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Jeudi 14 février 2008
Pour la première fois, des astronomes ont détecté du méthane dans l'atmosphère d'une exoplanète connue pour posséder de la vapeur d'eau. Cependant, si sur Terre ce gaz est un marqueur de la vie, il y a aucune chance pour qu'elle existe sur cette planète.

Explications

Les astronomes ont utilisé le Télescope spatial Hubble pour observer la planète géante HD 189733b, légèrement plus massive que Jupiter et située à 63 années-lumière de la Terre. La vie n'est pas possible parce que la planète est bien trop proche de son étoile, plus proche que ne l'est Mercure du Soleil.

Autrement dit, les températures de surface et celles relevées dans son atmosphère atteignent les 700 °C. Les scientifiques sont bien embêtés pour expliquer la présence de cette molécule organique. Des procédés chimiques mal compris pourraient être responsables de concentration de méthane dans les régions les plus froides de l'atmosphère, voire le générer. Une autre hypothèse serait que cette atmosphère soit très riche en carbone.

Ce qui est rageant, c'est que cette combinaison d'eau et de molécules organiques riches en méthane peut très bien donner naissance à une forme de vie primitive si elle s'était trouvée dans un environnement moins hostile !. Sur Terre, les molécules organiques sont les briques de la vie et des expériences ont montré la faisabilité de la 'chose' à partir de méthane. Certains scientifiques s'interrogent si, quelque part dans l'Univers, une vie à base de méthane et non pas de l'eau est concevable.

Système Solaire

Dans le Système Solaire, plusieurs planètes sont connues pour posséder des concentrations de méthane, élevées pour certaines et à l'état de trace pour d'autres.

Sur Terre, le méthane est le composant principal du gaz naturel. C'est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il est fabriqué par des bactéries méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobies c'est-à-dire sans oxygène.

Sur Titan, il est le deuxième élément le plus abondant. Il s'y trouve partout. Dans l'atmosphère, mais également sous forme de vastes réservoirs sur sa surface. Il est nécessaire au bon fonctionnement de l'épaisse atmosphère de Titan et proviendrait de cages moléculaires (les clathrates) datant de la formation de Titan, ou se formant continuellement à l'intérieur.

Sur Mars, bien que la quantité découverte soit somme toute assez dérisoire, environ 10 particules par million de particules (PPM) dans l'atmosphère, les conditions martiennes font que ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit générer au moins 150 tonnes chaque année.

La présence de méthane peut s'expliquer par une activité volcanique ou hydro thermique. Sous la surface, il pourrait exister une activité chimique où le méthane serait le résultat de l'activité volcanique avec de l'eau et le basalte. Toutefois, aucune sonde en orbite autour de la planète Mars n'a jamais détecté le moindre signe de telles activités. Reste l'hypothèse la plus fascinante, celle de la présence d'une forme de vie, le méthane étant un marqueur biologique. Le méthane serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz.

Enfin, il n'est pas exclu, mais cela nous apparaît peu probable que le méthane proviendrait d'une comète qui se serait écrasée il y a quelques centaines d'années.
Source:flashespace.com
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Vendredi 28 décembre 2007
Le satellite CoRoT fête son premier anniversaire. Lancé par une fusée Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour le 27 décembre 2006, il a commencé à collecter des données scientifiques le 2 février 2007. Quel est le bilan après plus de 300 jours d'observations ?

CoRoT, pionnier dans la précision et la durée des données

CoRoT observe un très grand nombre d'étoiles de façon ininterrompue et mesure de façon très précise les variations de la lumière émise par chacune d'elles. À chaque série d'observations, environ 12 000 courbes de lumière sont ainsi obtenues. CoRoT mesure ces courbes sur des durées allant jusqu'à 150 jours et de manière pratiquement ininterrompue. Il s'agit en cela d'une première mondiale.

CoRoT est capable de mesurer ces variations au millionième près. En d'autres termes, si CoRoT observait le million d'ampoules qui brillent à Noël sur les Champs-Élysées, il pourrait s'apercevoir que l'une d'entre elles clignote. Cette précision tout à fait inédite permet à CoRoT de nous révéler que les étoiles ont des comportements d'une très grande diversité. CoRoT conduira très certainement à une nouvelle classification des étoiles.
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Le 10 décembre dernier, une première série de données obtenues par CoRoT a été mise à la disposition de la communauté scientifique française, ainsi qu'à celles des partenaires du projet (Agence spatiale européenne, Brésil, Allemagne, Autriche, Espagne, Belgique). Elles travaillent actuellement à leur analyse. De nouvelles livraisons auront lieu au fur et à mesure des observations, la prochaine étant programmée pour février 2008.


Une mine d'informations pour la "sismologie stellaire"

À ce jour, 30 étoiles ont été observées dans le champ "sismologie" pendant des durées allant de 20 à 150 jours. Ce sont des objets très divers, allant d'étoiles aux caractéristiques proches du Soleil à des étoiles beaucoup plus massives ou beaucoup plus vieilles.

Malgré un traitement encore préliminaire, les données révèlent des résultats très excitants. - La recherche d'oscillations de type solaire constitue l'une des pierres angulaires de la mission CoRoT. Et ces oscillations ont déjà été détectées dans deux étoiles analogues au Soleil, une première fois dans HD49933, puis dans HD181420. Ces oscillations ont de très faibles amplitudes ainsi que des temps de cohérence (durée pendant laquelle on voit l'oscillation individuelle d'une étoile) courts, ce qui rend leur détection et leur mesure plus difficile que prévu.



Découverte d'une deuxième exoplanète: CoRoT-exo-2b

Pour détecter une véritable exoplanète l'observation d'un "transit" par l'instrument CoRoT est insuffisante. En effet, d'autres phénomènes peuvent mimer un transit planétaire. Il faut confirmer la détection par CoRoT grâce à des observations au sol. Et même si CoRoT montre la voie, il doit patienter pour annoncer des découvertes d'exoplanètes et accepter le rythme dicté par la capacité à mettre en oeuvre les grands télescopes de par le monde.

Au printemps 2007 (voir Communiqué de presse du 3 mai 2007) CoRoT a découvert une première exoplanète, appelée CoRoT-exo-1b. Au cours de sa troisième série d'observation (voir encadré), deux semaines ont suffi pour alerter les spécialistes du programme exoplanète sur le "transit" de CoRoT-exo-2b devant son étoile. La procédure de confirmation a été immédiatement mise en place avec l'analyse des données "au fil de l'eau", permettant d'augmenter la cadence des mesures. Dans le même temps, le consortium d'observation au sol de CoRoT a organisé les observations aux spectrographes SOPHIE à l'Observatoire de Haute Provence et HARPS au télescope de 3,60 m à l'Observatoire européen austral à la Silla, au Chili. Elles ont permis de confirmer qu'il s'agissait bien d'une planète et de mesurer sa masse.

L'étoile parente de CoRoT-exo-2b est comparable au Soleil, légèrement plus petite et plus froide que lui, mais bien plus active. Elle est située à environ 800 années lumières dans la direction de la constellation du Serpent. CoRoT-exo-2b est une planète géante, 1,4 fois plus grosse et 3,5 fois plus massive que Jupiter. Sa densité moyenne (1,5 g/cm3) est aussi un peu plus élevée que celle de Jupiter. Cette planète très massive tourne autour de son étoile en un peu moins de 2 jours (1,74), à une distance équivalente à 6 fois le rayon de cette étoile.



La durée de cette observation atteint 140 jours. La courbe de lumière contient 78 transits de la planète sur le disque de son étoile, un nombre record à ce jour en comparaison avec les observations au sol hachées par l'alternance jour/nuit. La précision photométrique est également sans précédent et constante sur toute la durée d'observation. Elle atteint 160 millionièmes sur une pause de 2,5 minutes, une valeur tout à fait inaccessible avec des instruments au sol. Cette courbe de lumière contient aussi beaucoup d'informations sur l'étoile elle-même. Elle montre des modulations périodiques qui sont très probablement la signature de sa rotation qui varierait de l'équateur aux pôles. C'est une éclatante démonstration des performances de CoRoT, et de l'impact que cette mission va avoir pour la compréhension de l'activité des étoiles et la connaissance des planètes extrasolaires.

Ces découvertes (CoRoT-exo-1b et CoRoT-exo-2b) sont décrites dans trois publications soumises dans des revues à comité de lecture dans les jours qui viennent. Mais déjà une quarantaine de courbes de lumière contiennent des signaux de possibles planètes. Elles font actuellement l'objet d'observations au sol pour confirmer leur nature. Parmi cette liste, deux candidats sont particulièrement prometteurs: une planète deux fois plus petite que Saturne et une planète de taille jovienne mais de densité inhabituelle...


Les champs d'observation de CoRoT

CoRoT a observé 4 régions du ciel soigneusement sélectionnées: - d'abord une zone en direction de la constellation de la Licorne pendant 60 jours ; - puis deux zones dans la direction opposée, vers la constellation du Serpent, l'une pendant une courte période (26 jours), suivie d'une autre d'une très longue période (150 jours) ; - à nouveau en direction de la Licorne, il pointe actuellement une autre zone pour une très longue durée.
  Source: CNRS/INSU
Illustrations: © CoRoT
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Jeudi 13 décembre 2007
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Mercredi 12 décembre 2007
Après 12 jours passés en orbite, la capsule FOTON a touché le sol kazakh le 26 septembre 2007 en rapportant intactes les 43 expériences scientifiques qu’elle avait emportées. Des échantillons d’expériences européennes menées par des exobiologistes français ont depuis regagné leur laboratoire d'origine. Les premières analyses sont en cours.

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Des météorites artificielles
   
- 3 échantillons de roches, dont 2 de roches sédimentaires, avaient été incrustés dans le bouclier thermique de FOTON. Lors du retour de la capsule sur Terre, en entrant dans l'atmosphère ces roches ont subi des conditions d’échauffement et d’environnement semblables à celles rencontrées par toute météorite arrivant sur notre planète.
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Les porte-échantillons contenant les roches exposées à la rentrée atmosphérique sont bien visibles. L'un d'eux a été arraché avec sa pierre durant la rentrée. A droite, détail d'une des roches, fusionnée par la chaleur.


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- « Tout est parti d'une interrogation, explique Frances Westall, responsable de l'expérience au CNRS d'Orléans : Pourquoi ne retrouve t-on pas de météorites sédimentaires sur Terre ? Est-ce que ces roches se désintègrent avant d'arriver au sol, ou est-ce qu'on ne sait pas les reconnaître ? ».

De telles météorites auraient pu importer sur Terre des molécules organiques ou même, éventuellement, des organismes extra-terrestres. Les premiers résultats sont encourageants; sur les 3 roches envoyées en orbite, les 2 roches sédimentaires ont résisté.
Des micro-organismes incorporés dans ces météorite artificielles sont eux aussi revenus sur Terre... carbonisés mais préservés, « un peu à l'image des habitants de Pompéi ».


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Coup de soleil pour des molécules organiques
   
- FOTON a également rapporté sur Terre 120 petites boites vitrées, contenant des dépôts solides ou des mélanges gazeux concoctés, sous la direction d'Hervé Cottin, par le Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques de l’université Paris XII.

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- Pendant la mission, les molécules organiques ont été soumises au rayonnement ultra violet du Soleil.
Bien qu’ils soient très énergétiques ces rayons, stoppés par l’atmosphère, n’atteignent pas le sol.
« Nous allons maintenant étudier l'évolution et la dégradation de ces molécules, calculer la proportion de molécules dégradées et récupérer les produits de ces dégradations », explique Hervé Cottin.

Les chercheurs simulent de cette façon les réactions chimiques qui se produisent sur les comètes, dans l'atmosphère de Titan ou à la surface de Mars. Pour Hervé Cottin, « mieux connaître la nature et l'évolution de la matière organique dans ces environnements nous fournira de nouveaux indices pour comprendre l'origine de la vie sur Terre et éventuellement pour la recherche de traces de vie extra-terrestre ».
Source:cnes
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Lundi 26 novembre 2007
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52049.htm

Des astronomes de San Francisco State University et de Berkeley viennent de découvrir une 5ème planète en orbite autour de l'étoile 55 Cancri qui constitue désormais le plus grand système planétaire connu hors système solaire. Cette étoile située à 41 années-lumière dans la constellation du Cancer aurait des caractéristiques similaires à notre soleil et présente un système de planètes d'une richesse et d'une variété comparable au notre.

La planète qui vient d'être découverte -d'une orbite de 260 jours- se situe d'ailleurs en zone "habitable" c'est-à-dire à une distance de l'astre dont la température permettrait la présence d'eau liquide. Selon l'astronome Debra Fisher, une éventuelle lune orbitant autour de cette planète gazeuse pourrait très bien présenter une surface rocheuse et des étendues d'eau liquide. Cette découverte a été le fruit d'une analyse de 320 mesures Doppler du système depuis des observatoires de Californie et d'Hawaï (Lick et W.M. Keck) et représente une avancée marquante vers la découverte de planètes et de vie similaires à la notre.

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Samedi 10 novembre 2007
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Les géantes de Cancri

Visible à la jumelle, l’étoile Cancri 55 est située à 41 année lumières de la Terre, dans la constellation du Cancer. Elle a à peu prés le même age et la même masse que le soleil. Quatre planètes avaient déjà été détectées dans le système Cancri 55 : trois géantes sur des orbites plus proche de l’étoile que Mercure ne l’est du Soleil et une planète quatre fois plus grosse que Jupiter beaucoup plus éloignée. Aucune de ces 4 planètes ne peut héberger la vie.

 
45 fois la masse de la Terre

La nouvelle planète, baptisée Cancri 55f, orbite à une distance de 117 millions de km de son étoile ; ce qui, dans notre système solaire, la placerait entre Venus et la Terre. Bref, pile dans la zone habitable de l’étoile, là où l’eau peut être liquide. Seul problème : selon les calculs des chercheurs, Cancri 55f a une masse de 45 fois la Terre, ce qui en fait probablement une planète gazeuse peu propice aux formes de vie que nous connaissons.

 
Lune vivante ?

Mais la planète, dont la taille est comparable à Saturne, a probablement des satellites qui, moins massifs, pourraient réunir les conditions favorables à la vie. Toutefois Geoffrey Marcy précise que son équipe n’a pour l’instant pas la moindre preuve qu’il existe des lunes autour de Cancri 55f. Il explique également que pour que la gravité de telles lunes soit suffisante pour « retenir » une éventuelle eau liquide, celles-ci devraient être aussi massives que Mars. Or, on n’a jamais découvert d’aussi gros satellites dans le système solaire…

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Source:20Minutes.fr
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Jeudi 8 novembre 2007
Des astronomes ont annoncé mardi 6 novembre avoir découvert une cinquième planète orbitant atour d'une étoile semblable au Soleil située à 41 années-lumière de notre système solaire. Il s'agit du premier système confirmé de cinq exoplanètes en orbite autour d'une même étoile.

La nouvelle planète orbite autour de l'étoile 55 Cancri dans la constellation du Cancer. Si elle se trouve dans la zone dite "habitable" de l'étoile, où les conditions sont réunies pour la présence d'eau et des températures douces, la planète ressemblerait plus à Saturne qu'à la Terre, et ne devrait donc pas abriter la vie.

Les scientifiques n'excluent cependant pas de découvrir dans ce même système, au fur et à mesure des progrès technologiques, une planète semblable à la Terre.

"C'est un système qui semble bondé de planètes", a déclaré une des astronomes ayant réalisé la découverte, Debra Fischer, de l'Université publique de San Francisco.

La nouvelle planète est la quatrième sur cinq en partant de 55 Cancri. Sa masse est environ 45 fois inférieure à celle de la Terre, et son orbite est de 260 jours.

A ce jour, les astronomes ont découvert quelque 250 exoplanètes, soit des planètes en orbite autour d'autres étoiles que notre Soleil. L'étoile 55 Cancri détient le record des planètes confirmées autour d'elle, et seule une autre étoile en possède quatre.

Les résultats de ces dernières recherches, qui ont été financées par la NASA, la Fondation américaine pour les sciences naturelles et l'Université de Californie, seront publiés prochainement dans la revue "Astrophysical Journal".
Source:choc

Sur le Web :
NASA
Lick Observatory
W.M. Keck Observatory
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Lundi 5 novembre 2007
L'Univers porte en lui l'espérance de la vie. En douze ans, plus de 200 planètes ont été découvertes en dehors de notre système solaire. Parmi elles : Gliese 581c, décelée il y a quelques mois et potentiellement habitable (Le Monde du 26 avril). "Notre seule galaxie - et il en existe des milliards - contient 200 à 300 milliards d'étoiles, et tout laisse penser que nombre d'entre elles sont, comme notre Soleil, environnées de planètes", ajoute Yves Sillard. Ancien directeur général du CNES et ancien directeur général de l'armement, il souligne que "l'objectif du satellite français Corot lancé fin 2006, qui sera suivi, dans deux ans, du satellite américain Kepler, est de mettre en évidence l'existence de telles planètes autour des étoiles les plus proches de notre galaxie". Autant de nouveaux espoirs pour ce scientifique, qui n'a pas craint de diriger récemment un ouvrage collectif sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés. En effet, ce serait bien le diable si l'une de ces planètes ne portait pas, au moins, quelques traces de vie passée...

 



 
Pour les exobiologistes comme André Brack, une telle découverte marquerait une étape décisive.









"L'existence d'un deuxième exemple d'apparition de la vie dans l'Univers suffirait pour démontrer que ce processus n'est pas unique", souligne-t-il. Mais de quelle vie s'agira-t-il ? Sera-t-elle plus ou moins évoluée que sur Terre ? Saurons-nous la reconnaître, pourrons-nous communiquer avec elle ?

La création de l'Univers remonte à 13,7 milliards d'années. Notre système solaire, lui, est né il y a 4,4 milliards d'années. "Entre ces deux dates, de nombreuses planètes équivalentes à la nôtre ont pu être le siège de l'apparition de bactéries capables d'évoluer vers des systèmes intelligents", poursuit le chercheur. De plus, la vie sur Terre n'est pas apparue tout de suite, mais environ un milliard d'années après sa formation. L'existence de civilisations très avancées car très antérieures à la nôtre est donc plausible. "Il n'est pas impossible d'imaginer que la vie soit apparue sur quelques-unes des planètes extrasolaires avec dix siècles, cent siècles, voire mille siècles d'avance sur ce qui s'est passé sur Terre", renchérit Yves Sillard. Pour favoriser une rencontre du troisième type, deux pistes s'offrent alors à nous. Chacune présentant toutefois quelques obstacles.

La première concerne la recherche active d'une intelligence extraterrestre aussi supérieure que lointaine. L'étoile extra-solaire la plus proche de nous étant située à 4,4 années-lumière de la Terre, et celle dont dépend Gliese 581c à 20,5 années-lumière, un message émis par radio (se propageant donc à une vitesse proche de celle de la lumière) mettrait respectivement 4,4 et 20,5 années pour atteindre la civilisation qui s'y trouverait. Au mieux, la réponse arriverait donc neuf ans après la question.

Ces difficultés n'ont pas découragé les promoteurs de plusieurs projets, tel le programme américain SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) qui guette les manifestations extraterrestres depuis le radiotélescope portoricain d'Arecibo. Mais sans résultat pour le moment. On rêve aux premières phrases de cette nouvelle d'Italo Calvino, tirée de Cosmicomics (1965) et intitulée Les Années-lumière : "Une nuit, j'observais comme d'habitude le ciel avec mon télescope. Je remarquai que d'une galaxie distante de cent millions d'années-lumière se détachait un carton. Dessus, il était écrit : JE T'AI VU..."

Faut-il alors se rendre sur place ? "Pour un être humain, il est envisageable dans un avenir à moyen terme, en touchant les limites imposées par la physique, d'atteindre une vitesse dix fois inférieure à celle de la lumière, soit 30 000 km par seconde", précise Yves Sillard. D'où un voyage de 44 ans pour rejoindre la planète extrasolaire la plus proche, et deux siècles pour rallier Gliese 581c. "Bien sûr, la durée des missions dépassera celle de la vie humaine", ajoute ce polytechnicien, que le défi ne semble pas du tout rebuter. "Ce seront les descendants des membres des équipages qui parviendront à destination. Mais ce n'est pas du tout impossible." A condition, bien sûr, de vraiment le vouloir.

La seconde option inverse la contrainte du voyage. Des extraterrestres, dont la civilisation serait très largement en avance sur la nôtre, pourraient avoir réussi à aller plus vite que la lumière, ou bien à courber l'espace-temps - les deux seuls moyens que nous puissions imaginer, dans l'état actuel de nos connaissances théoriques, pour réduire la durée des vols spatiaux. Dès les années 1950, le physicien Enrico Fermi avait énoncé le paradoxe découlant de cette hypothèse : si des extraterrestres sont en mesure de venir jusqu'à nous, nous devrions les voir. Or nous ne les voyons pas... Et l'existence même des vaisseaux spatiaux qui les auraient menés sur Terre reste très hypothétique.

Non pas que les témoignages fassent défaut. Au contraire. Depuis que le CNRS a créé en 1977, malgré le scepticisme de la communauté scientifique, le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), ils ne cessent d'affluer. Jacques Patenet, directeur actuel du Geipan, note que 2 600 cas d'observations ont été enregistrés en France dans les trente dernières années, dont 460 sont considérés comme des phénomènes aérospatiaux non identifiés. Parmi eux, dans 10 à 20 cas, il y a selon ces experts une "très forte présomption" de l'intervention d'un objet matériel tel qu'un vaisseau. Cela se traduit par des traces sur le sol et la végétation qui pourraient avoir été laissées par un atterrissage, la détection de l'objet sur les écrans des radars, ou encore l'observation, par des pilotes, de comportements "intelligents" de l'ovni.

Pourquoi, alors, aucune trace physique de ces visiteurs n'a-t-elle jamais été retrouvée ? "Avec nos moyens actuels d'analyse, nous serions pourtant en mesure de certifier - ou non - l'origine extraterrestre de ces phénomènes", regrette André Brack. Le sociologue Pierre Lagrange, spécialiste des parasciences, stigmatise l'anthropomorphisme qui marque souvent les investigations en matière d'ovnis. Alors qu'on les imagine petits, verts, ou plus ou moins monstrueux, les extraterrestres, s'ils existent, sont peut-être infiniment différents de nous...

"Plus ils seront capables de maîtriser leur environnement, plus ils seront éloignés de nous à la fois par la culture, la science, la biologie et sans doute le physique", estime-t-il. Cela ne les empêcherait pas forcément de prendre l'initiative et, forts de leur avance, de trouver le moyen de communiquer avec nous. Mais encore faudrait-il qu'ils trouvent un intérêt quelconque à ce dialogue... "Nous pouvons très bien être le babouin de quelque anthropologue extraterrestre, dont nous ne sommes pas près de comprendre le programme de recherche !", suggère le sociologue. Nos scientifiques eux-mêmes ont-ils véritablement envie de communiquer avec les abeilles ou les fourmis, ou seulement de les étudier ?

Si nous voulons espérer, à l'avenir, nous sentir moins seuls dans l'Univers, sans doute faut-il donc compter avant tout sur nos propres facultés d'observation. Et les développer. "Sur Terre, chaque fois que nous avons été confrontés à d'autres civilisations, nous ne les avons pas comprises", rappelle Pierre Lagrange. Il existe pourtant bien peu de différences entre nous et les Aborigènes d'Australie ou les Indiens d'Amazonie. Dans ce contexte, se demande-t-il, "serait-on capable de voir et de reconnaître des civilisations issues de formes de vie pouvant avoir pris des directions totalement différentes de la nôtre ?" C'est là toute la question.
Source:le monde

 



 
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Mercredi 26 septembre 2007

Il n’y a pas que les aliens qui prolifèrent dans les vaisseaux spatiaux, les bactéries terrestres aussi. Selon la revue New Scientist, des chercheurs viennent de montrer que des lignées de salmonelles cultivées dans l’espace ont subi plusieurs mutations génétiques qui les ont rendues beaucoup plus pathogènes.

167 mutations en 12 jours

En septembre 2006, à l’occasion d’un vol spatial de 12 jours, Cheryl Nickerson et ses collègues de l’Université de l’Arizona ont confié à l’équipage de la navette Atlantis des cultures de la bactérie pathogène Salmonella typhimurium. Au retour, 167 gènes de la bactérie avaient muté. De plus, inoculées à des souris, ces salmonelles de l’espace se sont révélées trois fois plus mortelles que les salmonelles restées sur Terre.

L'espace plus fort que le SIDA?

Une découverte inquiétante pour les éventuels candidats à un (long) voyage vers Mars. En effet, on s’est aperçu que les séjours prolongés en apesanteur inactivent en grande partie le système immunitaire humain. Une salmonelle bénigne transportée par les astronautes à l’embarquement pourrait par exemple muter, devenir plus virulente et ravager un équipage à l’immunité affaiblie.

Un gène dangereux

Heureusement, Nickerson et ses collègues ont aussi mis en évidence un moyen de limiter le risque d’adaptation malfaisante. Ils ont découvert que les mutations observées chez les salmonelles cultivées en apesanteur ou en microgravité dépendent de la présence, ou non, d’un gène unique appelé hfq. Dans les lignées dépourvues de ce gène, aucune mutation pathogène n’a été observée.

En étudiant ce phénomène, les chercheurs espèrent pouvoir mettre au point des stratégies efficaces pour réduire le risque d’apparition de maladie infectieuse durant un voyage spatial.

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Mardi 18 septembre 2007

La recherche de vie extraterrestre, dans le Système Solaire mais également au-delà, a de cela fascinant qu'elle ne laisse personne indifférente. Que ce soit les scientifiques, les théologiens ou les amateurs éclairés, tous ont une bonne raison que cette recherche aboutisse. On aimerait tant que la vie sur Terre ne soit pas le fruit d'un fantastique hasard mais au contraire, un processus courant dans l'Univers.

Les scientifiques y voient là l'unique moyen de remonter à nos Origines. Tous les indices de la vie primitive terrestre au-delà de 3,5 - 3,8 milliards d'années, ont été effacés par la tectonique des plaques et les convulsions multiples de la croûte terrestre. Sur Terre, les informations contenues dans les fossiles ne vont pas au-delà de cette période ce qui est un frein à nos connaissances.

S'il ne fait aucun doute que la recherche de la vie extraterrestre doit s'appuyer avant tout sur la vie terrestre basée sur la chimie du carbone dans un solvant, l'eau, ne mettons pas de côté le fait que la vie ait pu prendre un chemin différent. Dans un précédent article, La recherche d'une forme de vie extraterrestre doit passer par la recherche d'anomalies, nous abordions un peu ce sujet d'une vie analogue.

Les dernières avancées en biologie et biochimie montrent qu'il est possible que la vie apparaisse sous des formes différentes de la nôtre. Cela signifie que la biochimie et la biologie moléculaire terrestres ne sont certainement pas les seuls processus à favoriser l'émergence d'une forme de vie. De fait, le processus moléculaire à l'origine de la vie sur d'autres planètes pourrait très bien être différent de ce que la Terre a connu très tôt après sa formation. Nous savons que la versatilité de la chimie organique a cela de remarquable qu'elle offre de multiples solutions fondamentales pour l'émergence du vivant.

Partant de là, les scientifiques devraient élargir leur recherche de la vie à des formes de vie étranges, c'est-à-dire ne s'appuyant pas sur les mêmes caractéristiques que la vie terrestre, à savoir de l'eau comme solvant, un métabolisme basé sur le carbone, un système moléculaire capable d'évolution et une capacité de consommation, transformation et stockage d'énergie ou de masse avec son environnement.

Autre voie à explorer, la détection d'organismes ayant une biochimie alternative à la nôtre. Aujourd'hui, on sait que les briques de la vie terrestre ne sont pas les seuls éléments capables de soutenir des phénomènes identifiés comme des organismes vivants Ces découvertes rendent possible l'existence de formes de vie différentes que celles qui s'épanouissent sur la Terre.

L'exemple de l'eau

Aujourd'hui, tout le monde sait que l'eau est l'élément sans lequel la vie n'est pas possible. Cela limite de fait nos recherches dans le Système Solaire aux seuls endroits où l'on pense qu'elle a pu couler sous forme liquide, comme sur Mars, par exemple ou bien se trouve dans de grands réservoirs, comme c'est certainement le cas sous la surface de quelques lunes de Jupiter ou de Saturne. Mais, sachez que d'autres liquides comme l'ammoniaque ou le Formamide sont à même d'avoir le même rôle de solvant mais par une biochimie différente.

Si l'on va au bout de ce raisonnement, on peut donc classer Titan comme une cible prioritaire pour découvrir une forme de vie étrange en raison de la présence vraisemblablement d'une mixture d'eau et d'ammoniaque.

Environnements terrestres extrêmes

La recherche d'une forme de vie étrange pourrait être facilitée par une meilleure compréhension des environnements extrêmes de la Terre. Il s'agit de milieux naturels réputés stériles mais connus pour abriter des organismes complexes. En comprenant mieux la vie sur Terre et sa faculté à s'adapter à ces régions, les scientifiques auront une image plus claire pour rechercher sur d'autres objets du Système Solaire des organismes vivants où les conditions nécessaires ont pu être réunies ou peuvent l'être encore aujourd'hui comme c'est le cas sur Mars.

Avant d'examiner le potentiel d'une planète extrasolaire à développer une forme de vie, nous devrions d'abord étudier les limites du vivant sur notre propre planète. Les tolérances dans les conditions extrêmes sur Terre où la vie perdure sont beaucoup plus larges que ce que nous pensions auparavant. De récentes recherches ont mis en évidence que des micro-organismes se sont montrés remarquablement souples dans le choix de leur cadre de vie. Ces micro-organismes prospèrent dans des environnements aussi extrêmes que des réacteurs nucléaires aux surfaces complètement gelées. Les sources thermales tapies aux fonds des océans ont souvent été considérées comme l'origine de la vie sur Terre. La plupart de ces conditions extrêmes se retrouvent sur la planète Mars ou encore sur certaines lunes de Jupiter comme Callisto et Europe.

Il est tout aussi intéressant de nous demander pourquoi certains environnements terrestres n'ont apparemment pas suffi pour l'émergence et l'évolution en toute quiétude d'une forme de vie. Cette étude pourrait nous renseigner sur les signatures chimiques et morphologiques d'environnements qui diffèrent considérablement de ceux de la Terre et notamment de la part de planètes beaucoup plus massives.

La vie terrestre
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La vie se définit comme une information complexe et codée qui peut se répliquer, cette réplication devant se faire avec parfois des erreurs pour permettre l'évolution. Or, on n'a pas trouvé de meilleur support d'une information complexe que les chaînes carbonées de la chimie organique. On peut songer à plusieurs autres supports (des cristaux par exemple) mais aucun n'a la richesse des chaînes carbonées qui permettent des combinaisons à l'infini. La chimie du Silicium, par exemple, est très loin d'être aussi riche. De fait, on ne trouve comme grosses molécules dans le milieu interstellaire de notre Galaxie ou de galaxies très distantes, que des chaînes carbonées.

Selon la NASA, est vivant tout système délimité sur le plan spatial par une membrane semi-perméable de sa propre fabrication et capable de s'auto-entretenir, ainsi que de se reproduire en fabriquant ses propres constituants à partir d'énergie et/ou à partir d'éléments extérieurs. La vie terrestre nécessite la présence conjuguée de quatre facteurs. De l'énergie, généralement sous forme de rayonnement stellaire, le carbone, habituellement sous forme de CO, de l'eau à l'état liquide, qui est à la base de la vie, enfin un certain nombre d'éléments chimiques, principalement de l'azote, du phosphore et du soufre.

En s'appuyant sur ces 2 définitions on gardera à l'esprit que si la vie extraterrestre existe, il y a une très grande probabilité qu'elle se base également sur l'eau et la chimie du carbone. D'une part l'eau est une molécule très courant dans l'Univers tout comme cette chimie. Les observations les plus récentes de l'Univers ont révélé que les ingrédients de la vie se trouvent un peu partout dans l'Univers de sorte que l'on peut raisonnablement penser qu'un processus similaire au nôtre s'est déclenché quelle part autour d'une autre étoile.
Source:flashespace
publié dans : EXOBIOLOGIE
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