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Vendredi 14 septembre 2007
V391 Pegasi b, telle est le nom de cette exoplanète, est une géante gazeuse de plus de trois fois la masse de Jupiter tournant autour de l'étoile centrale à environ 1,7 unités astronomiques. Cette étoile est passée par le stade de géante rouge caractérisée par une phase d'expansion très importante à laquelle cette exoplanète a manifestement survécu. C'est le destin du Soleil dans environ 5 milliards d'années, époque à laquelle il aura absorbé Mercure, puis Vénus, la Terre se trouvant à la limite de son expansion.

Or cette exoplanète, V391 Pegasi b, devait se situer approximativement à une unité astronomique de l'étoile avant que celle-ci ne devienne géante rouge. Elle témoigne donc de ce qu'il pourrait advenir de la Terre à cette époque lointaine. V391 Pegasi b est agée de 10 milliards d'années et sa température de "surface" est estimée à 200°C.

V 391 Pegasi est une étoile pulsante compacte et c'est en voulant étudier son intérieur par astérosismologie que les chercheurs ont découvert des anomalies dans les fréquences de pulsation ne pouvant s'expliquer que par la présence d'une exoplanète. Les recherches vont maintenant se concentrer sur l'étude des vibrations de l'étoile par astérosismologie pour mieux connaître les propriétés de l'étoile hôte, préciser la nature de cette nouvelle planète et mieux comprendre les scénarios d'évolution du couple étoile-exoplanète.

Cette découverte est publiée dans la revue Nature du 13/09/2007.
  Source: CNRS / INSU
Illustration: © EU - FP6- HELAS Consortium
publié dans : EXOBIOLOGIE
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Mardi 11 septembre 2007
Grâce aux instruments de ROSINA, le satellite Rosetta a déjà découvert des molécules d'eau. Cette sonde cométaire de l'Agence spatiale européenne (ESA) doit être ranimée ce mois de septembre pour valider son bon fonctionnement.

Lancée le 2 mars 2004, Rosetta est régulièrement réveillée tout au long de son périple en serpentin dans le système solaire. En attendant d'atteindre la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko en 2014, et poser son atterrisseur sur la tête de l'astre, elle est non seulement surveillée par le Centre de contrôle de Darmstadt (ESOC) en Allemagne, mais aussi par les scientifiques qui ont élaboré les instruments du satellite.

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"On ne va pas attendre dix ans pour savoir si nos appareils fonctionnent seulement à ce moment-là. Une fois par année, on les mets à contribution pour s'assurer qu'ils seront en état de marche au moment de leur approche vers la comète", rassure Kathrin Altwegg, de l'Université de Berne, responsable des expériences de l'instrument ROSINA embarqué sur Rosetta.


Renifleur de gaz

Sorte de renifleur, cet appareil analysera les gaz qui s'échappent du noyau de la comète. Il permettra de déterminer la composition chimique ainsi que la température de l'atmosphère et de l'ionosphère de Churyumov-Gerasimenko. Les données ainsi recueillies permettront d'obtenir une meilleure compréhension de l'origine des comètes, de la formation du système solaire et éventuellement de l'apparition de la vie. En effet, les astronomes pensent que les comètes contiennent des éléments qui pourraient être les premières briques chimiques qui ont permis à la vie de se développer sur la Terre.

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Graphique qui témoigne de la présence de molécules d'eau autour de Rosetta
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

"On a déjà obtenu des premiers résultats. ROSINA a bel et bien repéré de très petites quantités de molécules d'eau dans l'espace en provenance de la sonde elle-même. Toutefois, on ne peut rien faire de ces indications. Le 27 septembre, nous allons à nouveau mettre à contribution l'instrument pour confirmer qu'il fonctionne toujours. Mais il faudra attendre le survol de l'astéroïde Steins le 5 septembre 2008, pour obtenir des informations plus utiles", précise la professeur.
  Source: ESAIllustrations: ESA et Top-News.ch


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Mardi 11 septembre 2007

(Agence Science-Presse) – Après les bactéries résistantes aux antibiotiques, voici les bactéries résistantes... à la NASA!
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Les locaux ultra-propres, ultra-stériles, ultra-tout quoi, où sont assemblées les sondes destinées à explorer les autres planètes, continuent en effet d’abriter, envers et contre tout, des colonies de bactéries ultra-résistantes. Et si ces bactéries peuvent survivre à ça, elles peuvent peut-être survivre à un voyage vers Mars, admet l’agence spatiale américaine.

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Les échantillons recueillis autant dans les salles stériles du Jet Propulsion Laboratory, en Californie, qu’au Centre spatial Kennedy, en Floride, et au Centre Johnson du Texas, révèlent des microbes capables de résister sans nourriture, à des températures élevées et à des taux d’acidité ou de chlore qu’on aurait jadis cru insupportables pour toutes ces bestioles.

Il existe depuis 1967 un traité international qui pose des règles très strictes pour limiter la contamination extra-terrestre... de là-haut vers nous, mais aussi de nous vers là-haut.

Ce n’est pas la première fois qu’on fait le constat, à la NASA, que l’élimination à 100% des microbes « terrestres » est virtuellement impossible. Mais plus la technologie de détection de ces micro-organismes progresse et plus on s’étonne de ce qu’on y découvre. Au point où les scientifiques n’en sont plus à espérer leur éradication : ils sont passés récemment à l’étape de la recension de ces bactéries (d’où les échantillons recueillis en Californie, au Texas et en Floride), afin de pouvoir les comparer un jour à tout spécimen qui serait éventuellement ramené d’une mission sur une autre planète.

Question de ne pas confondre un « extra-terrestre » avec un « Terrien », aussi microscopique soit-il...

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Mercredi 5 septembre 2007
La vie vient de l'espace
 
La théorie initiale de l'origine de la vie sur Terre, qui s'appuyait sur l'idée simple que la vie s'est formée sur Terre à partir des ressources propres à la planète primitive, est dépassée. Partant de là, les conditions environnementales et climatiques auraient favorisé la formation des composés de plus en plus complexes, les fameuses briques du vivant.

A sa décharge, cette théorie a été formulée alors que nos connaissances de l'Univers étaient des plus limitées. Elles tendaient à nous faire comprendre que les molécules complexes à la base du vivant ne pouvaient pas survivre dans l'espace. Or, ces dernières années des avancées significatives ont été faites. Dans les laboratoires terrestres, d'abord, où les chercheurs ont été capables de simuler l'environnement primitif de la Terre et de mieux comprendre les conditions qui régnaient dans le Système Solaire alors récemment formé. Dans l'espace ensuite où télescopes et sondes cométaires nous ont ouvert une nouvelle fenêtre sur les origines de la vie. La théorie de la panspermie s'affirme alors comme incontournable.

La théorie de la Panspermie

La théorie de la panspermie suggère que la vie vienne de l'espace. Enfouis au coeur des météorites et comètes, les ingrédients de la vie primitive pourraient avoir alors traversé l'atmosphère terrestre sans subir de dommages importants et avoir ensemencé la Terre en quelque sorte.

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8 molécules organiques découvertes dans l'espace interstellaire en août 2006




En scrutant l'espace, les exobiologistes ont découvert que tous les ingrédients de la vie s'y trouvaient. Les argiles, l'eau, les molécules complexes, tout y est. Les silicates hydratés des micrométéorites et autres comètes fourniront l'eau des océans terrestres, dans laquelle leurs espèces volatiles et leurs composés organiques déclencheront inévitablement une chimie prébiotique.

Mieux encore, les dernières données démontrent qu'un apport extraterrestre de matériaux hydraté-carboné pendant les millions d'années qui ont suivi la formation de la planète a probablement induit une diversité surprenante de réactions en chimie prébiotique pour finalement amener les macromolécules douées des propriétés fonctionnelles du vivant (transferts d'informations et catalyses) à s'organiser. On connaît la suite.


La comète Tempel-1

Plus de 2 ans après la collision menée contre la comète Tempel-1, une étude de l'analyse de son noyau et des éjectas qui s'en sont suivis confirmeraient que la vie vient bien de l'espace, de sorte que la Terre pourrait avoir été ensemencée par des particules célestes contenant des êtres vivants, les cosmozoaires. C'est la conclusion à laquelle est arrivée un professeur de l'université en droite la ligne avec la théorie dite de la panspermie rejoignant les résultats de la sonde Stardust qui a découvert à l'intérieur de la comète Wild 2 un éventail de molécules complexes d'hydrocarbures, que l'on suppose être des ingrédients primitifs de la vie.

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Photographies prises par la sonde Deep Impact après la collision de son impacteur sur la comète Tempel-1

Le scientifique en question a découvert un mélange de particules organiques et d'argile à l'intérieur de Tempel-1. Or, une des théories utilisées pour expliquer les origines de la vie s'appuie sur des particules d'argile qui ont agi comme catalyseur, convertissant les molécules simples en structures complexes. Cette équipe de scientifiques suggère également que les éléments radioactifs puissent maintenir l'eau dans sa forme liquide à l'intérieur des noyaux de comètes et ce pendant des millions d'années. De fait on peut parler d'incubateur idéal pour les organismes primitifs de la vie. Les milliards de comètes contenues dans notre Système Solaire et la Voie Lactée contiennent bien plus d'argile que la Terre primitive a pu en contenir.


L'origine de la vie

La théorie de la panspermie n'apporte pas de réponses quant à l'origine de la vie. Elle ne fait que repousser le mystère des origines de la vie, en le déplaçant de la Terre vers l'espace. Si la vie est née avec l'Univers, et qu'elle existe depuis toujours, cela explique sa présence sur Terre, sans pour autant résoudre le problème de son apparition dans l'Univers.

Reste que l'apparition de la vie est un processus extrêmement complexe que l'on ne peut pas résumer en quelques lignes. Chaque étape de la vie est un défi posé aux exobiologistes. Pour l'heure, l'explication de cet avènement s'appuie encore trop souvent sur des théories que sur des observations concrètes.
  Source: techno-science,flashespace.com
Illustrations: Bill Saxton, NRAO/AUI/NSF & NASA
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Vendredi 13 juillet 2007
L’essai raté. 1992: les premières planètes extrasolaires sont découvertes. Déception : elles orbitent non pas autour d’une étoile, mais d’un pulsar nommé PSR B1257+12, une étoile à neutron à forte vitesse de rotation, prodigues en radiations. Les rayons provoquent sur les planètes de fabuleuses aurores boréales, mais aucun être humain ne pourra les y observer. NASA/JPL-Caltech  


La première. 1995, deux astronomes suisses détectent la première planète en orbite autour d’une étoile comparable à notre Soleil. Aussitôt découverte, 51 Pegasi b, parfois surnommée Bellerophon, défraye pourtant la chronique. « Pesant » la moitié de Jupiter, elle évolue pourtant huit fois plus près de son étoile que Mercure, la planète la plus proche de notre Soleil. On appellera donc les planètes similaires à 51 Pegasi b des « Jupiters chauds ». Et ce n’est que la première d’une série de découvertes inattendues. NASA/JPL-Caltech

La voisine. De la taille de Jupiter, cette géante gazeuse tourne autour de l’étoile Epsilon Eridani, ce qui en fait l’exoplanète la plus proche de notre système solaire. Une proche banlieue de la Terre qui se situe tout de même à 10.5 années lumières.

La doyenne. L’âge de cette planète, comparable à Jupiter, est évalué à quelque 13 milliards d’années, ce qui en fait la plus vieille du catalogue des exoplanètes. Nasa G.Bacon
Les égarées. Plusieurs exoplanètes sont elles, dépourvues d’étoiles, flottant librement dans le cosmos. On les appelle des « planemos ». Ici, le système Oph 162225-240515, composé de deux « naines brunes », des astres étranges, soleils avortés, à mi chemin entre l’étoile et la planète. ESA

L’illuminée. Certaines planètes ont en revanche deux voire trois astres. Ainsi, un homme posté à la surface d’un hypothétique satellite de HD 188753 Ab (surnommée Tatooine en hommage à Star Wars) pourrait observer un triple coucher de soleil.

La planète noire. A la surface de HD 149026b règne un enfer de 2.040°C, ce qui en fait la planète la plus chaude de l’univers. Si chaude que les scientifiques pensent qu’elle doit absorber la quasi-totalité de l’énergie de son étoile. A l’œil humain, elle ressemblerait donc à une gigantesque boule de charbon. NASA/JPL-Caltech/T. Pyle (SSC)

La planète « Janus ». Comme le dieu antique, Upsilon Andromedae b a deux visages. Une face subit une nuit éternelle et glaciale (-20 à -230°C). L’autre est brûlée en permanence par son étoile (1.400 à 1.650°C), à la manière de notre Lune qui nous présente toujours la même face. NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (SSC)

La jumelle. Gliese 581c est à ce jour l’exoplanète qui ressemble le plus à la Terre. Selon les premières études, elle pourrait supporter de l’eau liquide, avec une température située en 0 et 40°C. Mais son étoile est une naine rouge, et nul ne sait si la vie pourrait supporter un tel environnement.
             
Source:le figaro
 
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Mercredi 11 juillet 2007
Des astronomes ont utilisé le télescope spatial infrarouge de la NASA, Spitzer, pour découvrir de l'eau dans l'atmosphère de l'exoplanète HD 189733b. C'est la deuxième fois que l'on a confirmation de la présence d'eau sur une planète extrasolaire après Osiris, en avril 2007.

HD 189733b est une géante gazeuse 15 % plus grande que Jupiter découverte en 2005. Elle tourne autour d'une étoile similaire au Soleil (mais un peu plus froide) en un peu plus de 2 jours et située à environ 64 années-lumière dans la constellation du Petit Renard.

La découverte a été faite pendant l'observation d'un passage de la planète devant son étoile (transit). La lumière solaire absorbée par la planète et analysée par Spitzer ne pouvait que s'expliquer par la présence de vapeur d'eau dans son atmosphère dont la température a été mesurée à quelque 2000 °C.
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Et la vie !

Immanquablement, la première question qui vient à l'esprit est de savoir si cette planète est potentiellement habitable. Malheureusement non. La vie, telle que nous la concevons, ne peut pas exister sur cette planète.

Source:2007 © flashespace
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Dimanche 17 juin 2007
L’exoplanète tellurique Glièse 581 c pourrait bien être encore plus favorable à l’apparition et à l’évolution de la vie que l'on ne pensait, si l’on en croit l’astronome Jaymie Matthews de l’University of British Columbia. En étudiant pendant six semaines l’étoile à l’aide du télescope spatial canadien MOST, il a constaté que la luminosité intrinsèque de l’étoile Glièse 581 restait particulièrement stable, même si l’on peut s’attendre à des éruptions violentes de temps en temps de la part d’une naine rouge de ce type. Le climat sur Glièse c n’aurait donc pas subi de modifications importantes en liaison avec des variations de luminosité, même légères, de son étoile. Une condition importante pour permettre à une longue évolution de se produire.

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On se souvient que l’étoile Glièse 581 avait défrayé la chronique en avril 2007 lorsqu’une équipe d’astronomes de l’ESO, comportant entre autres Didier Queloz et  Michel Mayor, avait annoncé la découverte d’une exoTerre baptisée Glièse c se situant dans la zone d’habitabilité de cette étoile.

Les implications sont énormes car la découverte d’une planète susceptible d’abriter une forme de vie seulement à 20.5 années-lumière pourrait  bel et bien signifier que, statistiquement, ce type d’astre et même la vie, n’est pas rare dans la Voie Lactée.

Matthews et son équipe ont donc décidé d’en savoir plus avec le télescope en orbite MOST, qui est l’acronyme anglais de Microvariability and Oscillations of Stars. Afin d’affiner les estimations de la taille de la planète, ils ont mesuré les petites variations  de luminosité se produisant chaque fois que Glièse c éclipsait son soleil tous les 13 jours. Inévitablement, cela les a conduits à surveiller aussi les modifications de la quantité d’énergie lumineuse émise par l’étoile au cours des 6 semaines qu’ont duré les observations.

La luminosité intrinsèque de Glièse 581 n’a varié que de quelques dixièmes, un résultat remarquable !

Bien sûr, il y a encore beaucoup d’inconnues concernant le climat sur Glièse c. Il suffit de comparer Vénus et la Terre pour voir que deux planètes de tailles voisines et situées à des distances comparables du Soleil ont acquis un climat complètement différent. Glièse c pourrait tout aussi bien être une planète océan, ou un enfer. D’autant plus qu’elle est probablement en rotation synchrone avec son étoile du fait des forces de marée gravitationnelles. La planète présenterait donc toujours la même face à son astre. On voit difficilement comment une vie évoluée pourrait alors y survivre. Remarquons toutefois que cette situation, si elle est réalisée, n’a probablement pas été établie pendant la majeure partie de l’existence de l’étoile.

Les caractéristiques des naines rouges et les résultats obtenus avec MOST militent pourtant en faveur d’une étoile plutôt âgée, avec donc des planètes stables sur leurs orbites depuis longtemps. Qui sait donc ce que la prochaine génération de télescopes en orbite, et dédiés à l’astrobiologie, nous révéleront dans peu de temps à propos de Glièse c.
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Zone d'habitabilié et taille de l'étoile (Crédit : ESA).



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Vendredi 8 juin 2007
La zone habitable autour des étoiles est une zone théorique où l'eau peut rester liquide à la surface d'une planète et les conditions physiques (température en particulier) sont compatibles avec l'existence de la vie, du moins sous la forme que nous lui connaissons. En fonction du type de l'étoile et donc de sa luminosité, la distance de cette zone varie. Les étoiles deviennent plus lumineuses avec l'âge, repoussant la zone toujours plus loin. Si une planète évolue trop près de son étoile, la chaleur entraînera l'évaporation de l'ensemble des réservoirs d'eau liquide, au contraire des planètes les plus éloignées recouvertes d'océans et autres retenues d'eau complètement gelée.

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La zone habitable en fonction de la taille de l'étoile





Dans le Système Solaire, on estime que cette zone autour du Soleil s'étend à partir de 0,95 à 1,67 unités astronomiques (UA, la distance moyenne de la Terre au Soleil, soit 150 millions de km environ). De fait, seule la Terre évolue dans cette région. Quant à Mars, elle se situe à la limite de la zone et reste donc un monde gelé. Cependant, d'ici quelques milliards d'années, la zone d'habitabilité s'étendra au-delà de l'orbite martienne de sorte qu'il est tout à fait possible que la vie martienne se développe une nouvelle fois, ou se réveille.
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Les découvertes les plus récentes faites sur Terre mais également sur d'autres mondes du Système Solaire nous amènent à redéfinir ce qu'est la zone habitable du Système Solaire. Aujourd'hui, cette zone n'est plus seulement définie comme la région où l'eau peut rester liquide à la surface d'une planète.

La recherche astrobiologique dans les milieux extrêmes terrestres nous montre que des oasis existent dans les environnements les plus hostiles et ouvrent de nouveaux horizons pour la recherche de la vie sur d'autres planètes. Au-delà de la Terre, Mars et Europe ne sont plus les seules à être considérées comme potentiellement habitables pour des formes de vie (éteintes ou présentes).

Des satellites, tels que Ganymède, Callisto, et Titan, apparaissent comme de nouveaux candidats. Désormais, l'habitabilité peut être considérée à l'échelle d'une planète mais aussi à l'échelle de niches parfois microscopiques, à la surface ou à l'intérieur d'une planète. La vie n'a pas nécessairement besoin de l'énergie du Soleil et peut survivre des kilomètres sous la surface. L'éventail des habitats extrêmes terrestres inclut des environnements acides, alcalins, chauds, froids, hypersalins, soumis à des rayonnements intenses ou à l'aridité. Malgré ces conditions, la vie abonde.

Des environnements analogues existent sur d'autres planètes et l'exploration planétaire de ces 20 dernières années nous fournit une vision complètement nouvelle sur le potentiel de la vie dans notre proche voisinage planétaire. L'étude des milieux extrêmes terrestres nous interroge sur les limites (ou l'absence de limites) de la vie.
  Source: flashespace.com
Illustration: Wikipédia


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Vendredi 11 mai 2007

En 1985, la Nasa exposa des progrès considérables accomplis dans la compréhension du rôle de l’argile dans les processus d’apparition de la vie sur Terre. L’argile possède deux propriétés essentielles à la vie : conserver et transférer l’énergie. Cette énergie inhérente à l’argile peut provenir de la désintégration radioactive des premiers âges de la terre. En utilisant l’énergie emmagasinée, l’argile fonctionne comme un laboratoire chimique où les matières brutes inorganiques sont transformées en molécules plus complexes. Selon le chercheur allemand Armin Weiss, de l’Université de Munich, les cristaux d’argile parviennent à se reproduire d’eux mêmes grâce à un «cristal parent» (phénomène de reproduction primitive). Les «proto-organismes» inorganiques de l’argile semblent servir de modèles, à partir desquels les organismes vivants finissent par se développer.
Selon la chercheuse Lelia Coyne, ces propriétés énigmatiques de l’argile sont dues à la capacité des argiles à piéger et transmettre l’énergie découlant «d’erreurs» dans la formation de leurs cristaux. Ces défauts de leur microstructure servent à «piéger» l’énergie ; c’est à partir d’eux que s’élaborent les schémas directeurs des proto-organismes. C’est donc à cause d’une accumulation d’erreurs chimiques, que l’on devrait la vie sur la Terre. L’argile agit comme un algorithme énergétique qui fait des combinaisons aléatoires du fait de ses défauts jusqu’à trouver une structure complexe stable. Ainsi, du chaos naîtrait l’ordre ce qui explique les propriétés réparatrices et thérapeutiques de l’argile.
La théorie du «creuset d’argile», expliquerait la transition d’éléments chimiques en molécules organiques simples, puis en molécules organiques complexes, enfin de matière inanimée en matière animée.
Cette théorie évoque le récit de la Genèse :
«Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol». En langage courant, la glaise, c’est l’argile. Ce que la Genèse exprime par «Poussière» ou glaise, qui a formé l’homme signifie en réalité argile. L’homme poussière retournant à la poussière, est l’homme d’argile retournant à l’argile, l’usine chimique primordiale de la terre.
On sait à présent que pour servir de catalyseurs dans la formation des chaînes courtes d’acides aminés, les argiles doivent subir des cycles d’humidification et de séchage. C’est ainsi que des algues primitives ont représenté les premières créatures vivantes unicellulaires sur Terre. Elles n’ont pour ainsi dire pas changé depuis des milliards d’années.
On peut donc affirmer que la vie a évolué simultanément sur terre et dans les océans contrairement à ce qu’affirme la science actuelle. Ce fait est étonnamment bien décrit dans les versets bibliques du cinquième jour de la genèse : «Que les eaux grouillent d’êtres vivants et que des oiseaux volent au dessus de la terre contre le firmament du ciel. Ensuite Dieu créa les grands serpents (reptiles) et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent…»
Les oiseaux ne seraient donc pas les descendants des dinosaures (grands reptiles). Cela ne s’explique que si la vie est venue de l’argile et non de la mer comme ce qui est communément admis….
Source : Zécharia Sitchin La planète cachée à l’origine de l’humanité.

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Jeudi 10 mai 2007
carte.jpgPour la première fois, des astronomes ont tracé la carte des températures d'une exoplanète. Visuellement, cette carte risque de vous décevoir mais néanmoins, c'est une vraie performance. Elle a été tracée par des astronomes à partir de mesures de la planète acquises par Spitzer, le télescope spatial de la NASA fonctionnant dans l'infrarouge.

HD189733 b

La planète en question a été découverte en octobre 2005 par une équipe française du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille et de l'Observatoire de Haute Provence. Elle se situe à quelques 60 millions d'années-lumière, près de la constellation du Renard.

HD189733 b, c'est son nom, est plus massive (1,15 fois) et plus grande que Jupiter (1,26 fois). Elle tourne autour de son étoile en seulement 2,2 jours, soit 2 000 fois plus rapide que Jupiter qui tourne autour du Soleil en une douzaine d'années. Il s'agit d'une des périodes orbitales la plus courte connue. Notez que l'étoile HD189733 est visible aux jumelles, située à proximité de la nébuleuse Dumbell M27 bien connue des astronomes amateurs.

De façon surprenante, cette carte montre des températures diurnes (930 ° Celsius) et nocturnes (650 ° Celsius) assez homogènes avec cependant l'existence d'un point chaud. En théorie, les températures de nuit devraient être négatives ou du moins porche du zéro degré, ce qui n'est pas le cas.

Pour expliquer cette particularité propre à cette planète, les astronomes pointent du doigt l'existence de vents extrêmement violents, soufflant à quelque 9700 km/h ! Ils joueraient un rôle majeur dans le réchauffement des régions plongées dans la nuit. la planète est tout simplement entourée d'un courant d'air très chaud qui n'a pas le temps de se refroidir la nuit.

Le télescope spatial Spitzer

Le télescope spatial Spitzer a été placé sur orbite le 25 août 2003 par une fusée Delta II de Boeing depuis la base américaine de Cap Canaveral (Centre spatial Kennedy). D'une durée de vie opérationnelle d'au moins 2 ans et demi, et portée à 5, Spitzer complète la gamme des grands télescopes spatiaux de la NASA que sont Hubble, Chandra et Compton (désorbité en 2000).

Le télescope est doté d'un miroir de 85 centimètres et de trois instruments à refroidissement cryogénique : une caméra fonctionnant dans le proche et moyen infrarouge, un spectrographe permettant d'analyser l'ensemble des longueurs d'ondes de l'infrarouge et un photomètre pour la collecte d'informations sur la gamme d'infrarouge lointain.

Depuis son orbite héliocentrique, dos au Soleil, il étudie la notamment la formation des étoiles et des planètes. Il observe l'Univers comme il était il y a des milliards d'années et aide les scientifiques à déterminer la façon et le moment dont les premiers objets se sont formés, ainsi que leur composition. Spitzer est capable de découvrir des objets jamais observés auparavant car occultés par la poussière interstellaire comme les étoiles et les galaxies les plus lointaines. Il observe les objets les plus froids du Système Solaire (planètes externes, astéroïdes et autres petits corps) et les disques de poussière présents autour de jeunes étoiles (disque proto-planétaire).

Crédits NASA / JPL-Caltech / Harvard-Smithsonian CfA
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