Jeudi 16 juillet 2009


source




Toujours plus loin. Depuis les Vikings, Marco Polo ou Christophe Colomb, l’homme a rêvé de repousser les frontières. La conquête spatiale n’échappe pas à la règle et la prochaine étape est désormais la planète Mars. Mais cela ne s’improvise pas, et pour cela il va falloir retourner sur la Lune pour y apprendre à construire des bases permanentes et plus seulement à y faire des missions de quelques jours. Y habiter et plus seulement y aller en touristes.

La guerre du Vietnam et les soubresauts politiques de l’Amérique des années 1960-1970 avaient eu raison du programme Apollo, pour restrictions budgétaires. Les Etats-Unis se sont ensuite tournés vers les navettes spatiales dans les années 80 puis, avec les autres pays, vers la Station spatiale internationale (ISS) dans les années 90. Mais l’ISS sera bientôt terminée et les navettes ont fait leur temps. Après l’accident de Columbia en 2003, le président George W. Bush a décidé de les mettre à la retraite et de lancer un nouveau programme lunaire baptisé « Constellation ». Il s’agit de retourner sur la Lune vers 2018-2020 pour y construire vers 2025 une base permanente, dans la région du pôle Sud. Pour cela, des essais vont commencer dès la fin de l’année pour mettre au point les super-fusées Ares-1 et Ares-5 chargées de transporter les futurs vaisseaux spatiaux Orion et modules lunaires Altaïr. Le coût total de ce programme « Constellation » est estimé à 150 milliards de dollars, ce qui, en raison de la crise mondiale actuelle, pose problème. Pour voir si le jeu en vaut la chandelle, le nouveau président Barack Obama a nommé une commission d’experts qui devrait rendre ses conclusions à la fin de l’été.





2020, l’odyssée de l’espace

Mais les Américains ne sont pas seuls dans la course. Si les Européens, les Japonais et les Canadiens se sont déclarés intéressés par ces nouveaux objectifs lunaires, un pays pourrait décider de faire cavalier seul : la Chine, qui a un programme spatial déjà bien avancé et qui envisage elle aussi d’envoyer des hommes sur la Lune à l’horizon 2020-2025. Les Chinois ont déposé des sondes sur la Lune ces dernières années, comme l’ont fait les Américains, les Européens, les Japonais ou les Indiens.

C’est que la Lune, pour la communauté internationale, présente encore bien des attraits. Par exemple des réserves d’hélium 3, facile à extraire, qui pourraient être une formidable source d’énergie. Mais c’est surtout, pour les scientifiques, en tournant son regard vers Mars qu’il faudra retourner sur la Lune. Les équipages qui, à partir de 2020, y joueront les architectes et les maçons prépareront les futures expéditions sur la planète rouge. Les premières sondes devraient être envoyées vers Mars en 2013, pour un premier pas « historique » (pied gauche ou pied droit ?) en 2050. D’ici là le monde aura beaucoup changé, mais aussi la mentalité et la psychologie des futurs astronautes. Alors que pour Apollo les vols vers la Lune ne duraient que quatre jours et les missions une semaine, le voyage vers Mars prendra neuf mois et les missions seront sans doute prévues pour deux ou trois ans. Il y a fort à parier qu’un psy sera du voyage.
Publié dans : EXPLORATION
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés