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ALLER SUR MARS EN DORMANT ?

ALLER SUR MARS EN DORMANT ?

Les astronautes qui vont explorer Mars dormiront-il pendant une grande partie du voyage ? C'est la solution proposée par une société spatiale américaine, SpaceWorks, qui a reçu un prix de la NASA pour ses travaux sur le sujet, et qui a fait le point sur leur avancement cette semaine au congrès international astronautique de Toronto (IAC). Il ne s'agit pas là de cryogénie, mais bien d'un sommeil se rapprochant plutôt de celui de l'hibernation naturelle de certains animaux.

ALLER SUR MARS EN DORMANT ?

Schématiquement, on va légèrement diminuer la température du corps jusqu'à ce qu'elle atteigne 32 à 34 degrés. Le métabolisme se réduit, et la personne sombre dans l'inconscience.

Le projet va permettre de réduire la surface habitable nécessaire de manière substantielle : on pourrait passer d'un volume habitable de 200 mètres cube à seulement 20 mètres cube. On n'aurait également pas besoin de prendre en compte toutes les fournitures qu'aurait nécessité un équipage éveillé pendant tout le voyage (nourriture, salle de gym, cuisines, etc).

On peut aussi penser qu'en libérant de la charge utile, on pourrait emmener davantage d'équipements utiles une fois arrivés sur Mars, et même doubler la taille de l'équipage. Cela permettrait également d'avoir de meilleurs boucliers antiradiation, la surface à protéger étant moindre...

Enfin, et ce n'est pas négligeable, cela minimiserait les problèmes psychologiques inévitables lors d'un long voyage en milieu confiné.

"Notre approche est basée sur l'extension des pratiques médicales actuelles et évite les défis souvent associés à la cessation d'activité métabolique de la cryogénie," explique Mark Schaffer, de SpaceWorks, à Discovery News. Il sera cependant nécessaire de développer la technique : "On n'a jamais eu besoin de garder quelqu'un en léthargie pour plus de sept jours", reconnaît-il. "Pour les futurs voyages habités vers Mars, il nous faudra repousser cela à 90 ou 180 jours, ce sont les types de temps de mission dont nous parlons."