Après son atterrissage historique sur la comète Tchouri, mercredi dernier, le robot laboratoire Philae a pu "renifler" des molécules organiques et constater que la surface était "dure comme de la glace", a annoncé le DLR, l'agence spatiale allemande.
"Nous avons recueilli beaucoup de données précieuses, qui ne pouvaient être collectées que par contact direct avec la comète", a souligné Ekkehard Kührt, directeur scientifique du projet au DLR.
"Nous n'avons pas actuellement d'information sur la quantité ni la masse de l'échantillon", a précisé Fred Goesmann, de l'Institut Max Planck de recherche sur le Système solaire.
Le chromatographe Cosac "a pu 'renifler' l'atmosphère et détecter les premières molécules organiques après l'atterrissage", a indiqué le DLR. L'analyse est en cours.
Une des missions de Philae sur la comète est de tenter d'identifier des molécules organiques complexes qui seraient à l'origine du vivant.
Après 57 heures sur la comète, Philae s'est mis en veille.
"Je suis très confiant que Philae reprendra contact avec nous et sera capable de faire à nouveau fonctionner ses instruments", a déclaré Stephan Ulamec, responsable de l'atterrisseur au DLR.