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Vendredi 4 mai 2007
3 mai 2007 -
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- Elle s’appelle CoRoT-Exo-1b, mesure entre 200 et 250 000 km de diamètre et tourne autour de son étoile en 1,5 jour seulement. Mais pour tous les ingénieurs et scientifiques ayant pris part au projet CoRoT, elle est surtout la preuve éclatante que le satellite auquel ils ont consacré tant d’années d’effort fonctionne à merveille, et ne s’arrêtera pas en si bon chemin.
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Transit d’une planète (diminution de la luminosité de l’étoile hôte, quand la planète passe devant elle) observé par Corot. Il s’agit d’une planète géante très chaude. Sa période est de 1,5 jour et son rayon évalué entre 1,5 et 1,8 fois celui de Jupiter. Grâce à des observations spectroscopiques au sol, on a pu mesurer aussi la masse de la planète, soit 1,3 celle de Jupiter. L’étoile hôte est une étoile naine analogue au Soleil.



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- Cette nouvelle venue est ce que les astronomes appellent un « Jupiter chaud », une planète gazeuse surchauffée du fait de la proximité de son étoile. Dotée d’une masse équivalant à 1,3 fois celle de Jupiter, elle tourne autour d’une étoile semblable au Soleil, mais située à plus de 1 500 d’années-lumière de nous.

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- Pour Annie Baglin, investigatrice principale de la mission CoRoT, « la précision des données que nous livre CoRoT est particulièrement impressionnante. La courbe de lumière du transit est si détaillée qu’elle nécessitera des analyses complémentaires. Il n’est pas exclu de pouvoir y distinguer des traces de la lumière de l’étoile se réfléchissant sur la planète, avec la perspective d’en tirer des informations sur son atmosphère. »

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À l’écoute des vibrations des étoiles


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- Mais Corot n’est pas qu’un chasseur d’exoplanètes. Il a aussi la capacité de discerner les infimes oscillations qui viennent déformer la surface des étoiles, tout comme les bouillonnements viennent perturber la surface d’une casserole d’eau portée à ébullition.
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A gauche, la courbe de variation de lumière dans le cas d'une étoile binaire, obtenue par Corot.

  En étudiant ces oscillations (une discipline que les astronomes appellent l’astérosismologie), il est possible de comprendre ce qui se trame sous la surface des étoiles.

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- Et dans ce domaine aussi les nouvelles sont excellentes. Corot a ainsi pu étudier pendant 60 jours consécutifs une lointaine cousine du Soleil, et mettre en évidence la présence de modes d’oscillations de sa surface qui permettront de préciser sa structure interne et son âge.
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Variations d’éclat au cours du temps d’une étoile brillante analogue au Soleil pendant 50 jours continûment. La précision de ces mesures correspond à la limite ultime fixée par la nature quantique de la lumière.
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Analyse spectrale montrant notamment la structure régulière typique des pulsateurs de type solaire. Ces périodes correspondant à des modes d’oscillation de l’étoile seront interprétées pour en déterminer sa structure interne et son âge.
Qu’il s’agisse de la détection d’exoplanètes ou de l’étude des vibrations des étoiles, ces premiers résultats dépassant largement les espérances des scientifiques sont de très bon augure sur la moisson finale de découvertes que devrait permettre de récolter Corot.


Première exoplanète pour COROT

Le satellite français COROT a découvert sa première exoplanète (planète orbitant autour d'une autre étoile que le Soleil) !

Lancé le 27 décembre 2006 et circulant autour de la Terre selon une orbite polaire quasi-circulaire (dont l'altitude varie entre 895 et 906 km), COROT est un projet du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales français) auquel participent également l'ESA (Agence Spatiale Européenne), l'Autriche, la Belgique, le Brésil, l'Allemagne et l'Espagne. Ce satellite a entamé ses observations scientifiques le 3 février 2007.

La première exoplanète détectée par COROT (désignée par le code COROT-Exo-1b) est une géante gazeuse dont le rayon vaut 1,78 fois celui de Jupiter (la plus grande des planètes du Système Solaire). Sa masse serait équivalente à environ 1,3 fois celle de Jupiter.
COROT-Exo-1b boucle en seulement 1,5 jours son orbite autour de son étoile-hôte, une étoile jaune similaire à notre Soleil et située grosso modo à 1500 années-lumière de nous.

La précision inattendue des données récoltées par COROT laisse penser que ce satellite serait capable de détecter des planètes rocheuses, peut-être même aussi petites que notre Terre, et de fournir des indications sur leur composition chimique...

Source : ESA
publié dans : EXOBIOLOGIE
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Vendredi 4 mai 2007
Des astronomes du CfA (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics) ont annoncé avoir découvert la planète extrasolaire en transit connue la plus massive. La planète géante gazeuse, appelée HAT-P-2b (ou HD 147506b), représente plus de huit fois la masse de Jupiter, la plus grande planète dans notre Système Solaire. Sa puissante gravité l'entasse dans une boule légèrement plus grande que Jupiter.HAT-P-2b montre d'autres caractéristiques peu communes. Elle a une orbite fortement ovale qui l'amène à près de 5 millions de kilomètres de son étoile avant de l'emporter trois fois plus loin, à une distance de 15,5 millions de kilomètres. Si l'orbite de la Terre était aussi elliptique, nous ferions une boucle allant presque à Mercure pour pratiquement atteindre ensuite Mars. En raison de son orbite, HAT-P-2b se réchauffe énormément quand elle passe près de l'étoile, puis se refroidit lorsque sa boucle l'éloigne à nouveau. Bien quelle ait une période orbitale très courte de seulement 5,63 jours, c'est la planète de plus longue période connue qui transite, ou passe devant, son étoile hôte.

"Cette planète est si peu habituelle que nous avons d'abord pensé que c'était une fausse alerte - quelque chose qui semblait être une planète mais qui ne l'était pas," commente l'astronome Gaspar Bakos du CfA. "Mais nous avons éliminé chaque autre possibilité, aussi nous savions que nous avions une planète vraiment étrange." Bakos est l'auteur principal d'un article soumis à Astrophysical Journal décrivant la découverte.

HAT-P-2b satellise une étoile de type F, qui est presque deux fois aussi grande et légèrement plus chaude que le Soleil, située à environ 440 années-lumière dans la constellation d'Hercule. Une fois tous les 5 jours et 15 heures, elle passe directement devant l'étoile vue depuis la Terre - une sorte de mini éclipse. Un tel passage donne aux astronomes une occasion unique de mesurer la taille physique d'une planète à partir de la quantité de diminution de luminosité.


Presque une étoile...

Ces mesures de luminosité pendant le passage prouvent que HAT-P-2b fait environ 1,18 fois la taille de Jupiter. En mesurant comment l'étoile vacille pendant que la pesanteur de la planète l'attire, les astronomes ont déduit que la planète contient environ 8,2 fois la masse de Jupiter. Une personne de 75 kilogrammes sur Terre ferait pencher la balance à 1050 kilogrammes, et subirait 14 fois la gravité de la Terre en se tenant à la surface visible (en haut des nuages) de HAT-P-2b.
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L'astronome du CfA et co-auteur Robert Noyes indique: "Toutes les autres planètes en transit connues sont des "Jupiters chaudes". HAT-P-2b est chaude, mais ce n'est pas une Jupiter. Elle est beaucoup plus dense qu'une planète comme Jupiter ; en fait, elle est aussi dense que la Terre bien qu'elle soit principalement faite d'hydrogène."

"Cet objet est proche de la frontière entre une étoile et une planète," ajoute le co-auteur Dimitar Sasselov de Harvard. "Avec 50% de plus de masse, elle aurait pu commencer la fusion nucléaire pendant une courte période."

Une caractéristique étonnante de HAT-P-2b est son orbite fortement excentrique (e=0,5). Les forces gravitationnelles entre l'étoile et la planète tendent à rendre circulaire l'orbite d'une planète rapprochée. Il n'y a aucune autre planète connue ayant à la fois une telle excentricité et une orbite si proche. De plus, toutes les autres planètes en transit connues ont des orbites circulaires.

L'explication la plus probable est la présence d'un second monde situé plus à l'extérieur dont la gravitation influence HAT-P-2b et perturbe son orbite. Bien que les données existantes ne puissent pas confirmer une deuxième planète, elles ne peuvent pas l'exclure non plus.

HAT-P-2b satellise l'étoile HD 147506. Avec la magnitude visuelle de 8.7, HD 147506 est la quatrième étoile la plus lumineuse connue pour héberger une planète en transit, rendant l'étoile (mais pas la planète) visible dans un petit télescope de 75 mm.

HAT-P-2b a été découverte en utilisant un réseau de petits télescopes automatisés connu sous le nom de HATNet, qui a été conçu et construit par Bakos. Le réseau HAT se compose de six télescopes, quatre à l'Observatoire Whipple du Smithsonian Astrophysical Observatory en Arizona et deux à son installation au Submillimeter Array d'Hawaii. En tant qu'élément d'une campagne internationale, le télescope Wise HAT, situé dans le désert de Negev (Israël) a également participé à la découverte. Les télescopes HAT conduisent des observations robotiques par chaque nuit claire, chacune couvrant un secteur du ciel de 300 fois la taille de la Pleine Lune avec chaque exposition. Environ 26 000 observations différentes ont été faites pour détecter les diminutions périodiques d'intensité dues au transit.

Source: Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
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Mercredi 2 mai 2007
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Illustration Crédit & Copyright: Karen Wehrstein
 

 

À quoi peut bien ressembler le lever du jour sur Gliese 581c ? En voici une proposition artistique. Gliese 581c est à ce jour la planète extrasolaire la plus semblable à la Terre jamais détectée et se trouve à 20 années-lumière de nous. Son étoile parente, une naine rouge, est plus petite et plus rouge que notre Soleil, mais Gliese 581c se trouve dans sa zone habitable, où l’eau peut se maintenir durablement à l’état liquide. Bien que cette planète soit très différente de la Terre, tournant bien plus près de son étoile que ne le fait Mercure et contenant une masse équivalant à 5 fois celle de la Terre, elle est un candidat sérieux dans la perspective d’héberger non seulement des océans mais également la vie rendue possible par les océans. Si de futures observations devaient y confirmer la présence d’eau liquide, Gliese 581c deviendrait une destination idéale pour de futurs voyageurs interstellaires partis de Terre. Dans la vue d’artiste ci-dessus, la naine rouge Gliese 581 déchire les brumes matinales d’un paisible océan situé sur sa planète Gliese 581c.

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Samedi 28 avril 2007
Une équipe internationale d'astronomes vient peut-être de mettre la main sur ce que tous les chasseurs d'exoplanètes tentent de découvrir depuis près de 12 ans : une autre « Terre », à savoir une planète potentiellement habitable…

Le « Graal » enfin trouvé ?

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Que d'étapes franchies depuis la découverte en 1995 de la première planète située hors de notre système solaire par l'équipe de l'astronome suisse Michel Mayor ! La méthode de détection utilisée étant d'une redoutable efficacité, beaucoup s'en sont inspirés et le nombre d'exoplanètes identifiées s'est rapidement accru. Des systèmes planétaires complexes – réunissant plusieurs planètes autour d'une même étoile – ont pu être identifiés. La présence d'une atmosphère autour de certaines d'entre-elles a également pu être confirmée. Puis il y a eu la première image

Les premières de ces planètes extrasolaires étaient avant tout des géantes gazeuses, souvent plus massives que Jupiter. Mais au fil du temps, des planètes plus petites ont pu être identifiées. Malgré une masse nettement supérieure à celle de la Terre, quelques unes d'entre-elles sont vraisemblablement de type tellurique, c'est-à-dire possédant une surface solide. Restait malgré tout à dénicher le « Graal » de tout chasseur d'exoplanète : une « Terre », une planète aux caractéristiques proches de la nôtre et potentiellement capable d'abriter la vie.

C'est peut-être chose faite avec la découverte autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) d'une planète pas beaucoup plus grande que la Terre et présentant pour la première fois une température autorisant la présence d'eau liquide à sa surface. Une découverte* réalisée conjointement par l'Observatoire de Genève (comprenant l'équipe de Michel Mayor), le CNRS et le centre d'astronomie de Lisbonne.

* Résultats à paraître dans la revue scientifique Astronomy & Astrophysics.

 

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Une naine rouge, trois planètes

Située à 20,5 années-lumière – dans la proche banlieue du système solaire – l'étoile Gl 581 est une « naine rouge », un astre dont la masse représente moins du tiers de celle du Soleil. « Ce type d'étoile constitue une cible privilégiée pour la recherche d'exoplanètes, explique Xavier Delfosse, astronome à l'observatoire de Grenoble et co-auteur de cette découverte. En raison de leur faible taille et de leur luminosité réduite, les éventuelles planètes qui gravitent autour d'elles sont plus facilement détectables ».

Depuis trois ans et demi, une centaine de ces naines rouges – dont Gl 581 – font ainsi l'objet d'observations régulières grâce au spectrographe de nouvelle génération HARPS du télescope de 3,6 m de l'Observatoire européen austral de La Silla, dans les Andes chiliennes.

QACTU-IMG-PREVIEW.gifl ne s'agit pas dans cette démarche d'obtenir une image – à quelques rares exceptions près, les planètes sont trop éloignées pour être photographiées – mais de mesurer le spectre de l'étoile. Une planète orbitant autour d'une étoile perturbe en effet la vitesse de cette dernière, ce qui se traduit par des décalages périodiques du spectre de l'étoile. Cette méthode dite des « vitesses radiales » est d'ailleurs à l'origine de la quasi-totalité des quelque 229 exoplanètes découvertes à ce jour.

Dans le cas de l'étoile Gl 581, une première planète gazeuse de la taille de Neptune (15 masses terrestres) avait déjà pu être détectée en 2005. En cumulant de nouvelles mesures toujours plus précises, ce sont deux nouvelles planètes qui viennent d'être découvertes autour de cette même étoile : deux planètes telluriques, dont une particulièrement intéressante baptisée Gl 581b.


 

Une « super-Terre »

Gl 581b est la plus petite exoplanète connue à ce jour. Sa taille, estimée d'après les modèles numériques à 1,5 fois celle de notre planète, lui vaut de rejoindre le club très fermé des « super-Terres », dont les membres se comptent actuellement sur les doigts d'une main.

Une année ne dure pas bien longtemps sur cette exoplanète : 13 jours lui suffisent en effet pour boucler une orbite autour de son étoile. Ce qui s'explique en partie par la très faible distance qui sépare la planète de son étoile, 14 fois plus réduite que la distance Terre-Soleil.


 

Compte tenu de cette mesure et du fait que la naine rouge est un corps relativement froid, la température de surface de cette super-Terre peut être estimée entre 0 et 40°C. Si de l'eau existe sur cette planète, elle se trouve donc à l'état liquide, une condition généralement mise en avant pour privilégier le développement de la vie. Et qui sait, peut-être la planète abrite-t-elle un océan...

Encore beaucoup d’incertitudes

Reste que, de l'aveu même des auteurs, beaucoup de ces éléments ne reposent que sur des hypothèses. L'eau est un élément abondant dans l'Univers, certes, mais aucun moyen ne permet pour l'instant de vérifier sa présence effective sur cette petite planète invisible au télescope.

« L'estimation de la température repose également sur l'hypothèse que l'atmosphère de cette planète rocheuse ne développe pas un effet de serre démesuré comme celui de Vénus, souligne Xavier Delfosse. Si tel était le cas, la température de surface pourrait avoisiner plusieurs centaines de degrés ! »

Malgré tout, ces premiers résultats obtenus sur le long terme avec HARPS laissent présager d'intéressantes découvertes dans les mois à venir. « Trouver une planète de la masse de la Terre autour d'une naine rouge est à portée de main », estime ainsi Michel Mayor, co-auteur de cette nouvelle découverte et pionner de la chasse aux exoplanètes.

Quant aux incertitudes, il faudra sans doute d'autres instruments pour les lever. Le satellite d'observation européen Corot qui s'appuie sur une autre méthode de détection (la méthode des transits) est ainsi capable de mesurer avec précision le diamètre de certaines exoplanètes (lorsque la configuration de leur système planétaire s'y prête) et d'obtenir des informations sur leur atmosphère. Mais pour espérer réellement voir ces mondes lointains, il faudra s'armer de patience puisque la mission européenne Darwin – si elle voit le jour – ne sera pas lancée avant 2015.

Source:cite-sciences

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Jeudi 26 avril 2007
Xavier Delfosse, chercheur au Laboratoire d'astrophysique de l'observatoire de Grenoble, codécouvreur du système planétaire de Gl581, une planète qui serait habitable...

Vous estimez que la température de la planète que vous venez de découvrir doit être comprise entre 0°C et 40°C. En l’absence d’observation directe, comment parvenez-vous à ce résultat?

La température que nous donnons est la température d'équilibre de la planète et non la température au sol qui est complètement inconnue. Nous la calculons en supposant que la planète absorbe une certaine quantité de l'énergie de l'étoile la plus proche et qu'elle en renvoie une partie vers l'espace . Il y a un équilibre entre ce qui est reçu et ce qui est renvoyé. Cela permet de calculer une température de la planète,  que nous estimons ainsi entre 0 et 40°C.

Comment savoir la température «réelle», celle qui règne à la surface de la planète?

Pour l’instant, on ne peut pas répondre avec certitude à cette question car, si la planète possède une atmosphère, l’effet de serre complique tout. En plus des échanges d'énergie entre l'étoile et sa planète, on doit tenir compte des échanges entre l'atmosphère et la planète elle-même. En effet, une atmosphère chauffée ne se contente pas de rayonner vers le reste de l'univers, mais aussi vers la planète... On a ainsi une température de surface supérieure à la température d'équilibre.

Sans effet de serre, quelle serait la température d’équilibre sur Terre?


-20°C… La nouvelle planète pourrait donc a priori être plus chaude que la Terre, avec un climat de type tropical. Les hautes latitudes doivent y être plus agréables que l'équateur.

Cette nouvelle planète ne pourrait-elle pas aussi ressembler à Venus?

Pour Venus l’albédo est tel qu'elle réfléchit davantage la lumière du Soleil que la Terre, en raison des nombreux nuages a sa surface. Sa température d'équilibre sans effet de serre n'est donc pas très élevée en regard de sa proximité au Soleil: -40 °C. Mais en raison de ces mêmes nuages l'effet de serre y est énorme et la température au sol s’élève à 462 °C.
Pour la nouvelle planète nous ne connaissons absolument pas de quoi est constituée son atmosphère. Nous ne savons donc pas si l'effet de serre est modéré comme sur la Terre -ce qui donnerait une planète plus chaude que la Terre mais habitable, ou s'il est énorme comme sur Venus - ce qui signifierait une surface trop chaude pour observer de l’eau liquide.

Comment sait-on qu'il s'agit forcément d'une planète rocheuse ou liquide?


Les planètes gazeuses doivent être suffisamment massives pour retenir le gaz. Par exemple, si nous rajoutions une grande masse de gaz dans l'atmosphère de la Terre, il s'échapperait car la gravité terrestre ne serait suffisante pour le retenir. Avec une masse de 5 fois celle de la Terre la gravité de la nouvelle planète n'est pas suffisante pour conserver une énorme couche de gaz comme sur Neptune ou Uranus. La planète est donc soit rocheuse soit liquide car ce sont les deux seules autres possibilités si elle n'est pas gazeuse…

Comment comptez-vous améliorer nos connaissances sur cette planète?


Des études «sur le papier» de cette planète vont maintenant pouvoir être menées, pas forcément par notre équipe. En partant d’hypothèses raisonnables nous allons notamment modéliser le type d'atmosphère que cette planète peut posséder. Ce qui permettra d’évaluer l’effet de serre.

N’est-il pas prévu d’observer directement la planète ou son étoile, avec le satellite Corot par exemple?

Du point de vue observationnel il va être délicat -si ce n'est impossible- d'avoir des informations sur cette planète avant une quinzaine d’années. Nous n'avons pas encore la technologie pour l'étudier en détail. Quand à Corot, il n’observera que des champs d'étoiles préalablement définies; or le système Gl581 n'est pas dans un champ de Corot.
Des mesures de transit –praticables lorsque la planète passe entre l'étoile et nous- vont être tentées avec le satellite Most très prochainement. Mais la probabilité qu'il y ait un tel transit est très faible.

Propos recueillis par Yaroslav Pigenet


20Minutes.fr
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Jeudi 26 avril 2007

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C’est une planète où il fait bon vivre. Parmi les 250 exoplanètes détectées à ce jour dans la Voie lactée, Gl 581c est même la seule sur laquelle il ne fait ni trop chaud, ni trop froid pour que la vie ait une chance de s’y développer. Ce monde, dont la découverte vient d’être annoncée par une équipe franco-suisse, est donc pour les astronomes l’exoplanète la plus excitante qui soit. Et ce d’autant plus qu’elle est l’une de nos plus proches voisines, située à seulement 20,5 années-lumière !

Cinq fois plus massive que la Terre, Gl 581 c affiche un diamètre à peine 1,5 fois plus grand. C’est ainsi l’une des plus petites planètes jamais découvertes à ce jour. Et, comme la Terre, elle circule dans la zone habitable de son étoile, c’est-à-dire à une distance telle que la température permet l’existence d’eau sous sa forme liquide. Toutefois, Gliese 581, la naine rouge autour de laquelle Gl 581c décrit son orbite, est nettement moins massive et chaude que le Soleil. Du coup, sa zone habitable est plus proche d’elle que ne l’est la zone habitable du Soleil. Ainsi, même si elle ne se trouve qu’à 10,7 millions de km de son étoile et boucle une révolution en 13 jours (contre 150 millions de km et 365 jours pour la Terre), cette nouvelle exoplanète est propice à la vie !

Cette découverte majeure est signée de l’équipe du Suisse Michel Mayor, qui utilise le spectrographe Harps, vissé sur le télescope de 3,6 m de La Silla, au Chili, pour détecter des planètes extrasolaires (voir Ciel & Espace de mai actuellement en kiosque). Il y a deux ans, ces mêmes astronomes avaient déjà découvert Gl 581b, une planète de 15 masses terrestres tournant en 5 jours autour de Gl 581. Mais des mesures récoltées en mars ont permis la détection dans le système de deux planètes supplémentaires : Gl 581c, si prometteuse pour la vie, mais aussi Gl 581d, 8 fois plus massive que la Terre et qui tourne autour de l’étoile en 87 jours.

De ces deux nouvelles recrues, c’est bien entendu Gl 581c qui focalise aujourd’hui toutes les attentions. « Il est presque certain que nous avons affaire à une planète rocheuse, indique Michel Mayor, membre de l’équipe et découvreur avec Didier Queloz de la toute première exoplanète en 1995. Il pourrait éventuellement s’agir d’une planète océan, entièrement recouverte par les eaux. Mais une chose est sûre : elle est trop peu massive pour être constituée de gaz. » L’équipe Harps a par ailleurs tenté de déterminer la température à sa surface. Elle a calculé que si son albédo (ou pouvoir réfléchissant) est, comme sur la Terre, de 35%, sa température moyenne avoisine 40°C. Mais si cet albédo est de 50%, alors la température tombe à… 20°C ! Les astronomes cherchent déjà comment en apprendre davantage sur ce monde proche potentiellement porteur de vie.
Source:cieletespace
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Vendredi 20 avril 2007
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La découverte de planètes soeurs de la Terre et de formes de vie dans d'autres systèmes solaires de notre galaxie est probable dans les 20 prochaines années, selon des astrobiologistes américains citant le potentiel des missions scientifiques en cours et en projet.

"Je pense que nous pourrons trouver une planète comme la Terre dans les vingt prochaines années", déclare Margaret Turnbull, une astrobiologiste de la Nasa dans un entretien avec l'AFP.

"Dès que nous aurons les technologies en place capables de détecter des planètes de type terrestre, nous trouverons quelque chose de très intéressant rapidement", ajoute-t-elle notant que de "simples formes de vie comme des microbes ou des plantes ainsi que des animaux rudimentaires pourraient être courants".

Depuis 1995, les astronomes ont découvert à l'aide des télescopes quelque 200 planètes, pour la plupart des géantes gazeuses comme Jupiter, quatre à cinq mille fois plus massives que la Terre et tournant autour d'étoiles lointaines dans la Voie Lactée.

Mais des planètes jumelles de la Terre sont beaucoup trop petites pour être actuellement découvertes.

Leur force gravitationnelle perturbe trop peu le mouvement de l'étoile autour de laquelle elles gravitent pour être détectée, une de deux méthodes pour traquer les exoplanètes, explique Margaret Turnbull. La seconde technique consiste à observer le passage de l'ombre de la planète sur son étoile.

Les missions européenne Corot et américaine Kepler de la Nasa ont "de bonnes chances de trouver quelque chose de très intéressant", ajoute confiante l'astrobiologiste.

Le satellite français Corot, lancé en décembre, est équipé d'instruments de photométrie stellaire lui permettant de chercher des planètes de taille moyenne proches de celles de notre système solaire.

Corot va scruter 120.000 étoiles dans la Voie Lactée --qui en compte plus de 400 milliards-- et sera suivi dans cette quête fin 2008 par la sonde américaine Kepler, dotée d'instruments encore plus sensibles.

Son photomètre pourra repérer une planète de la taille de la Terre passant devant une étoile pendant quelques heures.

Cependant, pour une observation directe d'une exoplanète de type terrestre, il faudra attendre le Terrestrial Planet Finder (TPF) de la Nasa consistant en deux supers télescopes spatiaux, dont le lancement est prévu au plus tôt en 2016, si un budget suffisant est alloué. L'Agence spatiale européenne a également son projet Darwin pour 2015.

Il s'agit d'une flottille de petits télescopes spatiaux formant un puissant interféromètre pour analyser l'atmosphère des exoplanètes.

Mais la tâche est ardue, explique John Trauger, un astronome du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. C'est comme si on cherchait une luciole à proximité d'un phare de voiture allumé, dit-il.

Ce chercheur vient de mettre au point une technique éliminant les reflets lumineux éblouissants de l'étoile pour bien distinguer une planète tournant autour.

"C'est au moins mille fois plus efficace que ce qui avait été testé jusqu'à présent", assure John Trauger dont l'étude paraît dans la revue Nature du 12 avril.

Margaret Turnbull a sélectionné cinq étoiles parmi les 120.000 objets de la recherche, dont les caractéristiques sont très similaires de celles de notre soleil et qui pourraient avoir des planètes habitées.

Elle a cité l'étoile 16 Sco dans la constellation du Scorpion, près du centre de la Voie Lactée, qui est quasi la jumelle de notre soleil.

La recherche de signaux émanant de sources intelligentes est conduite par le SETI "Search for Extraterrestrial Intelligence", organisation privée créée par le célèbre astronome américain Carl Sagan décédé en 1996.

Le SETI est financé par des fonds privés émanant surtout du co-fondateur de Microsoft Paul Allen qui a donné son nom au super radiotéléscope en construction formé de 350 antennes.

© 2007 AFP
publié dans : EXOBIOLOGIE
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Vendredi 13 avril 2007
L'oxygène moléculaire a longtemps été considéré comme un composant potentiel important et abondant dans les nuages moléculaires. Pourtant les recherches menées depuis plus de vingt ans n'avaient pas réussi à le détecter. Une équipe internationale à laquelle participent des astronomes de l'Observatoire de Paris, vient enfin de détecter la raie fondamentale de O2 avec le satellite Odin, qui porte un télescope sub-millimétrique de 1,1m de diamètre, et un récepteur dédié à la raie à 119 GHz fondamentale de l'oxygène moléculaire. L'abondance déduite de O2 est mille fois inférieure aux premières attentes.
L'oxygène est l'élément le plus abondant dans le cosmos après l'hydrogène et l'hélium. Il est deux fois plus abondant que l'élément suivant, le carbone. On s'attend donc à ce que des espèces comme O (l'oxygène atomique), OH (le radical hydroxyle), H2O (l'eau) et O2 (le dioxygène ou oxygène moléculaire) soient abondantes dans le gaz interstellaire. Si les 3 premières ont bien été détectées dans le milieu interstellaire, la molécule O2 ne l'était toujours pas jusqu'à aujourd'hui. Pourtant la molécule voisine CO (monoxyde de carbone) est couramment observée et sert même de traceur pour l'hydrogène moléculaire H2 invisible à basse température. Pourquoi ?

Notre atmosphère étant pleine d'oxygène moléculaire, les télescopes au sol sont totalement aveuglés dans ce domaine de fréquences correspondant aux raies de O2. Diverses stratégies pour contourner ce problème existent (observer des molécules isotopiques comme O18O, qui ne saturent pas les récepteurs, observer des sources extragalactiques très lointaines pour bénéficier de leur décalage vers le rouge, en dehors des fréquences bloquantes de l'atmosphère, utiliser des avions ou des ballons, etc.) mais le mieux est de disposer d'un satellite pour observer la molécule O2 en se plaçant au-dessus de l'atmosphère.

La première raie de l'oxygène moléculaire a été détectée par le satellite Odin
dans le nuage moléculaire Rho Oph A, dans la constellation du Serpent

 C'est ce que viennent successivement de faire deux groupes, le premier, américain, a lancé un petit satellite, SWAS, chargé de mesurer l'eau et le dioxygène dans l'espace suivi par un deuxième, deux fois plus gros, Odin, construit par 4 pays (la Suède, la France, la Finlande et le Canada) dont les buts principaux étaient les mêmes mais avec des possibilités plus étendues. En particulier, Odin est équipé d'un récepteur dédié uniquement à la recherche de l'oxygène moléculaire dans sa raie d'émission fondamentale (a priori la raie la plus intense dans les milieux de température inférieure à 100 K). Odin vient enfin de rencontrer le succès en détectant cette raie dans la direction d'un gros nuage moléculaire proche de nous, Rho Oph A, dans la constellation du Serpent.

Les recherches de la molécule O2 remontent au début des années 80. Rapidement, il fallut déchanter car la molécule supposée très abondante n'apparaissait pas, malgré l'amélioration continue de la sensibilité des récepteurs. Il y eut plusieurs fausses alertes.

Cette première détection suggère que l'abondance de O2 est 1000 fois plus faible qu'attendue mais ce n'est qu'une estimation préliminaire. La résolution angulaire du satellite étant assez faible (à peu près dix fois plus mauvaise que celle de l'oeil humain), on ne sait pas exactement où se trouve la source d'émission dans la direction visée. Des observations à plus haute résolution seront faites par Herschel, le prochain satellite qui devrait être lancé dans l'espace par l'ESA en 2008.
Source et illustrations: Observatoire de Paris et Alex Mellinger. D.R.
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Jeudi 12 avril 2007

Un astrophysicien a découvert de l'eau, un élément essentiel à la vie, sur une planète située hors du système solaire. C’est la première fois dans l’histoire de l’astronomie, qu’un astrophysicien arrive en évidence qu’il y a de l’eau sur une planète située hors de notre système solaire.

La présence d'eau a en effet été détectée pour la première fois sur une planète qui se trouve hors de notre système solaire, une exoplanète, selon un astronome américain. Travis Barman, qui est astronome à l'observatoire Lowell de Flagstaff, en Arizona, affirme que de la vapeur d'eau a été trouvée dans l'atmosphère d'une planète de type gazeuse, semblable à Jupiter. Cette planète a été provisoirement nommée HD 209458b, d'après le dieu égyptien Osiris.
C’est une exoplanète en orbite autour de l'étoile HD 209458 dans la constellation du Pégase, à quelque 150 années-lumière de notre système solaire. Son année dure 3,5 jours terrestres et la température à sa surface est estimée à environ de 1.000°C. Sa masse est environ deux cents fois celle de la Terre, ce qui pourrait en faire une géante gazeuse.
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Ce 11 mars 2007, Travis Barman, astronome à l'observatoire Lowell de Flagstaff, en Arizona, à annoncé la découverte de vapeur d'eau dans l'atmosphère de cette exoplanète, alors que différents scientifiques avaient affirmé en février qu'ils étaient incapables de prouver la présence d'eau dans l'atmosphère de cette planète située à quelque 150 années-lumière de notre système solaire.

En effet, cette nouvelle étude sur la présence de vapeur d’eau sur HD 209458b contredit les conclusions publiées il y a deux mois par l’astrophysicien Jeremy Richardson. En se basant sur des observations dans l’infrarouge effectuées avec le télescope spatial Spitzer, cette première équipe n’avait pu réussi à mettre en évidence la présence éventuelle d’eau dans l’atmosphère Osirienne, découverte en 1999, planète sur laquelle Hubble avait découvert du sodium en 2001, de l’hydrogène dans son atmosphère et 2003, et, pour la première fois pour une planète située au delà de notre système solaire, les scientifiques avaient détecté de l'oxygène et du carbone dans son atmosphère en 2004.

Alors y a t-il une vie extraterrestre ? Pour Travis Barman les géantes gazeuses comme Jupiter ou cette exoplanète sont peu susceptibles d'abriter des formes de vie, contrairement aux planètes rocheuses comme la Terre.

L'observatoire Lowell a fait connaître cette découverte de vapeur d’eau dans l’atmosphère de l’exoplanète HD 209458b dans le Magazine astrophysique. Les recherches sont soutenues par l'agence spatiale américaine, a précisé l'observatoire.

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Mercredi 11 avril 2007
exoplanetes-etoiles-doubles-2.jpg Une équipe de chercheurs a utilisé le télescope spatial Spitzer pour effectuer une étude portant sur la présence d'exoplanètes dans les systèmes binaires (possédant deux étoiles). Les conclusions de cette étude montrent que les planètes extrasolaires sont aussi fréquentes dans ce type de systèmes que dans les systèmes à une étoile comme notre système solaire.

Les astronomes n'ont pas observé les planètes à proprement parler mais les disques d'accrétion présents autour des étoiles, preuves qu'un processus de formation planétaire a eu lieu, condition indispensable à la naissance de planètes. 40% des systèmes binaires posséderaient ainsi des disques d'accrétion, soit une proportion un peu plus élevée que pour les systèmes simples, et cette proportion augmente encore (60%) lorsque les deux étoiles sont très peu éloignées (moins de trois unités astronomiques). L'Univers étant à moitié peuplé de systèmes binaires, cette étude vient encore augmenter le nombre probable d'exoplanètes existantes.
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