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Samedi 1 décembre 2007

Nous sommes à mi-chemin de la conquête de Mars, si l’on en croit le long processus de planification de la prochaine étape de la saga spatiale. Si l’humanité en rêve depuis longtemps, la Nasa a produit ses premières études de cas sérieuses en 1998. Près de vingt ans plus tard, un nouveau document de référence table sur un «amarsissage» dans une vingtaine d’années, aux environs de 2029.357964.jpg

Le «Design reference architecture 5.0 » (en PDF) ne représente «probablement pas la manière exacte dont nous irons sur Mars » mais bien la «meilleure stratégie» en l’état actuelle de nos connaissances. Selon cet agenda, trois fusées dotées d’une « propulsion cryogénique avancée » partiraient fin 2028 vers la planète rouge, avec à leur bord les briques de la future station humaine et des provisions. Leur voyage durera 350 jours. Début 2031, d’autres cargos et un équipage « réduit » se mettraient à leur tour en route, pour un voyage de 180 jours.

Pour ce long voyage sans ravitaillement possible, mais aussi à la surface de la planète rouge, il faudra mettre au point des circuits de récupération optimale de l’eau et de l’air. De même, les marsonautes devront se transformer en maraîchers pour cultiver des plantes nécessaire à leur nutrition mais aussi, indique le document, à leur «santé mentale». Chaque mission habitée devrait rester 550 jours sur la surface martienne et les besoins énergétiques au quotidien seront fournis par un dispositif nucléaire.

D’ici là, la Nasa compte utiliser la Lune comme terrain d’entraînement. Une simulation toute relative : s’ils veulent communiquer avec la Terre, les astronautes sur la Lune doivent endurer des temps de latences de 2 ou 3 secondes. Sur Mars, ils devront prendre leur mal en patience, le décalage pouvant atteindre… 40 minutes. Et surtout, la Lune ne permet pas de se préparer contre les terribles tempêtes de sable de l’atmosphère martienne.


La Nasa peaufine sa stratégie pour aborder la planète rouge.


Les défis à relever avant d'envoyer des hommes sur Mars sont nombreux et font déjà l'objet d'études exploratoires de la part de la NASA et de Roscosmos notamment mais aussi de l'ESA, de l'ACS. Ainsi, alimenter en nourriture et en eau un équipage voguant jusqu'à Mars n'est pas une mince affaire.lg-140-L.jpg

Il est acquis qu'un équipage vers Mars se composera de 6 à 7 personnes. Le voyage vers Mars peut prendre de 6 à 8 mois, il est fonction de l'orbite des deux planètes et du système de propulsion utilisé. Le séjour sur la planète rouge peut atteindre jusqu'à 18 mois. Cette durée peut paraître longue, mais elle est nécessaire. Les astronautes sont dans l'obligation d'attendre que les positions orbitales des deux planètes soient suffisamment proches de façon à profiter d'une fenêtre de tir qui permette de rejoindre la Terre en quelques mois.
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Samedi 10 novembre 2007
Comme les anciens explorateurs plongés dans un environnement hostile, l'équipe de la NASA en charge de la destinée de Spirit a cherché un endroit où son rover puisse passer l'hiver.
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Le problème essentiel est l'énergie. Le rover tire son énergie exclusivement du soleil, et donc nécessite une exposition à celui-ci pour fabriquer son électricité. C'est pourquoi l'équipe cherchait un endroit où le placer qui soit favorable à une production maximum.

Deux endroits pouvaient convenir a déclaré le directeur de projet John Callas. "Le côté nord de Home Plate offre des pentes de 25 degrés alors que South Promontory offre 20 degrés.

Ce sera donc Home Plate, en raison des cinq degrés d'inclinaison supplémentaire qui pourraient s'avérer décisifs. Cela représente environ 10 Watts-heure par sol (le jour martien, long de 24heures et 39minutes), "qui pourraient faire la différence entre survivre et ne pas survivre au sombre et froid hiver martien" a déclaré John Callas.

A l'échelle de la société sur terre, 10 Watts-heure ne représente pas beaucoup d'énergie – à titre d'exemple, 100 Watts-heure est ce qu'il faut pour une ampoule de 100 Watts pendant une heure – mais le rover produit seulement aux alentours de 355 Watts-heure par sol.

Spirit, et son jumeau Opportunity qui travaille de l'autre côté de la planète Mars, recueillaient 700 Watts-heure par sol avant juin, mais la poussière soulevée par d'énormes orages a réduit l'efficacité de leurs panneaux solaires.

Home Plate est large de seulement 100 mètres, mais les rovers font la moitié de cette distance en une semaine. Spirit a commencé son voyage vers ses quartiers d'hiver le 2 novembre, et rejoindre cet endroit pourrait lui prendre plusieurs semaines d'un voyage délicat.

Au total, Spirit s'est déplacé de 7340 mètres depuis son atterrissage sur Mars au début de 2004. Lui et Opportunity devaient ne résister que 90 jours après avoir touché 'terre' sur les faces opposées de la planète, mais ils sont toujours fonctionnels et la NASA espère les conserver en état de poursuivre leurs recherches.

Source:francematin
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Vendredi 2 novembre 2007
De la glace sur l’équateur martien ?
 
Les échos radar renvoyés par des collines sur l'équateur de Mars laissent penser qu'elles pourraient avoir un volume d'eau égal à celui d'une calotte polaire explique un article.

La Formation Medusae Fossae est une région vallonnée de l'équateur sur Mars que l'on pensait faite de cendres volcaniques et de sédiments balayés par les vents. Thomas R. Watters et une équipe de chercheurs ont utilisé le radar MARSISà bord de la sonde Mars Express pour sonder cette région au radar. Ils ont étudié des réflexions de la surface de la planète venant de sous les sédiments. Lorsqu'ils ont évalué le délai de l'écho radar traversant les sédiments, ils ont trouvé qu'il était compatible avec la présence d'eau gelée.   Si les collines sont riches en glace, elles pourraient contenir autant d'eau que le pôle Sud de la planète. Cependant, les scientifiques écrivent qu'ils ne peuvent exclure que le sédiment puisse aussi être fait d'un matériau étrangement peu dense qui ne contiendrait que peu de glace.
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MARSIS (Sub-Surface Sounding Radar/Altimeter)

MARSIS est un radar de sondage de subsurface mis au point conjointement par l'Italie et les Etats-Unis pour l'étude de la structure interne de Mars jusqu'à quelques kilomètres de profondeur.

© Science

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Lundi 22 octobre 2007

Une étude comparative effectuée entre les volcans de la région martienne de Tharsis et la chaîne volcanique des îles Hawaii suggère une activité intense dans les couches profondes de Mars, avec en prime des propriétés étonnantes, inconnues sur Terre.

Les îles Hawaii se sont formées à la suite d'éruptions volcaniques successives en provenance d'un seul point chaud surgi du magma, traversant la croûte terrestre tandis que celle-ci se déplaçait entraînée par la tectonique des plaques, aboutissant à l'alignement que nous pouvons observer aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur Mars, une chaîne de volcans ressemblent étgragement aux îles Hawaii. Les nouvelles images de la région de Tharsis obtenues grâce aux instruments de Mars Odyssey et Mars Global Surveyor de la Nasa, ainsi que de Mars Express de l'Esa, démontrent une origine commune de la formation de trois des grands volcans qui la composent. La finesse de ces documents permet aujourd'hui de caractériser et dater les flux et écoulements de lave, ce qui n'était pas possible jusqu'il y a peu de temps.

Ainsi, la lave a suinté de fissures parcourant les flancs des cônes volcaniques, et formé des tabliers de lave, dont l'aspect renseigne sur leur âge. Plus leur surface est lisse, plus ils sont anciens, note Jacob Bleacher, un spécialiste en sciences planétaires de l'université d'Arizona  et du centre spatial Goddard de la Nasa. Ascraeus Mons, situé le plus au nord, apparaît le plus jeune, et Arsia Mons, au sud, le plus ancien, tandis que Pavonis Mons est intermédiaire.

A l'instar des îles Hawaii, cette chaîne s'est donc formée au-dessus d'un point chaud unique au fil du temps.


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Différentes causes, mêmes effets

Mais la ressemblance s'arrête là, car contrairement à la Terre, la planète Mars n'a pas connu, pense-t-on, de dérive continentale due à la tectonique des plaques, sa faible masse s'étant refroidie trop rapidement. L'hypothèse a cependant été formulée en 2005 à la suite d'observations de Mars Global Surveyor. Elle expliquerait certaines structures martiennes, comme, justement, la ligne de volcans de Tharsis. Mais cet alignement pourrait très bien s'expliquer sans tectonique des plaques...

Les scientifiques imaginent une explication alternative, et postulent que la remontée de magma pourrait s'être d'abord étendue sous la croûte martienne à la façon dont la fumée de cigarette peut s'accumuler localement sous un plafond. Puis, remontant vers une zone de moindre épaisseur donc moins résistante, une partie aurait surgi à la surface, tandis que le reste du magma, toujours alimenté par le manteau, poursuivait sa progression sous-jacente avant de percer la croûte un peu plus loin.

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Bleacher précise bien que ce scénario ne constitue pas une explication définitive mais simplement plausible pour expliquer la succession d'événements éruptifs constatés à la surface de la Planète rouge en l'absence de tout mouvement propre à la croûte martienne. Autrement dit, pour deux causes différentes, on obtiendrait le même effet.

Des volcans en sommeil ?

Une autre conséquence d'un tel scénario serait que, alors que les volcans les plus anciens de Hawaii, définitivement éloignés de leur source à la faveur des mouvements tectoniques, se sont endormis à jamais, ceux formant la région de Tharsis resteraient potentiellement actifs et pourraient se réveiller à tout moment.

Si cette hypothèse est correcte, cela pourrait aussi expliquer leur gigantisme. Le plus grand volcan terrestre, Mauna Loa, mesure 97 kilomètres à sa base, alors que chaque volcan de Tharsis fait en moyenne 300 kilomètre de large.Terrestrial-Tubes-Channels-smweb.jpg



Source:Crédit NASA/JPL.- futura-sciences

 

 

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Samedi 29 septembre 2007
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Crédit: HiRISE, MRO, LPL (U. Arizona), NASA
Cette image est disponible en format : 720x577

Sur une image en gros plan prise par l’instrument Hirise de la sonde MRO, cette obscure et mystérieuse fosse de près de 150 mètres de diamètre se trouve sur le versant nord du volcan martien Arsia Mons. Dépourvue de remparts élevés ou de tout autre attribut caractéristique des cratères d’impact, cette fosse ainsi que d’autres ont d’abord été observées en lumière visible et infrarouge par les sondes spatiales Mars Odyssey et Mars Global Surveyor. Tandis que les images dans le visible n’y décelaient qu’obscurité, l’infrarouge thermique a révélé que ces ouvertures pénétraient profondément sous la surface martienne et correspondaient peut-être à des débouchés à ciel ouvert de cavernes souterraines.

 


Tour de Mars
envoyé par samlupin

Sur cette image plus tardive, les parois de la fosse sont partiellement illuminées par le Soleil ce qui révèle leur quasi-verticalité, bien que le fond, situé à au moins 78 mètres de la surface, demeure invisible. Les scientifiques pensent que ces fosses martiennes pourraient être associées à des puits d’effondrement surplombant d’anciens chenaux de lave, semblables aux cratères d'effondrement hawaiiens.

Une balade sur MARS en 3D.5338333.jpg

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Source:ciel et espace dailymotion
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Samedi 29 septembre 2007
 
Le robot d'exploration de la planète Mars Opportunity a commencé sa descente à l'intérieur du cratère Victoria jusqu'à atteindre une bande de rochers plus lumineux se détachant du reste du sol. Le rover est désormais en position pour examiner un bloc de roche à l'aide des outils de son bras robotique, après que des contrôles de sécurité aient été effectués, la pente sur laquelle se trouve le robot présentant une inclinaison de 25 degrés.
"C'est notre première escale dans cette zone," a indiqué Steve Squyres de l'université Cornell. "En échantillonnant ces rochers à différents niveaux dans le cratère, nous espérons déterminer les processus qui ont conduit à leur formation et qui leur ont donné cette apparence si particulière."

Depuis son premier essai le 11 (voir notre news) puis son entrée effective dans le cratère le 13 septembre dernier, Opportunity a parcouru 7,45 mètres le 18 septembre et 2,47 mètres le 22 en direction de son premier objectif. Le robot a atteint la plaque rocheuse grâce un dernière parcours de 2,25 mètres le 25 septembre.

"Opportunity a franchi avec succès plusieurs étapes à l'intérieur du cratère," commente John Callas, responsable du projet MRO au JPL. "L'engin rencontre des pentes de 25 degrés à certains endroits, mais le patinage des roues n'a jamais dépassé 10%."
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Dans le même temps, Spirit, le frère jumeau d'Opportunity, explore la surface supérieure d'un plateau appelé "Home Plate", où la nature des roches semble indiquer une action combinée de l'eau et du volcanisme.
  Source: NASA
Illustration: NASA/JPL-Caltech
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Lundi 24 septembre 2007
MRO a-t-elle levé le voile sur l'origine des ravines ?
 
Les ravines martiennes sont de petits dispositifs en forme de V façonnés par des écoulements (érosion) que l'on a un temps pensé qu'il s'agissait d'eau liquide. Hypothèse excitante mais rapidement écartée au profit d'une explication plus consensuelle qui s'appuie sur de la glace d'eau réchauffée et mélangée à beaucoup de cailloux plutôt que d'eau liquide.

L'hypothèse veut que l'origine de ces ravines serait que le dioxyde de carbone gèle sur les pentes à un moment donné. Lorsque l'air ambiant se réchauffe, la sublimation rapide de ce dioxyde de carbone laisse place à une couche de glace d'eau qui finit également par fondre et trace des ravines.

Les premières ravines ont été découvertes en 1999 par la sonde Mars Global Surveyor. A l'échelle géologique de la planète, leur formation serait récente ; moins d'un million d'années.
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Les images les plus récentes, acquises par la caméra Hirise de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, accompagnées de l'analyse des données qu'elles contiennent vont dans ce sens et accréditent l'idée que ces ravines seraient façonnées par de banals glissements de terrain. Mieux encore, ces images d'une finesse sans précédent (26 centimètres par pixel), laisse supposer que ces ravines ont été causées par des glissements de terrain totalement sec.

Le spectromètre CRIMS de la sonde a confirmé que les dépôts vus dans les ravines en question n'étaient pas fait de givre, de glace d'eau ou encore d'un minerai, fruit de la décomposition / déperdition de l'évaporation d'eau salée. La prochaine étape sera donc de déterminer la nature exacte de ce matériau qui en déboulant forme ces ravines. Un rapide coup d'œil sur le sommet de ces pentes, où prennent naissance les ravines, montrent des dépôts assez lumineux et apparemment récents.

Mais, dans certains cas, cette explication de l'absence d'eau à l'état liquide ne s'applique pas ! Des ravines vues par MRO ne sont pas suffisamment pentues pour permettre à du sable ou de la poussière de s'écouler en creusant le terrain. La lecture des images de ces ravines laisse à penser que l'on serait en présence de glace d'eau réchauffée et mélangée à beaucoup de cailloux. Mais, la sonde n'a pas détecté de trace d'eau.

A suivre donc…
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Lundi 17 septembre 2007

Je suis plutôt d'accord, nous savons aujourd'hui que notre activité spatiale "expulse" des terriens (bactéries) et qu'ils sont pour certains, aptes à survivre et à se développer, de là à en conclure que la vie sur MARS viendra de la terre tout comme elle est venue de l'espace pour ensemencer la TERRE il n'y a qu'un pas qui est loin d'être farfelue.
Un beau débat d'idée s'il en est, la vie martienne si elle existe sera très probablement complété par une vie venue d'ailleurs, de la TERRE.
Curieux de savoir si la vie existe ailleurs et comment elle est apparut, quelle ironie de l'apporter de chez nous, peut-etre ne faisons nous involontairement que ce qui s'est passé sur notre planète, est-il "hérétique" d'imaginer qu'une civilisation extra-terrestre, vivante ou non, soit à l'origine de la vie sur notre planète?



Des parcs planétaires sur Mars
 
Deux scientifiques, un microbiologiste et un astrobiologiste ont proposé il y a 3 ans la création de parcs planétaires sur la surface de la planète Mars à l'instar des parcs nationaux qui existent dans de nombreuses régions terrestres.

Depuis, l'idée fait son chemin. Mais, aucune décision concrète a été prise de sorte qu'il est très peu probable que cette initiative sera suivie d'effet.

Ces parcs visent à protéger et préserver des régions entières de Mars des risques inhérents à l'activité robotique et humaine lorsque les premiers hommes auront débarquer sur la planète. Ces régions n'ont pas été choisies au hasard. Elles abritent une grande variété des dispositifs que l'on trouve sur Mars et présentent un intérêt scientifique significatif.

Les scientifiques souhaitent ainsi préserver la nature de leur sol et sous-sol et laisser ces zones à l'état primitif, stérile. La présence de robots et d'astronautes sera toutefois autorisée mais selon des règles très strictes. Ils ne pourront emprunter que des itinéraires prédéfinis et aucun déchet mécanique ni de toute autre nature ne devra souiller le sol une fois la mission accomplie.

Cette proposition peut faire sourire, mais à y réfléchir de plus près elle n'est pas dénuée de bon sens. Elle s'inscrit dans une stratégie à long terme et prend en compte les objectifs des programmes d'exploration habitée du Système Solaire de la NASA mais également de l'ESA (Aurora) qui visent à terme à installer des hommes sur Mars.

L'exploration de la planète rouge doit s'intensifier ces prochaines années et une multitude de missions précurseurs aux premières missions habitées sont attendues autour et sur la surface. Des landers aux structures habitables aux sondes en orbite, le risque de contamination de la planète n'est pas nul.

On parle là de contamination bactérienne. Bien que des règles très strictes sont appliquées pour rendre les sondes et lander martiens très propres, c'est-à-dire débarrassées de bactéries terrestres susceptibles de contaminer leur nouvel environnement, des études ont démontré que des bactéries terrestres sont capables de survivre dans les milieux les plus extrêmes et même sur la Lune ! Un spore de bactérie a résisté plus de 3 ans coincé entre deux lentilles d'une caméra lunaire. La caméra avait été déposée par un Surveyor et rapportée sur Terre par les hommes d'Apollo 12. Des analyses au sol ont alors montré qu'un spore de bactérie avait survécu à son séjour sur la Lune et donc dans l'espace, lors de son trajet entre la Terre et la Lune.

Bien qu'aucun engin spatial ne sera propre à 100 %, les experts estiment de 2 à 3 sur 1 milliard les chances qu'une bactérie d'origine terrestre se développe sur la planète Mars.

Enfin, autre problème la chute ou plutôt le crash d'une sonde. Ce risque n'est pas nul quand on sait que de nombreuses engins, tant russes qu'américains ont été perdus de la sorte. On l'a vu récemment avec le lander britannique Beagle-2 qui a vraisemblablement percuté la surface de Mars et en 1999 quand la NASA déplorait la perte de Mars Polar Lander et de Mars Climate Orbiter.

Premiers parcs planétaires sur Mars

Southern Park doit protéger la calotte polaire pour des études biologiques alors qu'Olympus Park entourera le plus grand volcan du Système Solaire et que Desert Park préserverait ces étendues désertiques de l'activité humaine.

Les sites d'atterrissages de Pathfinder et de Viking 1 seront également protégés.

Pour les deux scientifiques, le Bureau des Nations Unies pour les affaires les affaires spatiales extra atmosphérique (UNOOSA) apparaît comme l'organisme le mieux a même d'édicter les règles applicables à ces parcs. Cet organisme vise à encourager la coopération internationale de l'utilisation pacifique de l'espace extra atmosphérique sur le plan scientifique mais également sur le plan juridique.

Cependant, aucun contact n'a été pris avec l'UNOOSA et ces parcs sont loin de voir le jour. Quand on sait que ni les Etats-Unis, la Russie et la Chine n'ont signé le Traité international de la Lune qui vise à faire de notre satellite naturel la province de toute l'humanité, il est peu probable que ces pays s'engageront un jour à limiter leur champ d'investigation sur Mars à quelques régions aux potentialités moindres.

park.jpg Crédits Charles Cockell / NASA


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Jeudi 13 septembre 2007
La planète Mars a subi quelque 40 âges glaciaires au cours d'une période s'étendant sur les cinq derniers millions d'années, des phénomènes qui expliquent la répartition des glaces dans le sol de la planète rouge, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Nature.

Mars, comme la Terre, a subi au cours de son histoire des changements dans son inclinaison, provoquant des modifications dans l'exposition au Soleil de ses différentes régions, et donc une redistribution de ses zones gelées en permanence. En réalisant une simulation numérique de l'avancée et du recul de la glace dans le sol, Norbert Schorghofer, de l'Université de Hawaï à Honolulu, a mis en évidence, dans le sous-sol, de la glace dans les pores des roches aux latitudes moyennes et une séquence de trois couches aux hautes latitudes : "la couche de glace d'origine résultant du couvert de glace important qui s'est formé lors de précipitations, de la glace dans les roches et du sol sec".

Cette simulation permet de suivre l'évolution de la glace souterraine en fonction des âges glaciaires de la planète, ce qui autorisera, estime le chercheur, une meilleure connaissance de telles périodes froides sur Terre.
Source:le monde

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Jeudi 13 septembre 2007
out juste remis d’une intense tempête de poussière planétaire qui a plongé Mars dans l’obscurité pendant presque deux mois, le robot Opportunity a effectué mardi ses premiers tours de roue sur les pentes du cratère Victoria. Avant de lancer le robot dans une descente à hauts risques, les responsables de la mission du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa réalisent des essais. Ainsi, Opportunity avait comme consigne d’avancer d’environ quatre mètres afin que toutes ses roues soient engagées sur la pente et de s’arrêter si la glissade était trop forte.

De fait, le robot a stoppé sa course alors qu’il avait commencé à reculer de trois mètres et que ses roues avant étaient encore sur la pente. L’équipe va analyser toutes les données transmises par Opportunity avant de poursuivre les opérations et de planifier la descente dans le cratère Victoria.

Ce très ancien cratère d’impact mesure 800 mètres de diamètre. Opportunity a atteint ses pourtours fin septembre 2006 et a roulé plusieurs mois avant de s’installer sur un petit promontoire. Sur les pentes du cratère affleurent des couches géologiques anciennes de la planète Mars que les géologues aimeraient beaucoup étudier, via les instruments d’Opportunity. Si le robot parvient à les atteindre, il n’est pas certains qu’il pourra ressortir du cratère.
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Les deux robots de la Nasa, Spirit et Opportunity, explorent la planète Mars depuis le début de l’année 2004. Le premier a déjà parcouru un total de 7,16 kilomètres, le second de 11,45 kilomètres.


Sciences et Avenir.com
(12/09/07)
NOUVELOBS.COM | 12.09.2007 | 11:44
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