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EAU-EAU SUR MARS LA PREUVE ULTIME ENFIN ?

EAU-EAU SUR MARS LA PREUVE ULTIME ENFIN ?

MARSIS envoie des impulsions radars qui pénètrent la surface et les calottes glaciaires de la planète, puis mesure la propagation des ondes radioélectriques et leur retour vers la sonde. Les réflexions sur les caractéristiques de la sous-surface fournissent aux scientifiques des informations sur ce qui se trouve sous la surface. De mai 2012 à décembre 2015, Roberto Orosei et ses collègues ont utilisé MARSIS pour étudier une région appelée Planum Australe, située dans la calotte glaciaire méridionale de Mars. Ils ont obtenu 29 séries d’échantillons radar, cartographiant une zone présentant un très fort changement du signal radar associé, à environ 1,5 kilomètre sous la surface de la glace et s’étendant latéralement sur environ 20 kilomètres. 

 

Le profil radar de cette zone est similaire à celui des lacs d’eau liquide trouvés sous les calottes glaciaires antarctiques et groenlandaises sur Terre, ce qui suggère qu’il y a un lac sous-glaciaire à cet endroit sur Mars. Même si la température devrait être inférieure au point de congélation de l’eau pure, Orosei et al. estiment que les sels dissous de magnésium, de calcium et de sodium, connus pour être présents dans les roches martiennes, pourraient être dissous dans l’eau pour former une saumure. Avec la pression de la glace sus-jacente, cela réduit le point de fusion, permettant au lac de rester liquide, comme cela se produit sur Terre.

Sources
1.
Radar evidence of subglacial liquid water on Mars. Science. 10.1126/science.aar7268″ target=”_blank” rel=”noopener noreferrer”>http://dx.doi.org/10.1126/science.aar7268. Published July 25, 2018. Accessed July 25, 2018.
 
 
 
 
 
 

 L’étude s’appuie sur les données récoltées par la sonde Mars Express, envoyée par l’Agence spatiale européenne en juin 2003 pour étudier la surface, l’atmosphère et le sous-sol de la planète. 

Les chercheurs ont assuré à The Verge qu’ils avaient écarté toutes les autres possibilités, et en concluent qu’un lac se cache sous ce glacier. « Je suis à cours d’idées pour expliquer cela d’une autre manière qui ne serait pas l’eau », assure Roberto Orosei, chercheur à l’Institut national d’astrophysique, et à la tête de l’équipe qui a fait cette découverte.