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les Emirats arabes unis VEULENT ALLER SUR MARS !

les Emirats arabes unis VEULENT ALLER SUR MARS !

Le 20 juillet 1969, après un voyage de quatre jours et 384.000 kilomètres, Neil Armstrong sortait du module lunaire Eagle et posait le pied sur la lune, dans la mer de la Tranquillité. Un exploit devenu d’une banalité telle au fil des missions Apollo (Apollo 12 à 17), qu’onze autres de ses camarades renouvelleront l’exploit au cours des trois années suivantes. Seule la mission Apollo 13 a échoué dans sa tentative pour les raisons que l’on connaît et qui ont été superbement mises en scène par Tom Hanks dans le film éponyme. Le dernier homme à avoir marché sur la Lune est Eugène Cernan, le 14 décembre 1972.

Depuis, plus rien… Les chocs pétroliers de 1973 et 1979, la chute du Mur de Berlin sur lequel se fondait cette conquête spatiale sans merci entre l’URSS et les USA ont sonné le glas des ambitions spatiales. Le rêve s’est évanoui.

Donc rien de bien marquant dans l’espace intersidéral, jusqu’à ce que le président George W.Bush relance, en 2004, l’idée de renvoyer les hommes sur la Lune en 2020. Le programme, baptisé Constellation, visait également à explorer notre système planétaire par des vols habités, avec l’objectif d’installer une base lunaire. On sentait revenir le rêve américain, l’ambition presque salvatrice et majestueuse du président Kennedy.

Las. En octobre 2010, le président Barak Obama abandonnait définitivement le projet : en plus de problèmes techniques sur le vaisseau spatial Orion, la crise était passée par là. Les rallonges budgétaires demandées devenaient trop importantes pour l’objectif visé. Les Américains ravalaient leurs ambitions lunaires tout en lorgnant sur Mars.

Et voilà que 45 ans après l’exploit des Américains, les Emirats arabes unis (EAU) annoncent la création de leur agence spatiale. Sa mission : lancer, à l’horizon 2021, une sonde capable d’atterrir sur Mars. Cette sonde tombera bien dans tous les sens du terme : les EAU fêteront en 2021 leur cinquante ans d’existence. Leur président, le cheik Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, a annoncé que quatre milliards de dollars avaient déjà été débloqués.

Mars devient manifestement le clair objet du désir spatial, avec un objectif autant scientifique que politique. Scientifique parce que, depuis 1976 et Viking 1, une douzaine de sondes ont déjà « amarsi », dont la dernière, Curiosity, donne d’excellents résultats. Politique parce que les différentes agences continuent d’être le bras armé des puissances internationales et incarnent,nolens volens, leurs ambitions.

Avec 17 milliards de dollars de budget, la NASA fait figure d’ogre et de locomotive, incarnant la main mise américaine sur l’espace. Mais avec ses quatre milliards de dollars de budget, l’agence spatiale des EAU pointe en quatrième place mondiale derrière la Russie et devant la Chine et le Japon dont les ambitions martiennes sont solidement ancrées et affichées. Autrement dit, la concurrence devient plus sérieuse encore pour les Etats-Unis.

Et le petit état des EAU damnant le pion à l’Arabie Saoudite et à l’Iran et devenant ainsi le premier opérateur spatial arabe, ne manque pas de panache. La course à l’espace serait-elle relancée ? Avec un homme sur Mars en 2069 ?

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