95-96).

CELA NOUS RAPPEL UNE AUTRE AFFAIRE DANS LE NORD.

Ovni sur Quarouble 1954.​

OVNI SUR CHERENG EN 1954

Nous sommes le lundi 4 octobre 1954. Jean-Luc Bésengez a 11 ans, il est scolarisé à l’école publique de Chéreng. La veille, une cinquantaine d’habitants pense avoir vu une soucoupe volante pendant la ducasse de l’Autour (voir ci-dessous). « Nous en avons parlé en classe car notre instituteur avait lui aussi été témoin de ce phénomène. C’est là que Jean-Claude Delmotte a évoqué « son » apparition », se souvient le septuagénaire. Jean-Claude, 10 ans, aime faire du vélo dans le champ qui jouxte le château, sur le petit chemin de pierre qui fait couiner les roues. C’est une tête de classe, pas du genre à raconter des âneries. Et surtout pas au maître d’école. Jean-Claude narre avoir vu une sphère de 3 m de diamètre, marron, puis orange et brillante, posée au sol, le jeudi 30 septembre. Il affirme avoir ensuite repéré des traces de pas formant un cercle. 

Jean-Luc Bésengez n’était qu’un enfant lorsqu’il a été témoin d’un phénomène étrange : avec son directeur d’école et deux autres camarades, il a relevé des empreintes de pieds palmés dans un champ. Son copain de classe affirmait avoir observé une soucoupe volante… comme une cinquantaine de Chérengeois de l’époque ! Seule certitude : la taille et la disposition de ces traces de pas ne correspondaient à rien de connu. Elles restent inexpliquées, près de 60 ans après. Seul survivant, il revient sur une aventure ultra médiatisée à l’époque, qui a influencé son existence. 

« À l’heure du déjeuner, Marcel Lison, Jean-Claude Delmotte et moi sommes allés voir les traces, toujours visibles. Et sommes allés rechercher le directeur d’école », se souvient Jean-Luc Bésengez. « Monsieur Fiolet » se rend compte, avec ses élèves, de l’incongruité de ces traces. Elles sont disposées en rond. Chacune fait 16 cm. « Nous avons d’abord pensé à des animaux, mais l’orientation nous a fait douter », pointe Jean-Luc Bésengez. «Je regrette que l’instituteur n’ait pas pensé à faire des moulages ou à préserver les traces », peste l’ancien élève, qui dessine en détail l’empreinte de pied sur le tableau noir en rentrant dans la classe. 

Tout à l’effervescence de leur découverte, les Chérengeois oublient aussi de compter les traces. Dans la soirée, la presse se précipite dans le champ : les « soucoupes volantes » (le terme d’OVNI n’a pas encore été inventé) agitent les colonnes de tous les quotidiens cette année-là. Mais quand les journalistes arrivent, la pluie et le labourage ont effacé les empreintes. Plus de pieds palmés. À leur place, des sabots de chevaux ont creusé leur sillon. 

Le lendemain, les gendarmes de la brigade de Forest-sur-Marque débarquent pour mener des investigations. Ils interrogent les enfants, le directeur de l’école. D’autres enquêteurs sont là : les précurseurs du GNEOVNI, un groupe de passionnés de phénomènes inexpliqués dont un ingénieur, Eugène Sorez « qui m’a un peu asticoté », se souvient l’écolier. La presse se relaie sur le lieu d’un possible atterrissage d’« êtres ». « Je crois même me souvenir que j’ai fait la Une de France Soir », pense Jean-Luc Bésengez qui garde malgré tout l’impression qu’on accordait peu de crédit à sa parole d’enfant. 

L’observation, l’agitation autour de ce mystère, ont façonné sa vie. Sa sœur a épousé un journaliste qui venait l’interviewer. Jean-Luc Bésengez n’a jamais rangé ses croquis et a fait les Beaux-Arts. Plus tard, son premier film d’animation couleur, passé sur la télévision régionale, vers 1975, évoquait un journaliste enlevé par des extraterrestres. Son titre : Extrapoll. Le « témoin » parcourt la littérature ufologique depuis 60 ans. Il a vu Hollywood dessiner des pieds palmés aux petits hommes verts, « peut-être grâce à mon dessin ». Mais n’a jamais trouvé de raison à ce qu’il a vu dans ce champ, en 1954. « La logique ne l’explique pas mais c’était bien réel ». Fiolet, Lison et Delmotte sont morts. Lui reste seul avec ses questions. 

 
 

Quand le village voit des soucoupes

Des habitants qui assistaient à la fête du Hameau de l’Autour, le dimanche 3 octobre, entendent un bourdonnement, vers 19 h 20. Ils voient à l’horizon un engin rougeâtre semblant reposer sur le sol qui d’un seul coup s’élève et se déplace horizontalement. D’autres témoignages évoquent plutôt « deux cigares volants ». Monsieur Fiolet, le directeur de l’école des garçons, est présent. Il décrit très précisément « l’apparition » à un de nos confrères : « J’ai constaté la présence dans le ciel, en direction Sud-Sud-Ouest, d’un engin de forme oblongue duquel émanait une puissante lueur rougeâtre. On aurait dit un croissant de lune arrondi vers le bas. La partie centrale de l’engin, légèrement renflée, paraissait plus éclairée. Tout d’un coup, la partie renflée s’éteignit. C’est alors que j’eus l’impression de voir deux cigares. L’engin qui évoluait lentement pivota puis disparut. » Le lendemain, monsieur Fiolet en parle en classe. Et suscite le témoignage de Jean-Claude Delmotte, repris ensutie par la presse (voir ci-contre, un extrait de Nord Eclair du 5 octobre 1954, avec Jean-Luc Bésengez en photo, sur celle du bas, premier au deuxième rang à gauche, coupé en brosse). N’en déplaise aux amateurs d’inexpliqué : cette vision serait en fait d’origine astronomique. Les villageois auraient été effrayés par la lune rougeâtre, selon les « experts » régionaux de l’ufologie (discipline qui s’intéresse aux OVNIS). Mais les traces de pieds palmés demeurent, elles, officiellement inexpliquées.



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