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Lundi 31 mars 2008
L'analyse des données acquises par Cassini lors du survol d'Encelade montre un monde où la vie est possible. La sonde a révélé la présence d'eau, de gaz carbonique et de molécules organiques dans les éjections des geysers et détecté des températures de -93 degrés Celsius, suffisamment élevées pour laisser penser que les températures sous la surface d'Encelade seraient compatibles avec la présence d'eau à l'état liquide, un des critères pour que la vie soit possible.

Vie dans le Système Solaire

Après Europe et Titan, Encelade fait donc parti des objets du Système Solaire où très clairement il se passe quelque chose. Ce 'quelque chose' s'apparente des organismes primitifs bien incapables d'évoluer en organismes plus complexes. Mars est un cas à part dans le sens ou l'on s'attend plus à découvrir des traces d'une vie éteinte plutôt qu'une forme de vie.

Ces résultats sont d'une grande importance pour comprendre la formation du Système Solaire et réfléchir sur les conditions d'apparition de la vie sur Terre et les différents chemins qu'elle peut prendre. Aujourd'hui plus personne n'ose affirmer que la vie ne peut apparaître que sur une sœur jumelle de la Terre. Encelade est l'exemple parfait. Nous voyons là les trois ingrédients de base à l'origine de la vie : l'énergie, les composants organiques et l'eau. Se pose la question d'un environnement adéquate et l'absence d'un paramètre de taille, à la base de la vie terrestre : la photosynthèse.

extrêmophiles

En s'appuyant sur les avancées acquises ces 10 dernières années sur nos connaissances des différents chemins pris par la vie terrestre, on pense aux extrêmophiles, on s'aperçoit que la vie est beaucoup plus robuste qu'on ne le pensait. C'est la confirmation que la vie n'a besoin de limites physiques très minces pour s'épanouir. En prenant la Terre comme référent, on s'aperçoit que notre planète abrite des organismes qu'il y a encore quelques années qu'on pensait ne pas pouvoir exister.

On en a observé dans des milieux acides, avec des PH pratiquement négatifs, aussi bien que dans des environnements très basiques. D'autres prolifèrent dans des eaux très salines, dans les boues saumâtres, dans les glaces du pôle Sud, à des températures de 110°C, sans lumière. Des bactéries résistent à des radiations qui tueraient 50 000 fois n'importe lequel d'entre nous.

Encelade

Tout laisse à penser qu'Encelade abrite une forme de vie primitive. Si la vie sur sa surface n'est pas possible, tout indique que la lune abrite sous sa surface des niches biologiques où la température est suffisamment élevée pour que l'eau reste à l'état liquide. Cette source de chaleur serait issue de la dissipation thermique due aux effets de marée provoqués par Saturne.

La première étape en vue de répondre à la question de savoir si la vie existe dans le sous-sol d'Encelade est d'analyser les composés organiques présents dans les geysers.

L'étude d'Encelade, mais également de Mars, de Titan et d'Europe sous le prisme de l'exobiologie peut nous amener à franchir La barrière qui se dresse devant les scientifiques sur la question de l'origine de la vie terrestre.

En effet, aucun fossile ou indice significatif vieux de plus de 3,5 milliards d'années n'existe aujourd'hui quelque part sur la planète ! La Terre les ayant complètement effacés par d'incessants processus de remodélisation de la surface provoquée par la chute de comètes et d'astéroïdes, d'activités volcaniques et basaltiques. Cela signifie qu'il n'est pas possible de dater son apparition sur Terre et encore moins comprendre comme cela a été fait de sorte que plusieurs théories cohabitent. Les scientifiques vont les appliquer à Encelade et voir ce qu'il en ressort.

Survolé pour la première fois par Voyager 2 en 1980 et 1981, Encelade est un des nombreux petits satellites de Saturne. Son diamètre est d'environ 550 km et par certains cotés ressemble à Europe et Ganymède, deux satellites, tout aussi glacés, de Jupiter. Mais ce n'est pas son principal intérêt. Il est l'objet le plus réfléchissant du Système Solaire et aussi blanc que la Terre apparaît bleue vue depuis l'espace. Enfin, les scientifiques suspectent la lune d'enrichir en matière l'anneau E de Saturne, qui coïncide avec son orbite.

Bref, ce petit monde nous rappelle l'incroyable diversité des mondes du Système Solaire

Où il y a de l'eau, il y a de la vie


Nombreux sont les scientifiques à penser que tant qu'il y a de l'eau sous forme liquide, la vie trouvera une voie pour apparaître. Ce qui est vrai pour la planète Terre peut très bien l'être également sur d'autres régions du Système Solaire.

Sur Terre, la vie peut prospérer dans des endroits inhospitaliers pour l'homme où les températures peuvent être extrêmes, de plusieurs centaines de degrés à quelques dizaines de degrés sous zéro. Mais la vie peut également s'affranchir de la lumière solaire et se développer dans une obscurité pour ainsi dire totale ou sous une lumière intense.

Un exemple probant est la découverte en 2000 d'extrémophiles se nourrissant d'hydrogène et de dioxyde de carbone et rejetant du méthane. Ces organismes très particuliers n'ont besoin ni d'oxygène, ni de la lumière solaire. Ils prélèvent l'hydrogène contenu dans les rochers, dans le voisinage de sources d'eau chaude souterraines.
Source:flashespace

publié dans : EXOBIOLOGIE
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Jeudi 27 mars 2008
  • Une lune de Saturne pourrait abriter de l'eau et peut-être la vie (Nasa)

    27/03/2008-[00:50] - AFP

    WASHINGTON, 26 mars 2008 (AFP) - La sonde américaine Cassini a détecté des températures et des matières organiques attestant de la présence d’eau et de conditions de vie possibles sur Enceladus, une lune de Saturne, a annoncé mercredi la Nasa.

    Le 12 mars, Cassini a décelé une forte densité de vapeur d’eau et des molécules organiques complexes, en survolant le pôle sud d’Enceladus à quelque 50 km d’altitude, ont indiqué des responsables de l’Agence spatiale américaine. La sonde est passée directement dans un gigantesque geyser de glace jaillissant de failles courant sur la surface gelée du pôle sud de cette lune de 505 km de diamètre. Elle a détecté des températures de -93 degrés Celsius, suffisamment élevées pour laisser penser que les températures sous la surface d’Enceladus seraient compatibles avec la présence d’eau à l’état liquide, un des critères pour que la vie soit possible, a déclaré John Spencer, l’un des scientifiques de la mission. "Cela signifie qu’il y a un niveau d’énergie important déployé à la surface dans cette région", a-t-il ajouté. "Il est tout à fait possible qu’il y ait de l’eau à l’état liquide pas loin sous la surface de ces failles", a-t-il dit. "Nous voyons sur Enceladus les trois ingrédients de base à l’origine de la vie", l’énergie, les composants organiques et l’eau, a poursuivi Larry Esposito de l’université du Colorado, qui travaille sur l’imagerie de Cassini. Il s’agit du 1er des 4 vols de Cassini prévus cette année pour explorer ce geyser qui serait formé à 90% de cristaux de glace d’eau. Lancée en 1997, Cassini-Huygens est la première mission spatiale consacrée à l’exploration de Saturne. Elle est menée par la Nasa, qui a réalisé le module orbital Cassini, et l’Agence spatiale européenne (ESA), fournisseur de la sonde Huygens qui s’est posée sur Titan, la plus grosse lune de Saturne. Le vaisseau spatial s’était inséré en orbite de Saturne le 1er juillet 2004 après un périple de 7 ans et de 3,5 milliards de kilomètres.


publié dans : EXOBIOLOGIE
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Jeudi 20 mars 2008

De la vie à 63 années lumières? On n'en est peut-être pas encore là, mais les constituants élémentaires de la vie ont bel et bien été découvert sur la planète HD 189733b.

Moins d’un an après avoir mis en évidence des traces d’eau dans son atmosphère, les astronomes viennent cette fois d’y détecter la présence de méthane, l’une des molécules organiques les plus simples. Ces travaux ont été publiés jeudi dans la revue «Nature».
Exoplanète en transit

Découverte en 2005, HD 189733b est une des rares exoplanètes dont les astronomes peuvent analyser la composition chimique en observant directement son étoile. La planète s’intercale tous les 2,2 jours entre nous et l’étoile, filtrant environ 2% de la lumière de cette dernière. Il est alors possible, en analysant les variations du spectre lumineux en provenance de l’étoile, de déduire la composition de l’atmosphère planétaire. Cette vidéo d'artiste montre un transit de HD 189733b devant son étoile:

Du méthane et de l’eau

C’est grâce à cette technique qu’une équipe internationale d’astrophysiciens a pu, dès juillet dernier, mettre en évidence des traces d’eau sur la planète. A partir de nouvelles observations effectuées au moyen de la caméra NICMOS du télescope spatial Hubble, des membres de cette équipe viennent de confirmer que HD 189733b contient de l’eau, mais qu'elle a aussi de fortes chances de recéler du méthane. C’est la première fois que des astronomes détectent ce composé organique sur une planète située hors du système solaire.

Trop chaude pour la vie

Toutefois, si la présence d’eau et de molécules organiques comme le méthane est une condition nécessaire pour espérer trouver de la vie sur une planète, elle n'est pas suffisante. Les chercheurs rappellent ainsi que la température qui règne sur HD 189733b - plus de 700°C- rend plus qu'improbable la présence d’une quelconque vie organique. D’autant qu’à la différence de la Terre, HD 189733b n’est pas une planète tellurique mais une géante gazeuse, une sorte de Jupiter brîlante, tournant très vite et très près autour de son étoile.

 

 

publié dans : EXOBIOLOGIE
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Dimanche 24 février 2008

Intrépide, vous grimpez dans votre vaisseau hyperspatial. Déjouant les lois connues de l’Univers, vous filez vers le centre galactique, via la constellation du Scorpion, mille fois plus vite que la lumière. Après cinq ans de voyage, vous stoppez net - tant pis pour la physique - devant ce spectacle : notre système solaire en modèle réduit. Une étoile, un Jupiter, un Saturne. Le tout plus petit qu’ici mais respectant les proportions de masses et de distances. La preuve ? Les planètes géantes sont froides, environ - 200 °C, comme celles de notre système solaire. Illico, vous envoyez un courriel à la Terre : «Ils ne s’étaient pas trompés !»

«Ils ?» Une équipe internationale de 69 astrophysiciens dirigée par Scott Gaudi (Université de l’Ohio, Etats-Unis) qui publie aujourd’hui dans Science (1) cette nouvelle étape dans la quête d’une vie extraterrestre. Les astronomes ont déniché plus de 270 exoplanètes en orbite autour d’autres soleils, dont 25 soleils avec plus d’une planète. La première, en 1995, par l’équipe de Michel Mayor (Suisse) à l’observatoire de Haute-Provence (Vaucluse). La plupart sont des Jupiter, mais, orbitant très près de leur étoile, ils sont chauds et ces systèmes solaires sont très différents du nôtre. Quelques planètes rocheuses, des exo-Terre mais plus massives, ont été découvertes. La première par une équipe dirigée par Jean-Philippe Beaulieu (2), de l’Institut d’astrophysique de Paris (CNRS). Les premières statistiques semblent indiquer que «quelques pour-cent des étoiles sont accompagnées de géantes gazeuses… et jusqu’à 30 % de planètes telluriques, rocheuses». Avec cent milliards d’étoiles dans notre Galaxie, il était difficile d’imaginer qu’il n’existe aucun autre système similaire au nôtre. Pourtant, précise-t-il, «c’est la première fois que nous mettons le télescope sur un système à deux planètes gazeuses froides, en raison de leur distance à leur étoile - 2,3 et 4,6 unités astronomiques [une ua correspond à la distance moyenne Terre-Soleil, soit 149 millions de kilomètres, ndlr] - et de la faible luminosité de l’astre.»

Traque. S’il a fallu attendre si longtemps pour découvrir le premier système à deux géantes assez éloignées de leur étoile pour être froides, c’est qu’elles sont très difficiles à détecter par les méthodes de traque les plus usitées. En général, les astrophysiciens scrutent sans relâche les étoiles les plus proches, à l’affût d’une variation de leur lumière qui pourrait être provoquée par une ou plusieurs planètes en orbite. Les équipes qui mènent cette aventure se livrent à une féroce compétition.

C’est tout l’inverse pour l’équipe de Beaulieu. «Nous fonctionnons sur le mode de la coopération, on se dit tout, on partage tout, et on signe ensemble», s’amuse-t-il. Dans cette joyeuse équipe, on note même deux amateurs néo-zélandais, «que l’on alerte si on est sûrs de notre coup, parce qu’ils travaillent la journée.» Une astrophysique communiste ? Pas vraiment, c’est la stratégie de traque qui veut ça. Beaulieu et ses collègues comptent sur rien moins qu’un mirage cosmique pour trouver leurs exoplanètes. Ils regardent beaucoup plus loin que les autres équipes, à plusieurs milliers d’années-lumière, en direction du centre de la galaxie. Là, une équipe polonaise surveille toutes les nuits, avec un télescope installé au Chili, la luminosité de vingt millions d’étoiles. Et attend avec flegme un événement, rare pour une étoile mais fréquent si vous en observez autant : le passage d’une petite étoile pile poil dans la ligne de visée du télescope.
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Alors, survient le miracle prédit par saint Einstein : le champ gravitationnel de l’étoile passante courbe la lumière de celle d’arrière-plan et la fait converger vers le télescope. Cette «lentille gravitationnelle», sorte de mirage cosmique, a amplifié de 200 fois la lumière de l’étoile en cause dans la découverte publiée aujourd’hui. Durant quelques jours, le temps du passage, la courbe de lumière de l’étoile dessine une bosse très régulière.

Star. Le 28 mars 2006, les Polonais aperçoivent un début de bosse. Aussitôt, ils lancent l’alerte. Et toutes les équipes - Chili, Nouvelle-Zélande, Israël, Nouveau-Mexique, Arizona, Tasmanie, îles Canaries - braquent leur télescope sur la star du moment. « Le Soleil ne se lève jamais sur notre coopération, rigole Beaulieu, Il y a toujours de nuit un de nos télescopes en visée de l’étoile, on peut donc suivre cette bosse sans interruption.» En avril, du 5 au 8, de petits pics de lumière trahissent des planètes. Puis, toutes ces mesures passent sous les fourches caudines des mathématiques afin d’éliminer d’autres explications et calculer les masses et les distances à l’étoile. Bingo !

D’autant plus bingo que la présence de planètes géantes loin du Soleil a pu jouer un grand rôle dans l’habitabilité de notre système solaire en éjectant les comètes loin des planètes telluriques et en stabilisant l’ensemble. Si la vie a besoin d’un tel système, il y a moins de raisons de penser qu’il est solitaire. Beaulieu lâche d’ailleurs que «d’autres découvertes sont dans les tuyaux». Faut-il se précipiter sur la construction de télescopes capables de discerner des traces de vies sur ces planètes ? «Pas si vite», tempère-t-il. Etudier leurs atmosphères à la recherche de molécules révélatrices d’une vie similaire à celle de la Terre suppose d’avoir déniché des exo-Terre assez proches pour être observées en détail. Et d’avoir mieux compris les processus de formation de ces planètes. Cela n’est donc pas pour tout de suite… mais l’échéance approche où les scientifiques auront des projets d’instruments, terrestres ou spatiaux, dont l’objectif officiel sera la traque de la vie dans la Galaxie.

(1) B.S. Gaudi et al., Science, 15 février 2007.

(2) Libération du 26 janvier 2006.
Source:liberation

publié dans : EXOBIOLOGIE
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Dimanche 17 février 2008
Des planètes de type terrestre se formeraient dans quasiment tous les systèmes solaires similaires au nôtre dans la Voie Lactée, notre galaxie, ce qui permet de penser que la vie est plus répandue qu'estimé, selon des travaux rendus publics dimanche aux Etats-Unis.

L'astronome Michael Meyer, de l'université d'Arizona (sud-ouest) travaillant avec le télescope spatial Spitzer de la Nasa, a déterminé qu'au moins 20% et peut-être jusqu'à 60% d'étoiles comparables à notre soleil permettraient la formation de planètes rocheuses comme la Terre.

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"Nous avons étudié l'évolution des gaz et de la poussière autour d'étoiles similaires à notre soleil à différentes périodes et comparé les résultats à ce à quoi ressemblait notre système solaire --âgé d'environ 4,6 milliards d'années-- dans les premiers stades de son évolution", a expliqué l'astronome qui présentait son étude à la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la Science (AAAS), à Boston (Massachusetts, nord-est).

Au cours de leurs recherches, Michael Meyer et une équipe d'astronomes ont étudié six groupes d'étoiles ayant des masses comparables à celle de notre soleil qu'ils ont rassemblées par classes d'âge allant de trois millions à trois milliards d'années.

Par ailleurs, selon cette étude, les planètes similaires à la Terre seraient plus nombreuses dans la Voie Lactée que les planètes gazeuses.

"A première vue, la fréquence de formation de planètes de type terrestre est plus élevée que la fréquence estimée de formation des grandes planètes gazeuses comme Jupiter", a expliqué l'astronome lors d'une conférence de presse, ajoutant: "c'est un résultat exaltant".

"Mais les résultats de cette étude doivent encore être peaufinés", a-t-il relevé, expliquant qu'il y avait différentes façons d'interpréter ces données.
Source:le monde

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Dimanche 17 février 2008

Des astronomes épaulés par des observateurs amateurs ont découvert une étoile autour de laquelle orbitent deux planètes similaires à Jupiter et Saturne.undefined


Un mini système solaire ! C’est ce qu’a déniché une équipe internationale d’astronomes en utilisant une toute nouvelle méthode de détection. Cette découverte marque une étape dans la recherche de planètes semblables à la Terre et susceptibles d’abriter la Vie.

Le système planétaire se situe à quelques 5000 années lumière du notre et fait sa petite ronde autour de l’étoile OGLE-2006-BLG-109L, qui ne devrait pas tarder à prendre un nouveau nom vu sa nouvelle célébrité. Les scientifiques ont pu détecter la présence de deux planètes mais ils n’excluent pas d’en découvrir encore d’autres. Les deux spécimens décelés sont des versions réduites de Jupiter et Saturne, elles sont deux fois plus près de leur étoile mais la même distance les sépare entres elles.

Les planètes ont pu être pistées grâce à une technique, dont l’emploi est relativement récent, qui exploite le phénomène de microlentille gravitationnelle. Pour faire simple : quand une étoile croise la ligne de visée d'une étoile plus éloignée elle agit comme une lentille et amplifie la lumière émise par l’étoile lointaine. Lorsqu’il existe des planètes orbitant autour de « l’étoile lentille », le flux lumineux est un peu perturbé. La détection de ces variations permet de les identifier. Ce procédé est particulièrement adapté à la recherche de systèmes contenant plusieurs planètes, y compris des astres de petite taille comme la Terre.

Pour confirmer les résultats de leurs premières observations, les astronomes de l'université d'Etat de l'Ohio (nord des Etats-Unis), à l’origine de cette découverte, ont du faire appel à un réseau d’observateurs amateurs situés dans l’hémisphère Sud pour collecter un maximum de données. Ils ont ainsi centralisé les observations de 11 télescopes différents avant de les soumettre à de savants calculs pour finalement avoir la certitude que ces deux planètes existent bel et bien.

Leurs résultats sont publiés dans l’édition courante de la revue Science. L’utilisation du principe des microlentilles gravitationnelles promet encore bien des surprises. Le but des chercheurs est bien sûr d’arriver à des mesures suffisamment fines autorisant la détection de planètes similaires à la Terre et situées à « bonne » distance de leur étoile pour pouvoir accueillir de l’eau à l’état liquide et pourquoi pas de la Vie.

Sciences et Avenir.com
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Jeudi 14 février 2008
Pour la première fois, des astronomes ont détecté du méthane dans l'atmosphère d'une exoplanète connue pour posséder de la vapeur d'eau. Cependant, si sur Terre ce gaz est un marqueur de la vie, il y a aucune chance pour qu'elle existe sur cette planète.

Explications

Les astronomes ont utilisé le Télescope spatial Hubble pour observer la planète géante HD 189733b, légèrement plus massive que Jupiter et située à 63 années-lumière de la Terre. La vie n'est pas possible parce que la planète est bien trop proche de son étoile, plus proche que ne l'est Mercure du Soleil.

Autrement dit, les températures de surface et celles relevées dans son atmosphère atteignent les 700 °C. Les scientifiques sont bien embêtés pour expliquer la présence de cette molécule organique. Des procédés chimiques mal compris pourraient être responsables de concentration de méthane dans les régions les plus froides de l'atmosphère, voire le générer. Une autre hypothèse serait que cette atmosphère soit très riche en carbone.

Ce qui est rageant, c'est que cette combinaison d'eau et de molécules organiques riches en méthane peut très bien donner naissance à une forme de vie primitive si elle s'était trouvée dans un environnement moins hostile !. Sur Terre, les molécules organiques sont les briques de la vie et des expériences ont montré la faisabilité de la 'chose' à partir de méthane. Certains scientifiques s'interrogent si, quelque part dans l'Univers, une vie à base de méthane et non pas de l'eau est concevable.

Système Solaire

Dans le Système Solaire, plusieurs planètes sont connues pour posséder des concentrations de méthane, élevées pour certaines et à l'état de trace pour d'autres.

Sur Terre, le méthane est le composant principal du gaz naturel. C'est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobies c'est-à-dire sans oxygène.

Sur Titan, il est le deuxième élément le plus abondant. Il s'y trouve partout. Dans l'atmosphère, mais également sous forme de vastes réservoirs sur sa surface. Il est nécessaire au bon fonctionnement de l'épaisse atmosphère de Titan et proviendrait de cages moléculaires (les clathrates) datant de la formation de Titan, ou se formant continuellement à l'intérieur.

Sur Mars, bien que la quantité découverte soit somme toute assez dérisoire, environ 10 particules par million de particules (PPM) dans l'atmosphère, les conditions martiennes font que ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit générer au moins 150 tonnes chaque année.

La présence de méthane peut s'expliquer par une activité volcanique ou hydro thermique. Sous la surface, il pourrait exister une activité chimique où le méthane serait le résultat de l'activité volcanique avec de l'eau et le basalte. Toutefois, aucune sonde en orbite autour de la planète Mars n'a jamais détecté le moindre signe de telles activités. Reste l'hypothèse la plus fascinante, celle de la présence d'une forme de vie, le méthane étant un marqueur biologique. Le méthane serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz.

Enfin, il n'est pas exclu, mais cela nous apparaît peu probable que le méthane proviendrait d'une comète qui se serait écrasée il y a quelques centaines d'années.
Source:flashespace.com
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Vendredi 28 décembre 2007
Le satellite CoRoT fête son premier anniversaire. Lancé par une fusée Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour le 27 décembre 2006, il a commencé à collecter des données scientifiques le 2 février 2007. Quel est le bilan après plus de 300 jours d'observations ?

CoRoT, pionnier dans la précision et la durée des données

CoRoT observe un très grand nombre d'étoiles de façon ininterrompue et mesure de façon très précise les variations de la lumière émise par chacune d'elles. À chaque série d'observations, environ 12 000 courbes de lumière sont ainsi obtenues. CoRoT mesure ces courbes sur des durées allant jusqu'à 150 jours et de manière pratiquement ininterrompue. Il s'agit en cela d'une première mondiale.

CoRoT est capable de mesurer ces variations au millionième près. En d'autres termes, si CoRoT observait le million d'ampoules qui brillent à Noël sur les Champs-Élysées, il pourrait s'apercevoir que l'une d'entre elles clignote. Cette précision tout à fait inédite permet à CoRoT de nous révéler que les étoiles ont des comportements d'une très grande diversité. CoRoT conduira très certainement à une nouvelle classification des étoiles.
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Le 10 décembre dernier, une première série de données obtenues par CoRoT a été mise à la disposition de la communauté scientifique française, ainsi qu'à celles des partenaires du projet (Agence spatiale européenne, Brésil, Allemagne, Autriche, Espagne, Belgique). Elles travaillent actuellement à leur analyse. De nouvelles livraisons auront lieu au fur et à mesure des observations, la prochaine étant programmée pour février 2008.


Une mine d'informations pour la "sismologie stellaire"

À ce jour, 30 étoiles ont été observées dans le champ "sismologie" pendant des durées allant de 20 à 150 jours. Ce sont des objets très divers, allant d'étoiles aux caractéristiques proches du Soleil à des étoiles beaucoup plus massives ou beaucoup plus vieilles.

Malgré un traitement encore préliminaire, les données révèlent des résultats très excitants. - La recherche d'oscillations de type solaire constitue l'une des pierres angulaires de la mission CoRoT. Et ces oscillations ont déjà été détectées dans deux étoiles analogues au Soleil, une première fois dans HD49933, puis dans HD181420. Ces oscillations ont de très faibles amplitudes ainsi que des temps de cohérence (durée pendant laquelle on voit l'oscillation individuelle d'une étoile) courts, ce qui rend leur détection et leur mesure plus difficile que prévu.



Découverte d'une deuxième exoplanète: CoRoT-exo-2b

Pour détecter une véritable exoplanète l'observation d'un "transit" par l'instrument CoRoT est insuffisante. En effet, d'autres phénomènes peuvent mimer un transit planétaire. Il faut confirmer la détection par CoRoT grâce à des observations au sol. Et même si CoRoT montre la voie, il doit patienter pour annoncer des découvertes d'exoplanètes et accepter le rythme dicté par la capacité à mettre en oeuvre les grands télescopes de par le monde.

Au printemps 2007 (voir Communiqué de presse du 3 mai 2007) CoRoT a découvert une première exoplanète, appelée CoRoT-exo-1b. Au cours de sa troisième série d'observation (voir encadré), deux semaines ont suffi pour alerter les spécialistes du programme exoplanète sur le "transit" de CoRoT-exo-2b devant son étoile. La procédure de confirmation a été immédiatement mise en place avec l'analyse des données "au fil de l'eau", permettant d'augmenter la cadence des mesures. Dans le même temps, le consortium d'observation au sol de CoRoT a organisé les observations aux spectrographes SOPHIE à l'Observatoire de Haute Provence et HARPS au télescope de 3,60 m à l'Observatoire européen austral à la Silla, au Chili. Elles ont permis de confirmer qu'il s'agissait bien d'une planète et de mesurer sa masse.

L'étoile parente de CoRoT-exo-2b est comparable au Soleil, légèrement plus petite et plus froide que lui, mais bien plus active. Elle est située à environ 800 années lumières dans la direction de la constellation du Serpent. CoRoT-exo-2b est une planète géante, 1,4 fois plus grosse et 3,5 fois plus massive que Jupiter. Sa densité moyenne (1,5 g/cm3) est aussi un peu plus élevée que celle de Jupiter. Cette planète très massive tourne autour de son étoile en un peu moins de 2 jours (1,74), à une distance équivalente à 6 fois le rayon de cette étoile.



La durée de cette observation atteint 140 jours. La courbe de lumière contient 78 transits de la planète sur le disque de son étoile, un nombre record à ce jour en comparaison avec les observations au sol hachées par l'alternance jour/nuit. La précision photométrique est également sans précédent et constante sur toute la durée d'observation. Elle atteint 160 millionièmes sur une pause de 2,5 minutes, une valeur tout à fait inaccessible avec des instruments au sol. Cette courbe de lumière contient aussi beaucoup d'informations sur l'étoile elle-même. Elle montre des modulations périodiques qui sont très probablement la signature de sa rotation qui varierait de l'équateur aux pôles. C'est une éclatante démonstration des performances de CoRoT, et de l'impact que cette mission va avoir pour la compréhension de l'activité des étoiles et la connaissance des planètes extrasolaires.

Ces découvertes (CoRoT-exo-1b et CoRoT-exo-2b) sont décrites dans trois publications soumises dans des revues à comité de lecture dans les jours qui viennent. Mais déjà une quarantaine de courbes de lumière contiennent des signaux de possibles planètes. Elles font actuellement l'objet d'observations au sol pour confirmer leur nature. Parmi cette liste, deux candidats sont particulièrement prometteurs: une planète deux fois plus petite que Saturne et une planète de taille jovienne mais de densité inhabituelle...


Les champs d'observation de CoRoT

CoRoT a observé 4 régions du ciel soigneusement sélectionnées: - d'abord une zone en direction de la constellation de la Licorne pendant 60 jours ; - puis deux zones dans la direction opposée, vers la constellation du Serpent, l'une pendant une courte période (26 jours), suivie d'une autre d'une très longue période (150 jours) ; - à nouveau en direction de la Licorne, il pointe actuellement une autre zone pour une très longue durée.
  Source: CNRS/INSU
Illustrations: © CoRoT
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Jeudi 13 décembre 2007
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Mercredi 12 décembre 2007
Après 12 jours passés en orbite, la capsule FOTON a touché le sol kazakh le 26 septembre 2007 en rapportant intactes les 43 expériences scientifiques qu’elle avait emportées. Des échantillons d’expériences européennes menées par des exobiologistes français ont depuis regagné leur laboratoire d'origine. Les premières analyses sont en cours.

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Des météorites artificielles
   
- 3 échantillons de roches, dont 2 de roches sédimentaires, avaient été incrustés dans le bouclier thermique de FOTON. Lors du retour de la capsule sur Terre, en entrant dans l'atmosphère ces roches ont subi des conditions d’échauffement et d’environnement semblables à celles rencontrées par toute météorite arrivant sur notre planète.
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Les porte-échantillons contenant les roches exposées à la rentrée atmosphérique sont bien visibles. L'un d'eux a été arraché avec sa pierre durant la rentrée. A droite, détail d'une des roches, fusionnée par la chaleur.


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- « Tout est parti d'une interrogation, explique Frances Westall, responsable de l'expérience au CNRS d'Orléans : Pourquoi ne retrouve t-on pas de météorites sédimentaires sur Terre ? Est-ce que ces roches se désintègrent avant d'arriver au sol, ou est-ce qu'on ne sait pas les reconnaître ? ».

De telles météorites auraient pu importer sur Terre des molécules organiques ou même, éventuellement, des organismes extra-terrestres. Les premiers résultats sont encourageants; sur les 3 roches envoyées en orbite, les 2 roches sédimentaires ont résisté.
Des micro-organismes incorporés dans ces météorite artificielles sont eux aussi revenus sur Terre... carbonisés mais préservés, « un peu à l'image des habitants de Pompéi ».


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Coup de soleil pour des molécules organiques
   
- FOTON a également rapporté sur Terre 120 petites boites vitrées, contenant des dépôts solides ou des mélanges gazeux concoctés, sous la direction d'Hervé Cottin, par le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques de l’université Paris XII.

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- Pendant la mission, les molécules organiques ont été soumises au rayonnement ultra violet du Soleil.
Bien qu’ils soient très énergétiques ces rayons, stoppés par l’atmosphère, n’atteignent pas le sol.
« Nous allons maintenant étudier l'évolution et la dégradation de ces molécules, calculer la proportion de molécules dégradées et récupérer les produits de ces dégradations », explique Hervé Cottin.

Les chercheurs simulent de cette façon les réactions chimiques qui se produisent sur les comètes, dans l'atmosphère de Titan ou à la surface de Mars. Pour Hervé Cottin, « mieux connaître la nature et l'évolution de la matière organique dans ces environnements nous fournira de nouveaux indices pour comprendre l'origine de la vie sur Terre et éventuellement pour la recherche de traces de vie extra-terrestre ».
Source:cnes
publié dans : EXOBIOLOGIE
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