Catégories

Rechercher

Commentaires Récents

Images Aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Dimanche 6 avril 2008
Le rover Opportunity, explore Victoria depuis plusieurs mois maintenant. Chemin faisant, les ingénieurs du JPL lui ont fait lever les yeux (électroniques) au ciel, de sorte à étudier l'atmosphère de la région. Une fois encore, le rover a observé quelques nuages de haute altitude, semblables à des cirrus terrestres, et composés principalement de cristaux de glace d'eau.

C'est l'occasion pour les climatologues, d'en apprendre un peu plus sur les conditions atmosphériques et météorologiques de Mars. C'est aussi l'occasion d'étudier les variations quotidiennes de la météo mais aussi les variations pendant les saisons, qui passent et qui ne se ressemblent pas.
 
Ainsi, ils tentent notamment de comprendre comment la vapeur d'eau est transportée autour de la planète. Sur Mars, une planète extrêmement froide, le givre au sol est chauffé par lumière du Soleil et peut rapidement se transformer en vapeur puis s'élever dans l'atmosphère et se refroidir très vite pour former à nouveau des cristaux de glace, se composer en nuages ou précipiter au sol en une fine pellicule blanche.

Mais les scientifiques étudient également la vitesse et la direction des vents, en se basant sur les mouvements des nuages...

En attendant qu'un astronaute puisse un jour s'asseoir par terre, contempler le ciel martien et regarder les nuages passer en levant les yeux vers le ciel pour peut-être y voir un petit point bleu scintiller, le rover Opportunity continue sa mission, d'une longévité absolument stupéfiante !

© Images : NASA/JPL-Caltech/Cornell/ASU/Texas A&M/Navigation camera.

Source:planete-mars.com


publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Dimanche 23 mars 2008
Promethei Planum, une région martienne des hautes latitudes australes, est recouverte saisonnièrement d'une très épaisse couche de glace. Par endroit, on l'estime même à plus de 3.500 mètres d'épaisseur.

Le 22 septembre 2005, la sonde européenne Mars Express a imagé cette région tout à fait exceptionnelle par la beauté ds paysages qu'elle présente. Nous sommes vers 76°S par 105°E.
Image0812b.JPG




























Sur ce cliché HRSC, on observe un paysage complexe dont un cratère d'impact d'environ 100 km de diamètre et de 800 mètres de profondeur. L'intérieur de cette structure d'impact est partiellement
recouvert de glace.
Image0812a.JPG
publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Vendredi 21 mars 2008

PASADENA, Californie — Une sonde a détecté sur Mars ce qui semble bien être d'anciens dépôts de sel dans une région montagneuse du sud de la planète.

La présence de traces de sel est un élément important car ces dépôts indiquent de l'eau a un jour traversé les régions dans lesquelles ils se trouvent. Selon les scientifiques, ces dépôts se sont probablement formés il y a entre 3,5 et 3,9 milliards d'années, peut-être après que de l'eau souterraine eut affleuré à la surface du sol et se fut évaporée, laissant derrière elle les empreintes minérales.

Comme les dépôts étaient éparpillés sur quelque 200 sites dans cette région du sud de Mars, il est peu probable qu'ils soient les vestiges d'un océan, observent cependant les scientifiques dans leur article à paraître vendredi dans la revue "Science".

Ces dépôts de sel ont été détectés par la sonde de la NASA Odyssey, en orbite autour de Mars. Odyssey s'est servie de sa caméra à imagerie thermique pour scanner la surface de la planète.

publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 8 mars 2008
Une équipe de scientifiques a peut-être définitivement enterré l'hypothèse selon laquelle les ravines martiennes sont des écoulements d'eau liquide. C'est d'autant plus difficile à accepter que leur aspect incite à les regarder comme tels.
03g.jpgDepuis la première ravine vue en 1997, le rythme de leur découverte s'est accéléré non pas à cause d'une recrudescence du phénomène mais tout simplement parce que les sondes qui tournent autour de Mars sont capables de voir des détails toujours plus petits. En 1997, MGS avait une résolution de 1,5 mètre par pixel contre 27 cm pour MRO aujourd'hui !



Pour expliquer leur formation, plusieurs scénarii ont été avancés. En 1999, les images de MGS incitaient à penser qu'ils s'agissaient d'écoulements d'eau liquide. Hypothèse rapidement abandonnée au profit d'une qui semble mettre tout le monde d'accord. Du dioxyde de carbone geler se sublimerait lorsque l'air ambiant se réchauffe, laissant place à une couche de glace d'eau qui finit par fondre et trace les ravines en question.

Les autres théories acceptées font état de paquets de neige, de nappes phréatiques très peu profondes (moins de 300 mètres), voire à fleur de terre, de dioxyde de carbone fluide ou encore d'eau réchauffée et mélangée à beaucoup de cailloux, un phénomène d'érosion ou un phénomène d'inclinaison et de chauffage local des parois.

La seule chose que l'on soit certain, c'est que leur formation est toute récente (à l'échelle géologique de la planète) et qu'elles sont formées par quelque chose de fluide dont l'élément fluidisant ressemble à s'y méprendre à de l'eau. Peut-être une sorte de saumure salée (sulfate). Précisons également que ces écoulements prennent leur source sous la surface ce qui signifie qu'ils ne sont pas provoqués par un épisode venteux important ou encore la chute de débris agissant en quelque sorte comme un effet boule de neige.

Pour leur étude, les scientifiques ont utilisé les images acquises par la sonde de la NASA Mars Reconnaissance Orbiter équipé de la caméra la plus puissante jamais mise en orbite autour de Mars (Hirise). Cette caméra fournit les images de la surface les plus détaillées jamais vues par les spécialistes.




04g.jpg

Avalanche de débris granulaires secs

Ils ont basé leur travail sur l'analyse de ravines présentes sur les parois d'un cratère de la région Centauri Montes et dont l'aspect est similaire à celles sur lesquelles 'est basé le travail de Michael Malin, le concepteur de la caméra de MGS, pour suggérer qu'il s'agissait d'écoulements d'eau liquide (1999).


























Avec une résolution de l'ordre du centimètre, l'analyse des sols, c'est-à-dire leur nature et leur composition, en devient plus facile. Une facilité d'autant plus pertinente qu'une résolution aussi élevée permet de faire de la planétologie comparée dans d'excellentes conditions, limitant de fait les erreurs d'interprétation, bien qu'elles soient toujours possibles.02g.jpg

Pour déterminer la nature de ces écoulements, les scientifiques se sont appuyés sur les images Hirise mais ont également transposé à Mars des modèles de physique fondamentale de façon. Ils ont tout simplement comparée le comportement d'écoulements d'eau liquide et de petites avalanche de débris granulaires secs comme du sable ou du gravier.

Et bien très clairement il en ressort qu'il ne peut s'agir que de débris granulaires secs. Cependant, les scientifiques n'écartent pas l'idée de flux de boue très épaisse contenant environ 50 à 60 % de sédiments. Ces boues auraient une consistance semblable à la mélasse ou de lave chaude.
01g.jpg
D'autres expériences de ce type sont prévues

Premières ravines

Les premières ravines martiennes sont découvertes en décembre 1997 quand la sonde Mars Global Surveyor envoie une série d'images d'un cratère de 50 km de diamètre situé dans la région de Noachis Terra. Cratère des plus anodins de sorte que les scientifiques s'attendaient à ne rien voir d'exceptionnel. Et pourtant, sur ses parois quelle surprise de découvrir des écoulements en forme de V, formant des ravines s'étirant, pour

certaines, jusqu'au plancher du cratère !
Source:flashespace/Crédits NASA / JPL / University of Arizona
publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mardi 4 mars 2008
Lancé en août 2007, le lander Phoenix doit se poser sur Mars le 25 mai 2008. La trajectoire de 3 sondes en orbite autour de Mars est en cours de modification de façon à ce qu'elles se trouvent au-dessus de Phoenix au moment de son atterrissage.

Atterrissages difficiles

Les atterrissages sur Mars sont toujours difficiles. Depuis le début de l'exploration robotique de cette planète, 1 sonde sur 2 s'écrase en moyenne contre. Le plus ennuyeux, c'est que dans la plupart des cas on ne sait pas ce qu'il sait passé !

La NASA a donc mis en place de nouvelles normes pour la couverture d'engins robotiques en situation d'atterrissage. Si pour une raison ou une autre Phoenix devait échouer dans sa tentative d'atterrissage, la présence de 3 sondes au-dessus devrait permettre à la NASA de récupérer suffisamment de données pour comprendre ce qui s'est passé.

Les données transmises par Phoenix seront relayées à la Terre pendant les phases de la rentrée atmosphérique, de la descente et de l'atterrissage. Si tout se déroule comme prévu, la transmission de l'information se poursuivra pendant une minute après l'atterrissage du module à la surface de la planète.

Les trajectoires de MRO, Mars Odyssey (NASA) et de la sonde européenne Mars Express ont été modifiées de façon à ce que ces 3 sondes trouvent au-dessus de Phoenix au moment de son atterrissage et soient en mesure de capter les signaux lorsque le lander entrera dans l'atmosphère martienne le 25 mai 2008.

Même les rovers Spirit et Opportunity de la NASA ont participé aux préparatifs en simulant les transmissions de Phoenix aux autres orbiteurs à des fins d'essais.

Dans l'atmosphère

Phoenix entrera dans les couches supérieures de l'atmosphère martienne à la vitesse de 5,7 kilomètres à la seconde. Pendant les sept minutes qui suivront, il aura recours à la friction de son bouclier thermique, à un parachute, puis à des rétrofusées pour ralentir sa course à une vitesse d'environ 2,4 mètres à la seconde avant de se poser sur ses trois pattes.

Odyssey, qui est normalement orienté vers le bas, sera incliné de sorte que son antenne fonctionnant dans la bande UHF soit pointée vers le module Phoenix lors de la phase de descente. La sonde recevra les informations de Phoenix, puis les transmettra immédiatement vers la Terre au moyen d'une antenne à gain élevé plus puissante. En guise de précaution, les deux autres orbiteurs, soit Mars Reconnaissance et Mars Express, enregistreront les signaux transmis par Phoenix durant sa descente pour s'assurer que toutes les données sont captées, puis ils transmettront le fichier complet vers la Terre après l'atterrissage du module.

Au sol

Le soutien fourni à la mission Phoenix englobe également l'examen continu des sites d'atterrissage possibles. Une fois que l'engin aura touché le sol, l'appui portera sur la transmission des communications entre Phoenix et la Terre pendant les trois mois de sa mission. De plus, des stations terriennes de la NASA et de l'Agence spatiale européenne effectuent divers calculs pour déterminer la trajectoire de Phoenix avec une très grande précision.

Notez que le choix d'un site d'atterrissage est toujours un compromis entre d'une part les désirs des scientifiques vis à vis d'une région particulièrement intéressante et d'autre part la volonté des ingénieurs de disposer d'un terrain permettant un atterrissage pratiquement sans risque, dans le but évident d'éviter la destruction de la sonde.

flashespace.com
publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Mardi 4 mars 2008

WASHINGTON - La sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a pris fortuitement les premières images d'une série d'avalanches de glace et de poussière près du pôle nord de la Planète rouge, a annoncé lundi la Nasa.PSP_007338_2640_hires.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'image très détaillée montrée par l'agence spatiale américaine a été prise par le MRO le 19 février et est l'une des quelque 2.400 rendues publiques lundi.

"Cela m'a surpris", a dit dans communiqué Ingrid Daubar Spitale, de l'Université d'Arizona (sud-ouest), chargée de pointer les caméras du MRO.

"C'est vraiment formidable d'observer quelque chose de dynamique sur Mars où presque tout ce que l'on voit n'a pas changé depuis des millions d'années", a-t-elle ajouté.

Les objectifs de la sonde qui orbite Mars sont braqués sur des endroits sélectionnés de la planète pour traquer les changements saisonniers et la principale cible de la caméra le 19 février n'était pas sur cette pente raide où les avalanches ont été photographiées.

"Nous étions à la recherche d'indices de changement printanier d'une couche de dioxyde de carbone (CO2) gelé recouvrant des dunes", a dit Candice Hansen, un des scientifiques de la mission du MRO au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena en Californie (ouest).

"Et découvrir ces avalanches était totalement inespéré", a-t-il ajouté.

L'image entière montre des détails aussi petits qu'un bureau sur une bande de terrain de 5,7 kilomètres de large sur plus de 50 kilomètres de long.

Des couches géologiques rougeâtres, connues pour être riches en glace d'eau, forment la face d'une pente raide de plus de 760 mètres de hauteur.

"Nous ne savons pas ce qui a déclenché ces glissements", a indiqué Patrick Russell, de l'université de Berne en Suisse et un des collaborateurs de l'équipe scientifique du MRO.

"Nous prévoyons de prendre plus d'images du site à travers les changements de saisons martiennes pour déterminer s'il y a des avalanches toute l'année ou s'ils se produisent seulement au début du printemps.

Il y a plus de glace que de poussière dans les matériaux qui a glissé du haut de la pente, selon ces scientifiques.

Et prendre des images de ce site au cours des prochains mois pour saisir tout changement du nouveau dépôt à la base de la pente devrait permettre de déterminer la proportion de glace, ont-ils expliqué.

"Si les blocs de glace se détachent de la pente et tombent, nous espérons que l'eau qui sera libérée se changera de son état solide en gaz", a expliqué Patrick Russel.

"Ces observations pourraient nous aider à mieux comprendre une partie du cycle de l'eau sur Mars", a-t-il ajouté.

(©AFP / 04 mars 2008 06h25)

publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 1 mars 2008

En 1976, une image de Mars prise par la sonde spatiale Viking 1 fait sensation : on y distingue une formation rocheuse évoquant irrésistiblement un visage humain ! Fantaisie de la nature ou vestige archéologique ? La polémique est aujourd’hui close.


-
-
-
-

Le visage de Mars vu par les sondes spatiales depuis 1976


Lorsqu’elle rend public cette image en juillet 1976, la NASA prend bien soin de préciser qu’il s’agit d’un relief fortement érodé sur lequel la lumière rasante d’une fin d’après-midi a projeté des ombres trompeuses. Mais l’explication ne convainc pas tout le monde : l’imagination fertile de certains les amène à y voir l’œuvre colossale (300 m de hauteur, et presque 3 km de long pour 2 de large !) d’une antique civilisation martienne.

En juillet dernier, la sonde européenne Mars Express photographie à son tour le « visage » de Mars. En l’espace de 30 ans, les caméras des sondes spatiales ont fait des progrès extraordinaires. Là où, en 1976, Viking ne distinguait pas de détail inférieur à 45 m, Mars Express scrute aujourd’hui la même région à une résolution de 13,7 m. De plus les chercheurs sont capables de traduire ces données en de spectaculaires vues en perspective. Sous le regard d’aigle de Mars Express, le masque tombe, et le visage de Mars apparaît pour ce qu’il est : une colline très abîmée par l’érosion et les glissements de terrain.

La vérité n’était donc pas ailleurs. Elle attendait simplement que les sondes spatiales aient des « yeux » assez perçants pour se dévoiler …
Source:CNES

Le visage » fait son apparition en 1976


tn_300-230906-3253-6-vk1-Cydonia_H.jpg

L’illusion du « visage de Mars » vue par Viking 1

L’un de ces massifs résiduels est devenu célèbre en tant que « visage de Mars » sur une image prise le 25 juillet 1976 par l’orbiteur de la sonde américaine Viking 1.

Quelques jours plus tard, le 31 juillet 1976, un communiqué de presse de la NASA faisait mention d’une formation « ressemblant à une tête humaine ». Toutefois, les scientifiques de la NASA avaient déjà correctement interprété l’image comme résultant d’une illusion d’optique causée par l’angle d’illumination du Soleil, la morphologie de la surface de la formation et les ombres portées, qui donnaint l’impression que le massif comportait des yeux, un nez et une bouche.

En dépit de cela, le « visage de Mars » a été au coeur d’une vague de spéculation sur les origines et les significations de possibles structures artificielles sur la Planète Rouge, le « visage » lui-même devenant le sujet le plus largement débattu.

Pour quelques passionnés, l’ensemble des structures proches a même été considéré comme un paysage artificiel, avec de possibles pyramides, voire une cité désagrégée. L’idée que la planète ait pu, à une époque, abriter des êtres intelligents a depuis lors inspiré l’imagination de nombreux passionnés de Mars, et a été à l’origine d’une littérature pléthorique, plus ou moins sérieuse, allant d’articles dans la presse à des oeuvres de science-fiction et d’innombrables sites sur Internet.

Néanmoins, l’interprétation scientifique formelle n’a pas changé : le prétendu « visage » n’a jamais été qu’une interprétation par l’imagination humaine d’une surface fortement érodée.

Il a fallu attendre avril 1998 et la confirmation par de nouvelles données collectées par la Mars Orbiter Camera, à bord de l’orbiteur Mars Global Surveyor de la NASA, pour que le mouvement de spéculation populaire sur la vraie nature du « visage » ne s’essouffle. D’autres données, recueillies en 2001 par le même orbiteur n’ont fait que confirmer cette conclusion.

Cydonia - Le visage de Mars

visage_mars_60.jpg
La sonde Mars Express de l’ESA a recueilli des images de la région martienne de Cydonia, rendue célèbre par le fameux « visage de Mars ». Parmi les photos prises par la Caméra Stéréo à Haute Résolution (HRSC) figurent quelques-unes des vues les plus spectaculaires jamais renvoyées de Mars.


D’avril 2004 à juillet 2006, plusieurs tentatives de photographier la région de Cydonia n’avaient pas donné de résultats satisfaisants en raison de l’altitude de survol et de la présence de poussières ou de brumes dans l’atmosphère. Il a donc fallu attendre le 22 juillet dernier pour que la caméra HRSC à bord de Mars Express puisse enfin réaliser une série de prises de vues qui montrent le fameux « visage de Mars » avec un niveau de détail sans précédent.

Les données ont été recueillies au-dessus de la région de Cydonia au cours de l’orbite n°3253, avec une résolution au sol d’environ 13,7 mètres par pixel. La région de Cydonia se situe approximativement par 40,75° Nord et 350,54° Est.
tn_311-230906-3253-6-3d5-Cydonia_L.jpg
« Ces images de la région martienne de Cydonia sont vraiment spectaculaires », estime le Dr. Agustin Chicarro, chef de projet scientifique de la mission Mars Express à l’ESA. « Non seulement elles nous apportent une vision complètement nouvelle et détaillée d’un site célèbre auprès des amateurs de mythes spatiaux du monde entier, mais elles nous donnent aussi un impressionnant aperçu en gros plan d’une zone d’un grand intérêt pour les géologues planétaires. De plus, elles démontrent à nouveau les capacités exceptionnelles de la caméra de Mars Express. »

Cydonia se situe dans la région martienne d’Arabia Terra et appartient à la zone de transition entre les hautes terres méridionales et les vastes plaines du nord de la planète. Cette transition se caractérise par de larges vallées parsemées de débris ainsi que des monticules résiduels isolés de tailles et de formes variées.

tn_312-230906-3253-6-3d6-Cydonia_L.jpgLe « visage de Mars », dans la région de Cydonia, en perspective

Sur le massif du « visage », on peut distinguer de tels glissements de terrains caractéristiques ainsi qu’une ébauche de « tablier ».

D’anciens « tabliers de débris » de plus grande taille pourraient avoir été recouverts plus tard par des coulées de lave dans les régions voisines. La façade ouest du « visage » a glissé au bas de la pente sans perdre sa cohésion. La zone de décrochement est matérialisée par un long escarpement qui s’étend du nord au sud. Les résultats d’une grande sape – un glissement des rochers vers bas de la pente – sont également visibles au pied des structures en forme de pyramides.


D’anciens « tabliers de débris » de plus grande taille pourraient avoir été recouverts plus tard par des coulées de lave dans les régions voisines. La façade ouest du « visage » a glissé au bas de la pente sans perdre sa cohésion. La zone de décrochement est matérialisée par un long escarpement qui s’étend du nord au sud. Les résultats d’une grande sape – un glissement des rochers vers bas de la pente – sont également visibles au pied des structures en forme de pyramides.

D’avril 2004 à juillet 2006, la caméra HRSC a recueilli des données sur la région de Cydonia à de nombreuses occasions.

Malheureusement, les survols à haute altitude n’ont permis des prises de vues qu’à faible résolution (orbites n°0262, 2533 et 2872) tandis que la présence de poussières et de brumes dans l’atmosphère martienne ont sérieusement réduit la qualité des données recueillies (orbites n°1216 et 2872), si bien qu’il avait été impossible jusque-là d’acquérir une imagerie de bonne qualité au-dessus de Cydonia.
tn_307-230906-3253-6-3d1-Cydonia_L.jpgLes « pyramides » et le « crâne » de la région de Cydonia, vus en perspective

Le 22 juillet, la chance a enfin été au rendez-vous au cours de l’orbite n°3253 et une large partie de la région de Cydonia a pu être photographiée par la caméra HRSC à la meilleure résolution possible et en 3D.

En fait, en plus du célèbre « visage » et des « pyramides », une structure naturelle dont la forme évoque un crâne apparaît également sur quelques unes des images réalisées par Mars Express.

Ainsi que le disait le célèbre scientifique, vulgarisateur et écrivain Carl Sagan : « L’imagination nous emmènera souvent vers des mondes qui n’existent pas, mais sans elle nous n’irions nulle part. »
Source:science.gouv.fr

"Visage sur Mars"

 

Comparaison de l'ancienne et mystérieuse image du "Visage sur Mars" prise par Viking en 1976 avec une nouvelle image acquise le 5 Avril 1998 par Mars Global Surveyor (MGS), sous une meilleure résolution. Le "Visage sur Mars" se trouve dans la région de Cydonia.

Dans le comparatif ci-dessous, la meilleure image prise par Viking a été agrandie de 3,3 fois sa résolution originale et l'image de la caméra MOC (Mars Orbiter Camera) de MGS a de même été réduite 3,3 fois afin de créer deux images d'environ la même taille. De plus, les images de la MOC ont été géométriquement transformées en une projection plus verticale pour une comparaison plus aisée avec l'image de Viking. L'image de gauche est une portion de la trame 070A13 de Viking Orbiter 1, celle du milieu est une portion de la trame 22003 de la MOC vue normalement, et l'image de droite est la même trame mais avec un contraste inversé (c'est à dire, les structures claires sont forcées à apparaître claires et inversement) pour simuler les conditions approximatives d'éclairage de l'images de Viking.
compareb.jpg

 

 

 

 

22.09.06 Spectaculaires images de Cydonia (Mars Express revisite le Visage de Mars)
 
Vous avez sans aucun doute entendu parler du Visage de Mars, cette structure géologique qui apparaît pour la première fois en 1976 sur un cliché pris par l'orbiteur Viking 1 à une altitude de 1873 km. Si la plupart des scientifiques et la NASA on toujours su qu'un jeu d'ombre et de lumière était à l'origine de cette forme de Visage, nombreux sont ceux qui ont pensé que Cydonia était les restes d'une ancienne civilisation et d'aucun y voyaient même des structures artificielles comme des pyramides et autres anciennes cités.

Bref, malgré les dénégations de la NASA, le doute s'est même installé dans l'esprit de certains scientifiques renforçant de fait ceux qui voulaient croire à l'établissement d'une ancienne civilisation sur la planète rouge.

Mais bon, en 1998, puis en 2001 des vues de la région acquises par la sonde Mars global Surveyor ont montré qu'en aucun cas il ne s'agissait d'un Visage artificiel mais d'une vielle colline érodée.

Aujourd'hui, la caméra HRSC de la sonde européenne Mars Express a réussi à photographier ce site après plusieurs tentatives et le moins que l'on puisse dire, c'est que les images rapportées par la caméra sont tout simplement exceptionnelles. La résolution et la définition sont telles que Cydonia apparaît comme jamais vue auparavant. Avec une résolution au sol de 13,7 m par pixel, cette série d'images fournies des détails significatifs sur l'histoire géologique de la région et démontent, s'il était encore nécessaire, la théorie du Visage martien.

Note

Cydonia est situé dans la région martienne Arabia Terra, dans une zone de transition entre les montagnes méridionales et les plaines nordiques de la planète. Cette transition est caractérisée par des vallées remplies de débris et des monticules isolés de diverses formes et tailles. Quant au 'Visage martien', il se situe dans la région de Cydonia Mensae, par 41° de latitude nord et 12,8° de longitude ouest. Il mesure 2,5 kilomètres de long, 1,5 kilomètres de large et 400 mètres de hauteur.


01.jpg02.jpg
04.jpg05.jpg

 

 

 

 

 

 

publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 1 mars 2008
dd_enhanced_1120a.gifmars-tornade.jpg

Le robot explorateur de la NASA Spirit a réalisé le 26 février 2007 dernier une série d'images d'une tornade de poussière parcourant la plaine martienne.

Depuis trois années qu'il arpente les vastes déserts martiens à l'intérieur du cratère Gusev, Spirit a à la fois subi et bénéficié de ces caprices météorologiques d'un autre monde. Car si ces bouffées de vent chargées de particules abrasives représentent un risque pour les délicats mécanismes du petit véhicule, les techniciens se sont bien vite aperçus qu'elles présentaient aussi l'avantage de nettoyer ses panneaux solaires de la poussière qui s'y accumule jour après jour, ce qui n'est certainement pas étranger à l'exceptionnelle longévité de ces deux engins, prévus à l'origine pour une durée de vie de trois mois.La tornade naît vers la gauche de cette vidéo (ci-dessous), qui a été obtenue par assemblage des images transmises par Spirit. Vers le centre de l'image, la base s'élargit puis semble s'évanouir ainsi que le reste de la colonne. Les scientifiques pensent que le phénomène a rencontré à cet endroit une zone sablonneuse, et a provoqué ce que l'on appelle une "jupe de saltation", qui a pour effet d'étendre la zone d'aspiration de la trombe tout en en réduisant la puissance et en la diluant dans l'atmosphère raréfiée.

L'effet d'accélération observé à la fin de cette vidéo n'est pas réel, et provient de la baisse de fréquence de prises de vues de la caméra.

Les tornades martiennes, aussi appelées "dust devils", ont aussi pour effet de zébrer la surface de la planète au cours de leurs déplacements éphémères. Avant d'être compris, notamment par l'observation in situ, ce phénomène avait beaucoup intrigué les astronomes.

Source:futura-sciences

publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 1 mars 2008
Boston, le 15 Février 2008

 
A l’instar du sel utilisé comme conservateur, les concentrations élevées de minerais dissous dans l'environnement humide primitif de la planète Mars, tel qu’on le connaît grâce aux découvertes du rover Opportunity de la NASA, pourraient avoir empêché le développement ou la survie de toute forme de vie.

Comme le dit Andrew Knoll, un des membres de l'équipe scientifique des rovers, biologiste à l'université de Harvard, « toute eau n’est pas bonne à boire ».

Opportunity et son jumeau Spirit ont abordé leur cinquième année sur Mars le mois dernier, dépassant de loin leur objectif de mission initial de trois mois. A l’occasion d'une réunion à Boston de l'Association Américaine pour l'Avancement des Sciences, des scientifiques et des ingénieurs ont discuté, aujourd’hui, des nouvelles observations effectuées par les rovers, de l’analyse récente de quelques découvertes effectuées précédemment, et des perspectives résultant du succès de ces rovers pour les missions martiennes à venir.

Selon Steve Squyres de l'université de Cornell, investigateur scientifique principal de la mission, « les efforts d’ingénierie qui ont permis aux rovers d’avoir une vie aussi longue ont considérablement augmenté les retombées scientifiques. Les résultats les plus importants de Spirit, tels que les preuves de sources chaudes ou de fumerolles de vapeur, n’ont été obtenus qu’après les trois premiers mois ».

Opportunity a passé les derniers mois à examiner une bande de roches très claires sur le pourtour intérieur du cratère Victoria. Les scientifiques avaient précédemment estimé que ce matériau aurait pu être un fragment de la surface du sol existant juste avant l'impact qui a excavé le cratère. Un examen plus approfondi suggère, selon Squyres, qu’il s’agit en réalité du dessus d’une poche d’eau souterraine.

vue_de_la_couche_lyell_prise_par_opportunity.jpg
Cette vue prise par le MER Opportunity de la NASA montre une couche stratigraphique de roche officieusement appelée « Lyell » qui est la plus basse des trois couches que le rover a examinées dans une bande de roches claires au pourtour intérieur du cratère Victoria.

Credit : NASA/JPL-Caltech/ Université Cornell.







Des expériences menées, sur la base des observations d’Opportunity, à l’aide de simulations informatiques de conditions martiennes dans les temps très anciens permettent aux chercheurs d’affiner les premières évaluations faites sur l’hospitalité aux microbes de la région Meridiani. Les probabilités semblent maintenant plus faibles. Selon Knoll, « au début, nous nous sommes concentrés sur l'acidité, parce que l'environnement martien aurait été très acide. Maintenant, sur la base des minéraux trouvés par Opportunity, nous réalisons que l'eau était également très saline. Ceci rend les possibilités de vie moins probables ».

 « Il est possible que les conditions aient été plus hospitalières au tout début de l’histoire de Mars, avec de l'eau moins saumâtre, mais les conditions postérieures, sur Meridiani et ailleurs, semblent l’avoir été beaucoup moins », dit Knoll. « La vie à la surface de Mars a dû être très difficile pendant les derniers 4 milliards d’années. Nos meilleurs espoirs pour trouver des traces de vie sur Mars subsistent dans des environnements que nous n'avons pas encore étudiés - les plus anciens et le sous-sol ».

Les rovers et les orbiteurs de la NASA actuels, sur et autour de Mars, poursuivent le thème de la recherche de l’eau. Ils déchiffrent le rôle et le destin de l'eau sur une planète dont la différence la plus évidente avec la Terre est la rareté de l’eau. « Nos prochaines missions, Phoenix et Mars Science Laboratory, passeront de la recherche de l’eau à celle de l’habitabilité – pour évaluer si les endroits où il y a eu de l'eau ont connu des conditions convenant à la vie, » dit Charles Elachi, directeur du Jet Propulsion Laboratory de la NASA. « Les missions ultérieures pourront rechercher des traces de vie là où l’on estimera que les conditions permettaient l’habitabilité. »

Elachi fait état des accomplissements de Spirit et d’Opportunity : « Ils ont fonctionné 16 fois plus longtemps que prévu, parcouru une distance 20 fois plus grande que prévu, et, ce qui est le plus important, ils ont trouvé de nombreux témoignages géologiques des effets de l'eau dans les environnements anciens de Mars », dit il. « Nous ne devons pas laisser ces succès nous illusionner sur la facilité de ce type d’exploration. Cinquante ans après le début de l’ère spatiale, nous sommes toujours dans l'âge d'or de l'exploration robotique de notre système solaire, chaque mission étant, d'une manière ou d’une autre, sans précédent, alors que nous repoussons chaque fois les limites du possible. Chaque mission présente de nouveaux défis ».

La sonde Phoenix qui doit atteindre Mars le 25 mai (le 26 en Europe), évaluera l’habitabilité d'un environnement peu profond de sol glacé, plus au nord que n'importe quelle autre site déjà exploré. Cette mission remet à l’ordre du jour des technologies de missions antérieures à Spirit et Opportunity. La mission suivante, avec le rover Mars Science Laboratory, incorporera plusieurs des leçons tirées de l’expérience des rovers actuels, dit son chef de projet, Richard Cook, du JPL : « Le prochain rover sera beaucoup plus grand de façon à pouvoir transporter les instruments nécessaires à la réalisation de ses objectifs, mais il serait ridicule d’envisager de mener la mission Mars Science Laboratory sans tenir compte de l’expérience des MERs ».

Le rover Mars Science Laboratory pèsera environ quatre fois plus que Spirit ou Opportunity. « On ne pourra absolument pas utiliser les airbags à l’atterrissage », dit Rob Manning, du JPL, ingénieur en chef du futur rover. Au lieu de cela, un étage de rétrofusées le descendra jusqu’à la surface au bout d’un câble. Les leçons de Spirit et d’Opportunity seront utilisées quand le rover commencera à se déplacer au sol. « Avec les rovers actuels, nous avons appris que nous pouvons faire confiance à la technologie autonome de navigation à un niveau que nous n'avions jamais prévu, de telle sorte que maintenant nous pouvons l’inclure comme technique éprouvée dans notre conception de mission pour le Mars Science Laboratory », dit Manning.


publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback
Samedi 23 février 2008
C'est en ces termes que Andrew Knoll, biologiste membre de la mission martienne de la NASA concernant les deux robots Spirit et Opportunity, a décrit lors de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science (AAAS) l'état de l'eau liquide qui a pu couler sur Mars dans le passé. En d'autres termes, l'eau qui s'est écoulée sur la planète rouge a pu être impropre à la vie.undefined






































Les robots Spirit et Opportunity ont ainsi reporté de fortes concentrations de minéraux dans le sol martien, ce qui induirait des eaux passées de la planète trop salées, acides et oxydantes, ce qui serait incompatible avec le développement d'une quelconque vie microbienne. Et dans le cas où une vie aurait tout de même pu émerger dans cet environnement, Andrew Knoll note qu'il y a un risque qu'elle ait été éradiquée par un bombardement important de météorites qu'a subi Mars il y a environ 3.9 milliards d'années.

Selon Steven Squyres, principal scientifique de la mission des deux robots de la NASA, dans l'état actuel de Mars la vie ne peut se développer en surface, la planète y étant trop sèche. Si une vie s'y est toutefois développée, c'est dans son sous-sol qu'il faut en rechercher les traces, ainsi que dans l'atmosphère où pourrait se retrouver une faible concentration de gaz issus d'une vie biologique. Des axes d'études à définir au programme des prochaines missions martiennes...
  Sources: National Geographic et AFP
publié dans : MARS
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback

BOUTIQUE

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 
Blog : Consommation sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus