Une équipe de chercheurs qui a étudiée les données collectées sur Titan par la sonde spatiale Cassini durant 10 ans et quelque 102 survols estime que le satellite naturel possède un océan très salé sous une couche de glace plutôt rigide.
« Titan continue de s’affirmer comme un monde infiniment fascinant et avec le vaisseau Cassini ; nous déverrouillons de nouveaux mystères aussi vite que nous résolvons les plus anciens ».
Un océan aussi salé que la mer morte
Riche en hydrocarbures, Titan évoque notre planète par ses rivières, lacs et mers qui tachent certaines régions et aussi par ses pluies lesquelles témoignent d’un véritable cycle du méthane et de l’éthane, à l’instar de celui de l’eau sur la Terre.
En examinant 10 années de données topographiques et gravimétriques acquises par Cassini, une équipe dirigée par Giuseppe Mitri (Université de Nantes) a proposé dans son article publié début juillet dans la revue Icarus que cette masse d’eau possède une densité importante. Celle-ci serait aussi salée que la Mer Morte… et constituée d’un mélange de sels dissous de soufre, sodium et potassium.
Tout cela n’est pas sans implication sur son habitabilité, « savoir cela peut changer notre façon de voir cet océan comme une demeure potentielle pour la vie actuellement, mais toutefois les conditions ont pu avoir été très différentes dans le passé » estime le principal auteur de l’étude.
Jonathan Lunine (Université de Cornell) qui a collaboré à l’enquête « notre travail suggère que rechercher des signes de dégazage du méthane sera difficile avec Cassini et réclame une future mission capable de localiser les sources » ajoutant que « comme pour Mars, c’est une tâche difficile » qui les attend.