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Samedi 17 novembre 2007

 

 

La conquéte des planétes passera inévitablement par les robots, ils sont de plus en plus autonome dans leurs décisions et mouvements, à les regarder, ils ressemblent aux animaux du dévonien, qu'en sera t'il dans 300 millions d'années?

 

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Jeudi 15 novembre 2007
Les images ont été tournées par une caméra spéciale embarquée à bord de Kaguya. La sonde japonaise est actuellement en orbite autour de la Lune.
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SPECTACLE

 




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Mardi 6 novembre 2007
   

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Les couchers d’étoiles
   
novembre 2007
Regarder les étoiles se coucher depuis la surface de la Terre peut être un passe-temps romantique, mais lorsqu’une sonde spatiale le fait en orbite c’est surtout un moyen d’apprendre une foison de détails sur l’atmosphère d’une planète.
 
Cette technique est connue sous le nom d’occultation stellaire. Jean-Loup Bertaux, du Service d’Aéronomie du CNRS (France), a été le premier à en proposer l’utilisation lors d’une mission de l’ESA. Cette technique repose sur l’observation des étoiles depuis l’espace lorsque celles-ci descendent derrière l’atmosphère de la planète que l’on étudie, avant de disparaître à l’horizon.

Lorsqu’elles brillent au-dessus de l’atmosphère, les étoiles émettent un rayonnement qui couvre un vaste spectre de longueurs d’ondes. Alors que la sonde gravite en orbite autour de la planète, l’étoile semble plonger derrière l’atmosphère de celle-ci. L’atmosphère agit comme un filtre en bloquant certaines longueurs d’onde du rayonnement de l’étoile. Le principe de cette technique est simple : les longueurs d’onde bloquées sont représentatives des molécules et des atomes de l’atmosphère de la planète examinée.

 
 

Venus, Earth and Mars
 
Venus, Earth and Mars
Trois plates-formes d’observation de l’ESA en orbite autour de trois planètes différentes utilisent actuellement cette technique pour en étudier les atmosphères. Toutes les trois nous communiquent des informations précieuses.

Autour de la Terre, la mission Envisat de l’ESA transporte l’instrument GOMOS (Global Ozone Monitoring by Occultation of Stars). Comme son nom l’indique, cet instrument a été conçu pour étudier l’évolution de la couche d’ozone maintenant que les produits chimiques les plus nocifs ont été interdits. Depuis 2002, GOMOS a observé chaque jour près de 400 couchers d’étoile derrière le limbe de la Terre afin de dresser une carte de la répartition de l’ozone dans l’atmosphère terrestre à toutes les latitudes et longitudes.




Artist's impression of Envisat
Artist's impression of Envisat
 
« Il est encore trop tôt pour dire si l’ozone a amorcé ou non une reprise » commente J.-L. Bertaux. Tandis que les données continuent à affluer, cet instrument découvre d’autres phénomènes qui influent sur la quantité d’ozone présente dans l’atmosphère. Ainsi, en janvier et février 2004, GOMOS a mis en évidence une grosse accumulation de dioxyde d’azote à une altitude de 65 kilomètres. Le dioxyde d’azote est un gaz dont il est important de connaître la présence dans l’atmosphère car il peut en détruire l’ozone. Dans les deux mois qui ont suivi cette première observation, GOMOS a ensuite observé que la couche incriminée était descendue à 45 km et avait nettement détruit l’ozone dans sa descente ce qui a donné aux chercheurs une autre pièce du puzzle de l’ozone.

Un instrument d’occultation stellaire plus simple se trouve également à bord de la sonde Mars Express de l’ESA. Depuis l’arrivée de l’orbiteur autour de la Planète Rouge en 2003, le spectromètre SPICAM (Spectroscopy for Investigation of Characteristics of the Atmosphere of Mars) a observé plus de 1000 occultations stellaires. Ces données fournissent la description la plus détaillée à ce jour de l’atmosphère supérieure de Mars et indiquent la présence de couches de brumes sèches persistantes.

 
 
Mars Express artist's impression
 
Mars Express
D’une grande importance pour la science, ces mesures auront aussi des retombées pratiques pour les futures missions d’exploration. « Les profils atmosphériques de Mars sont importants pour la conception des parachutes pour l’atterrissage des engins spatiaux », souligne J.-L. Bertaux.
 
 
Artist's impression of Venus Express orbiting Venus
Venus Express
 
Enfin, le dernier-né de cette famille d’instruments se nomme SPICAV (Spectroscopy for Investigation of Characteristics of the Atmosphere of Venus), sur la sonde Venus Express. L’atmosphère de Vénus diffère encore de celles de la Terre et de Mars. Elle est bien plus dense et le spectromètre SPICAV en révèle actuellement les profils de température et de pression aux chercheurs restés sur Terre, qui devraient bientôt publier leurs résultats.

« Je crois que la technique de l’occultation stellaire peut désormais être considérée comme ayant accompli son “baptême du feu” et qu’elle sera utile dans de nombreuses études de plus longue haleine » conclut J.-L. Bertaux.

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Mardi 6 novembre 2007
SAN FRANCISCO – Des scientifiques américains ont mis en service, en Californie, la première tranche d'un réseau de radiotélescopes spécifiquement destinés à déceler des traces de vie extraterrestre, ont annoncé les promoteurs de ce projet unique au monde.
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Financé par le cofondateur du géant de l'informatique Microsoft, Paul Allen, en collaboration avec l'Université Berkeley et l'Institut pour la recherche d'intelligence extraterrestre (SETI – Search for ExtraTerrestrial Intelligence), le projet comptera à terme 350 radiotélescopes, installés dans la petite ville de Hat Creek, à 400 km au nord de San Francisco.

Depuis la mi-octobre, 42 antennes du projet «Allen Telescope Array» (ATA) ont commencé à balayer les fréquences d'ondes en provenance du cosmos, dans l'espoir de déceler des traces de vie extraterrestre. «C'est un grand jour pour la radioastronomie et l'étude du cosmos», a affirmé Leo Blitz, professeur d'astronomie à Berkeley, prestigieuse université publique installée près de San Francisco.

«De nombreux secrets de l'Univers sont plus près d'être percés» grâce à l'ATA, a-t-il dit.

«Le télescope peut remplir de nombreuses tâches, dont une surveillance étendue des ondes radio venues de l'espace et la recherche de technologie extraterrestre», a affirmé pour sa part Paul Allen, cinquième Américain le plus riche selon le journal Forbes, avec une fortune estimée à 18 milliards de dollars.

Les radiotélescopes détectent les ondes radio émises par les corps astraux, dont ceux qui ne sont pas visibles par les télescopes optiques. L'ATA se distingue des précédents radiotélescopes par sa puissance et sa rapidité sans égal, selon ses promoteurs.

«En 24 ans, l'ATA va récolter mille fois plus de données que [les autres appareils du SETI] ces 45 dernières années», selon les scientifiques.

«Pour le SETI, les capacités techniques de l'ATA vont accroître les possibilités de chercher des signes d'intelligence et pourraient déboucher sur la découverte d'êtres doués de raison ailleurs dans l'Univers», a espéré l'astronome du SETI, Seth Shostak, selon qui «il s'agit du premier grand télescope au monde» construit spécifiquement pour la «recherche de vie extraterrestre».

Même s'il ne prouve pas que la Terre n'est pas le seul lieu de vie dans l'Univers, l'ATA permettra de mieux comprendre les mécanismes régissant «les supernovae, les trous noirs et d'autres objets astronomiques extraordinaires dont l'existence est présumée, mais qui n'ont pas encore été observés», espèrent les scientifiques.
source : La Grande Epoque
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Mardi 30 octobre 2007
les echos

La Nasa a quasiment tourné la page des navettes. Dans moins d'un an, leur remplaçant débutera ses essais en vol. La ligne de mire : 2013, date à laquelle la Nasa espère tester son nouveau système Constellation avec des astronautes à bord, direction la station spatiale internationale. C'est le calendrier très ambitieux qu'a annoncé l'agence la semaine dernière, à l'occasion du tir de Discovery. La Nasa entend le faire savoir : le programme Constellation, pierre angulaire des futurs projets américains d'exploration lunaire et martienne, a bel et bien débuté. Pour preuve, Mark Geyer, « deputy manager » du programme, a montré les images des premiers développements. Ils restent pour l'instant modestes, car la Nasa ne peut y consacrer que 3 milliards de dollars par an, mais le programme trouvera un second souffle après 2010.

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Lancé en 2004 par George Bush dans le scepticisme général, le nouveau programme de vols habités ne fait donc plus sourire personne. Les contrats concernant le premier volet de 26 milliards de dollars ont déjà été attribués ces derniers mois. Lockheed Martin a remporté la responsabilité de la capsule Orion, qui logera les quatre à six astronautes dans leur périple vers l'orbite terrestre ou la Station spatiale internationale. Le transport de la capsule sera assuré par le lanceur Ares-I, dont ATK réalisera le premier étage de propulsion, le second ayant été confié à Boeing. Orion servira au-delà de 2020 de capsule vers l'orbite lunaire. La Nasa a prévu de financer dans la décennie prochaine le lanceur cargo Ares-V, plus puissant encore que l'énorme Saturne V des missions Apollo. Il convoiera 131 tonnes de fret en orbite terrestre ou 56 tonnes vers l'orbite lunaire. C'est lui qui lancera le système de transport vers la Lune, qui comprend un étage de propulsion et un atterrisseur lunaire. Orion rejoindra ce système en orbite terrestre et s'y accrochera pour gagner l'orbite lunaire. De là, les astronautes rejoindront l'atterrisseur direction la surface. Orion les ramènera sur la Terre grâce à son bouclier thermique et ses trois immenses parachutes. La base lunaire permanente cheminera de la même façon.

Capsule réutilisable

Les concepteurs de Constellation ont donc tourné le dos à la navette en réhabilitant le bon vieux concept de la capsule réutilisable. Ce dispositif plus simple permettra de remettre en service partiellement certains éléments comme les moteurs d'Ares-V. La capsule Orion elle-même reprend d'ailleurs la forme des Apollo, mais avec un diamètre de 5 mètres plus grand. « La forme du bouclier thermique n'a pas changé, car il n'y a pas cinquante solutions pour résister à la rentrée atmosphérique », explique Mark Kirasich, « deputy manager » du programme Orion. La nouvelle capsule sera bien sûr beaucoup plus moderne avec ses matériaux composites, son avionique et surtout son mat de secours. Elle sera effectivement surmontée de quatre étages de petites motorisations destinées à l'éloigner de sa fusée porteuse en cas de problème. Les deux accidents mortels de navette ont convaincu la Nasa d'améliorer la fiabilité de son véhicule. Par exemple, le bouclier thermique d'Orion, protégé dans l'Ares-I, évitera les dégradations régulières que connaissent les tuiles thermiques de la navette.

                                                                                            Orion servira au-delà de 2020 de capsule vers l'orbite lunaire.

Lockheed Martin a débuté l'assemblage d'un premier prototype de la capsule. Ce ne sera pas pourtant le représentant exact de la configuration finale, puisque, cet été, les ingénieurs ont révisé profondément la capsule pour gagner du poids. « Le prototype conserve quand même les grandes caractéristiques d'Orion comme le centre de gravité, les moments d'inertie », précise Mark Kirasich. L'aérodynamique d'Orion a aussi connu des améliorations après des heures d'essais en soufflerie. Dans un an, la capsule et son mat d'éjection de secours seront testés au centre d'essais de missiles militaires de White Sands, où un pas de tir est en construction. Cet essai évaluera le scénario d'une éjection sur le pas de tir au décollage. Les années suivantes, la Nasa testera aussi Orion lors des phases de vol transsoniques, un point critique pour la séparation, puisque la traînée y est maximale. Les derniers mois ont également permis de tester les parachutes d'Orion à partir d'un avion cargo de la Nasa. Son mécanisme est complexe, car l'ouverture des parachutes devra se faire progressivement, à cause de leur grande taille.

Un prototype de l'Ares-I affrontera l'épreuve du tir dans un an et demi. L'objectif est d'atteindre une altitude de 450 km. Un pas du centre de Cap Canaveral sera reconverti d'ici là. Bob Ess, responsable du programme Ares-I explique que le développement de cette fusée est délicat, car sa grande longueur, de 94 mètres et sa finesse la rendent difficile à manoeuvrer. D'autant plus qu'une seule tuyère orientable est prévue pour piloter le lanceur. Mark Geyer ne cache pas non plus que ses ingénieurs et ceux des industriels doivent aussi se refaire la main : « Cela fait longtemps que nous n'avons pas fait de nouveaux développements. » La Nasa se donne encore un an et demi pour en retoucher la conception.



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Lundi 15 octobre 2007
Mise à jour du 18.10.2007:
La Nasa vient enfin de fournir une première vidéo du survol de Japet. Le 10 septembre dernier, Cassini s’était en effet rapproché de cette lune de Saturne à moins de 2.000 kilomètres lors d’un survol rapide.

 

 

Qu’est-il arrivé à Japet, lune de Saturne ? De vastes portions de cet étrange monde sont aussi noires que du charbon, tandis que d’autres sont aussi brillantes que la glace. La composition du matériau sombre est inconnue, mais des spectres infrarouges indiquent qu’il contient peut-être une forme sombre de carbone. Japet comprend également une surprenante chaîne montagneuse équatoriale qui lui donne l’apparence d’une noix. Afin de mieux comprendre les caractéristiques de cette mystérieuse lune, la Nasa a dirigé le mois dernier la sonde spatiale Cassini, actuellement en orbite autour de Saturne, afin qu’elle survole Japet à moins de 2000 km d’altitude. Cette image inédite prise à une distance de 75 000 kilomètres est une de celles que la trajectoire de Cassini a permis de prendre. iapetus2-cassini.jpg


On y voit plus particulièrement l’hémisphère de Japet tournant en permanence le dos au sens de la marche de la lune sur son orbite autour de Saturne. Un immense cratère d’impact, visible au sud, s’étend sur 450 kilomètres et semble venir se superposer à un cratère plus ancien de taille comparable. On observe également que plus on va vers l’est, plus le matériau sombre révèle que le revêtement sombre se répartit typiquement de part et d’autre de l’équateur de est présent, tendant à recouvrir aussi bien les cratères que les plateaux. Un examen minutieuxJapet. La question de savoir si cette coloration de Japet est le résultat d’épisodes d’une forme de volcanisme interne particulier ou d’une contamination externe reste ouverte. Cette image et d’autres du survol de Japet par Cassini sont actuellement étudiées dans l’espoir d’y déceler des indices supplémentaires.(ciel des hommes)

Il pourrait s’agir d’un processus de « ségrégation thermique ». 

Les images fournies récemment par la sonde Cassini ont montré à quel point la surface de Japet pouvait être fascinante et belle. Toutefois, les chercheurs de la Nasa ne se sont pas contentés d’étudier ce petit corps céleste dans la bande visible, ils ont aussi fait des observations en infra-rouge.

Comme ils s’y attendaient, la surface noire de Japet, absorbant une plus grande partie du rayonnement solaire que la partie blanche à l’albédo plus élevé, est la plus chaude des deux. La température mesurée est d’environ 127 K, ce qui est suffisant pour provoquer une lente vaporisation de la glace d’eau pouvant être présente sur cette face sombre, toujours perpendiculaire à la trajectoire de Japet autour de Saturne.

Inversement, la face blanche étant plus froide, la vapeur d’eau peut s’y condenser et former les impressionnants paysages neigeux révélés en détails tout dernièrement. Le processus lui-même se serait amplifié et accéléré au cours du temps, au fur et à mesure que l’une des faces voyait son cœfficient de réflexion de la lumière solaire augmenter et l’autre diminuer. Si ce mécanisme se confirmait bien, cela ne lèverait le voile que sur une partie des énigmes de Japet. En effet, l’origine du matériau noir recouvrant l’autre partie de cette lune reste encore inconnue.

Une hypothèse qui prend lentement du poids

Malgré  tout, les planétologues favorisent de plus en plus une idée vieille de 30 ans. Le matériau charbonneux composant l’hémisphère noir de Japet proviendrait en fait de poussières libérées par d’autres lunes de Saturne proches, et qui spiraleraient en direction de cette dernière par attraction gravitationnelle. Au cours de son orbite, la face avant de Japet capturerait donc ce matériau poussiéreux, probablement carboné, et c’est ainsi que le processus de ségrégation thermique précédent aurait pu s’enclencher. Au final, cela expliquerait bien pourquoi il y a un contraste aussi fort entre les deux régions de la surface de ce corps céleste, avec une quasi absence de transition du blanc au noir par des zones grises.

Les instruments de mesures à bord de Cassini ne fonctionnent pas seulement dans les bandes visible ou infra-rouge, ils sont capables d’observer aussi en ultraviolet. Il semblerait, d’après les analyses spectroscopiques en UV, que la composition exacte de la zone neigeuse ne se réduit pas à de la glace d’eau. Le décryptage du spectre se poursuit mais déjà les chercheurs font remarquer que la proportion entre ce qui est de la glace d’eau, et ce qui ne l’est pas, n’est pas conforme à ce qu’ils attendaient. Ce qui bien sûr est très intéressant, car potentiellement riche en de nouvelles découvertes et indices pour mieux comprendre ce petit monde glacé et son origine.

Tout aussi intéressantes sont les observations de petits cratères entourés d’éjectas de glace brillante dans la zone sombre de Japet. Cela semble confirmer l’idée que le matériau noir composant cette dernière forme une couche mince déposée sur une surface qui serait en fait uniformément blanche à l’origine : un résultat consistant avec les données radar fournies par l’avant dernier survol par Cassini et la théorie précédemment exposée pour expliquer les deux hémisphères de Japet.

Enfin, l’une des questions les plus intrigantes à propos de Japet est probablement celle portant sur le mécanisme ayant produit la chaîne montagneuse courant le long de l’équateur et qui lui a valu l’appellation de « lune coquille de noix » ou « walnut moon » en anglais. Les images montrent que cette formation est ancienne car assez cratérisée. De plus, la structure semble solide bien qu’elle soit interrompue par endroits. Cela suffit déjà pour exclure l’idée qu’elle soit le reste d’un anneau autour de Japet qui se serait effondré.
Source: futura-sciences





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Mercredi 10 octobre 2007
jupiter.jpg WASHINGTON (Reuters) - Une sonde spatiale de la Nasa a observé des éclairs à la surface de Jupiter alors qu'elle en examinait l'atmosphère agitée, ainsi qu'une intense activité volcanique sur l'un des satellites de la plus grande planète du système solaire, révèlent des scientifiques.

La sonde New Horizons a également photographié les petits anneaux de Jupiter et une immense tempête, alors qu'elle frôlait la planète avant de se diriger vers Pluton.

La Nasa a publié l'ensemble des découvertes de la mission dans la revue Science après en avoir présenté les grandes lignes quelque temps auparavant.

New Horizons est passé près de Jupiter en début d'année, la "frôlant" au plus près le 28 février avant de profiter de l'immense gravité de la géante gazeuse pour se propulser vers Pluton, qu'elle doit atteindre en juillet 2015.

Au passage, la sonde a pris quelque 700 photographies et de nombreuses mesures de Jupiter et de ses quatre principaux satellites.
jupiter-copie-1.jpg

On savait déjà que Io possédait plusieurs volcans actifs à sa surface. Onze panaches volcaniques ont été détectés, le plus grand d'entre eux s'élevant jusque dans l'espace, à 320 km d'altitude, au-dessus du volcan Tvashtar.

Les images de l'immense nuage de poussière en forme de parapluie ont été présentées comme les meilleurs représentations d'une éruption volcanique sur Io.

"Par une chance incroyable, nous sommes arrivés au moment où avait lieu l'une de ces rares 'super-éruptions'", a déclaré Jeff Moore, de l'équipe chargée du suivi de New Horizons au sein de la Nasa, dans une interview par téléphone avec Reuters.

"PETITE" TACHE ROUGE

La sonde a permis aux scientifiques de mieux comprendre l'atmosphère de Jupiter. Des éclairs ont été observés près des deux pôles.

D'autres éclairs avaient été observés ailleurs sur Jupiter. Les nouvelles observations montrent que la foudre n'est pas limitée aux régions équatoriales de la planète, et donc que les différences de température dans l'atmosphère forment des nuages de convection sur tout Jupiter, ont expliqué les chercheurs.

La sonde a également effectué la première observation de près de la deuxième plus grande tempête à la surface de Jupiter. Celle-ci est surnommée la "Petite tache rouge", afin de la différencier de la "Grande tache rouge", similaire mais deux fois plus vaste.

"Ne vous fiez pas au mot 'petite'", a prévenu Alan Stern, directeur des recherches du projet New Horizons. "Il s'agit d'une tempête extrêmement grande sur une planète géante."

Le diamètre de la "Petite tache rouge" équivaut à 70% de celui de la Terre.

Jupiter est cernée d'anneaux, plus petits et moins impressionnants que ceux de sa voisine Saturne. Les chercheurs ont annoncé que New Horizons avait envoyé les meilleures images à ce jour de ces anneaux.

Ils y ont vu des signes montrant qu'une météorite avait récemment heurté l'un des anneaux, et ont observé les deux petits satellites Métis et Adrastée, situés à l'intérieur des anneaux et qui semblent y agréger poussières et rochers.

La sonde s'est approchée de Jupiter à 2,3 millions de kilomètres au point le plus proche de sa trajectoire. L'accélération fournie par la gravité de Jupiter lui permet de gagner trois ans dans son voyage vers Pluton, a précisé la Nasa.
Source:le monde

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Samedi 15 septembre 2007
Décollage de Photon avec de nouvelles expériences en microgravité
 
14 septembre 2007
ESA PR 28-2007. Une capsule automatique Photon, emportant plus de 40 expériences de l'ESA, vient d'être lancée avec succès par une fusée Soyouz-U, qui a décollé à 13 h 00 heure de Paris (11 h 00 TU) du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan).
 
Environ 9 minutes plus tard, la capsule russe Photon-M3 s'est séparée de l'étage supérieur du lanceur et a été placée sur une orbite à 300 km d'altitude qui lui fera faire le tour de la Terre en 90 minutes.

Photon passera 12 jours en orbite, pendant lesquels les expériences embarquées seront exposées à la microgravité et, pour certaines d'entre elles, aux conditions extrêmes qui règnent à l'extérieur de la capsule, avant d'effectuer sa rentrée atmosphérique et d'atterrir dans les steppes, à la frontière de la Russie et du Kazakhstan.

 
 

 
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Environ 9 minutes plus tard, la capsule russe Photon-M3 s'est séparée de l'étage supérieur du lanceur
La charge utile européenne de 400 kg se compose d'expériences qui feront progresser la recherche dans de nombreux domaines. Les expériences scientifiques couvrent un large éventail de disciplines, notamment la physique des fluides, la biologie, la cristallogenèse des protéines, l'étude des météorites, la dosimétrie des rayonnements et l'exobiologie (étude de la vie dans l'Univers). Les expériences liées à la technologie pourraient déboucher sur des méthodes d'extraction pétrolière plus efficaces, des alliages semi-conducteurs plus performants et des systèmes de régulation thermique d'un meilleur rendement.

Selon Josef Winter, Chef de la Division Charges utiles et Plates-formes de recherche en microgravité à l'ESA, "la mission Photon s'inscrit dans le cadre du programme que conduit l'Agence dans le domaine des sciences de la vie et de la physique dans l'espace".

"Cette mission est très importante pour les chercheurs européens, qui vont pouvoir mener toute une série d'expériences en microgravité avant que le module Columbus de l'ESA soit disponible à bord de l'ISS. La mission Photon-M3 emporte au total 43 expériences scientifiques et technologiques fournies par l'ESA, l'Allemagne, la Belgique, la France, l'Italie, le Canada ainsi que la Russie."

L'expérience Aquahab conçue par l'ESA et le DLR est l'une des plus insolites. Il s'agit d'un module aquatique destiné à observer les effets de l'apesanteur sur un organisme unicellulaire, Euglena gracilis, ainsi que sur un petit poisson de la famille des cichlidés.

La charge utile Biobox se compose de deux incubateurs programmables contenant cinq expériences de biologie cellulaire. Trois d'entre elles serviront à étudier les effets de l'apesanteur sur les cellules responsables de l'ostéoformation et de la dégradation osseuse. Une quatrième expérience étudiera les effets néfastes des rayonnements spatiaux sur les tissus cutanés, tandis qu'une autre visera à mieux connaître l'incidence de la microgravité sur les cellules des tissus conjonctifs.

L'expérience Eristo/Osteo, réalisée en commun par l'ESA et l'Agence spatiale canadienne, comprend également deux incubateurs. Il s'agit de deux modules identiques comportant quatre plateaux d'expérience à régulation thermique, qui serviront à tester et évaluer les effets des médicaments et des facteurs de croissance sur l'activité des cellules osseuses.

Quant à l'expérience franco-belge TEPLO, elle a pour objectif de mesurer les performances et les caractéristiques de nouveaux concepts de caloducs en apesanteur. Ce type de technologie devrait permettre de réduire sensiblement la masse et la complexité des sous-systèmes de régulation thermique utilisés dans l'espace.

L'installation à utilisateurs multiples dénommée Biopan, montée à l'extérieur de la capsule, est conçue pour exposer automatiquement ses dix expériences à l'environnement hostile du vide spatial pendant toute la durée de la mission. Fixées sur le bouclier thermique de Photon, les expériences Stone-6 et Lithopanspermia consisteront à soumettre des morceaux de roche contenant des organismes vivants aux conditions extrêmes de température et de pression qui règnent lors de la rentrée dans l'atmosphère.

 
 
Toujours à l'extérieur de Photon, une expérience ambitieuse dénommée YES2
 
Toujours à l'extérieur de Photon, une expérience ambitieuse dénommée YES2 (deuxième satellite conçu par de jeunes ingénieurs) est fixée sur le module de batteries. Encadrés par le Bureau Education de l'ESA, environ 450 étudiants des Etats membres de l'Agence et d'autres pays ont coopéré avec le maître d'œuvre Delta-Utec pour concevoir et réaliser cette charge utile de 36 kg.

Le 25 septembre, alors que la mission Photon approchera de son terme, YES2 déploiera un câble de 30 km, le plus long qui ait jamais été embarqué dans l'espace. Une petite capsule de rentrée, fixée à l'extrémité du câble, sera larguée afin de démontrer la possibilité de ramener de petites charges utiles sur Terre pour un coût n'excédant pas une fraction de celui des méthodes actuelles.

 
 
Rappel
 
Photon dérive de la capsule russe Vostok, à bord de laquelle Youri Gagarine a effectué le premier vol dans l'espace en 1961. Elle comprend trois sections : un module de batteries à l'extrémité avant, une capsule sphérique récupérable et un module de service à l'arrière. L'Agence participe aux missions Photon depuis 1991, Photon-M3 étant la neuvième réalisée avec l'ESA.
Source:ESA
 

 

 

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Lundi 10 septembre 2007
RTEmagicC-PIA06166-modest.jpg.jpgLa lune de Saturne, Japet, est l’un des objets les plus mystérieux du système solaire et il n’est donc guère étonnant que la NASA cherche à en savoir plus en programmant un unique survol rapproché qui aura lieu ce lundi 10 septembre 2007. A part Titan, aucune autre lune de Saturne n’avait bénéficié d’autant d’égards et Japet devrait être le premier satellite glacé étudié de près au radar, à une distance de seulement 1 640 kilomètres.

Japet est en effet bien singulier, avec sa longue montagne tout le long de son équateur qui le fait ressembler à une noix, et surtout ses deux faces dont l’une est blanche comme la neige et l’autre noire comme le charbon, comme le mentionnait Arthur Clarke dans son roman 2001. Un survol à une distance 100 fois plus faible que lors de la première rencontre de Cassini avec cette lune en 2004 s’imposait donc.

Les planétologues voudraient bien connaître les mécanismes responsables de son aspect. Une des premières questions à résoudre est celle de savoir si cette étrange dissymétrie de couleurs provient de l’intérieur ou de l’extérieur de Japet. Dans la seconde alternative, bien des hypothèses ont été proposées et, en ce qui concerne la chaîne montagneuse courant tout le long de sa surface, certains se sont même demandés si elle ne résultait pas d’une ancienne orbite peut-être chaotique de Japet, qui l’aurait fait pénétrer à l’intérieur des anneaux de Saturne.

Toujours en ce qui concerne les teintes de la surface de Japet, la zone sombre est par endroits légèrement rouge, un peu comme ce qu’on observe sur Hypérion, le satellite à l’orbite, elle, incontestablement chaotique de Saturne et qui exhibe des traces d’un événement violent. Peut-être l’origine des matériaux rouges de Japet s’y trouve t-elle ?

L'analyse de la surface

Autant dire que bien des instruments à bord de Cassini vont être mis à contribution pour scruter sa surface à différentes longueurs d’ondes et en déterminer la composition. En particulier, certains pensent que le matériau composant la face sombre pourrait être constitué d’hydrocarbones aromatiques polycycliques, des composés organiques abondants dans les comètes et les poussières interstellaires, et dont on croit qu’ils ont joué un rôle important dans l’apparition de la Vie sur Terre.

Les chercheurs seront aussi à l’affût de possibles éruptions avec des panaches de gaz ou de glace, comme sur Encelade, et chercheront à détecter une mince atmosphère. Mais ce qui sera sans doute l’élément marquant de ce survol, c’est l’emploi du radar à synthèse d’ouverture de Cassini, que la sonde avait déjà utilisé pour percer les nuages de Titan. A la différence qu’ici, on possède déjà des images assez détaillées de la surface de Japet. La comparaison des deux types d’observations devrait aider, non seulement à mieux comprendre ce qui se passe sur Titan, mais aussi à servir de base pour améliorer d’autres futures études en ondes radio des corps glacés du système solaire.

Source:futura-sciences

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Mardi 21 août 2007

Tout en conservant son statut d'objet façonné de main d'homme le plus lointain dans l'univers, la sonde Voyager 2 de la NASA vient de franchir le cap des trente années passées dans l'espace.

Partie le 20 août 1977 puis suivie de sa jumelle Voyager 1 lancée 16 jours plus tard depuis Cap Canaveral, la sonde de 800 kg devait initialement suivre un programme d'étude de cinq années en passant à proximité des planètes Jupiter (9 juillet 1979) et Saturne (12 novembre 1980). Mais à cette phase de la mission, les techniciens de la NASA et du JPL (Jet Propulsion Laboratory) estimèrent que l'engin, en parfait état, pourrait jouer les prolongations en allant visiter Uranus, et éventuellement Neptune.p558-0cf6f54c37750634db9bee138068520bvie.JPG

Le 24 janvier 1986, Voyager 2 arrivait au terme de ce grand bond et abordait Uranus, que sa caméra mitraillait pour la première fois tandis que ses instruments révélaient des détails jusque-là inconnus sur la physique du globe de la planète gazeuse, de ses anneaux, de ses satellites et de son champ magnétique. La sonde récidivait le 25 août 1989 en croisant la planète Neptune, puis prenait la direction de

l'espace interstellaire

Les sondes jumelles Voyager, lancée en 1977, s'apprêtent à quitter le système solaire.

Voyager 1 est maintenant l'objet de fabrication humaine le plus distant de la Terre : environ 85 fois la distance Soleil-Terre. Le Jet Propulsion Laboratory de la NASA reçoit presque quotidiennement des nouvelles des sondes. Les Voyagers observent la portée lointaine du vent solaire et le flux de particules solaires. L'objectif final est d'inaugurer le premier véhicule spatial qui " goûtera " l'espace interstellaire.

Pendant 12 ans, les sondes Voyager 1 et 2 ont permis d'abondantes découvertes : 4 planètes et 48 lunes. Les scientifiques espèrent maintenant que l'une des sondes réussira à se détacher de l'attraction solaire avant que son système de propulsion nucléaire ne soit trop faible.
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Un des sondes Voyager (à gauche) et un disque de cuivre plaqué or (à droite) ; chaque Voyager en renferme un ainsi qu'une cellule et une aiguille pour le lire. Le mode d'emploi se trouve sur la jaquette en aluminium du disque. Documents NASA

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Directions prises par les deux sondes Voyager. Crédit NASA/JPL.

Mais alors que leur mission aurait dû être terminée depuis plusieurs années, certains chercheurs estiment aujourd'hui qu'elle ne faisait que commencer… Car un nouvel objectif se profilait, l'exploration de l'espace situé en dehors de l'héliosphère. Cette limite située à 14,1 milliards de km du Soleil, où les vents solaires ralentissent pour s'engouffrer dans l'espace interstellaire en créant des zones de turbulence, a été atteinte en décembre 2004 par Voyager 1 tandis que Voyager 2 l'abordera à la fin de cette année.

Chacun des vaisseaux est équipé de plusieurs instruments qui étudient le vent solaire et sa composition, les particules énergétiques, les champs magnétiques et les ondes radio. L'impossibilité d'utiliser l'énergie solaire à une telle distance, depuis laquelle notre astre du jour n'apparaît plus que comme une étoile un peu plus brillante que les autres, a contraint les concepteurs des engins à les munir de générateurs radio isotopiques qui assurent une alimentation continue de 300 watts. Ils communiquent avec la Terre par l'intermédiaire du réseau Deep Space Network (DSN) réparti sur toute la surface du globe.

Les signaux radio émis actuellement par Voyager à une distance de 12,6 milliards de kilomètres atteignent notre planète après avoir traversé le cosmos durant 12 heures à la vitesse de la lumière, qui est de 300.000 km/seconde. Pour Voyager 1, qui se trouve à 15,6 milliards de kilomètres, cette durée est portée à 14 heures. Il s'écoule donc, dans ce cas, 28 heures entre l'envoi d'un signal et la confirmation de sa bonne réception.

Chacun des deux engins comporte, fixé sur ses flancs, un disque de cuivre plaqué or qui contient des enregistrements sonores divers, ainsi que 116 images représentant divers paysages terrestres ainsi que des planches anatomiques et des schémas simples. Chaque disque est accompagné d'une aiguille et d'une cellule pour le lire, ainsi que d'un mode d'emploi.RTEmagicC-Voyager-210807a.jpg.jpg

Le disque de Voyager 2. Crédit NASA/JPL.

Voyager 1 et 2 continuent de s'éloigner de notre Système solaire, dans des directions différentes, à 17 kilomètres par seconde. Les ingénieurs de l'agence américaine estiment que leurs réserves d'énergie devraient leur permettre de garder le contact avec la Terre au moins jusqu'en 2020, alors que les deux sondes seront éloignées de 20 et 16,8 milliards de kilomètres. Continuant ensuite sur sa lancée, Voyager 1 devrait croiser l'étoile AC+79 3888 dans la constellation de la Girafe dans 40 000 ans, tandis que Voyager 2 prendrait le cap de Sirius, la plus brillante des étoiles de notre voûte céleste qu'elle atteindra dans 296 000 ans. Mais bien avant de se taire, gageons que les deux vaisseaux que la NASA n'hésite pas à qualifier de "légendaires" auront encore enrichi nos connaissance sur un espace interstellaire que nous ne visiterons plus de sitôt.

Enfin, sous forme de petite digression semi-scientifique : le premier vaisseau spatial que rencontrera Voyager 1 ou 2 sera-t-il terrestre ou extraterrestre ?


f228c1b918.jpgLa sonde Voyager. Crédit NASA/JPL.











SourceFutura-Sciences

 

 

publié dans : EXPLORATION
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